Église Saint-Joseph de Dijon
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| Église Saint-Joseph de Dijon | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Type | Église |
| Rattachement | Archidiocèse de Dijon |
| Début de la construction | 1909 |
| Fin des travaux | 1910 |
| Architecte | Émile Robert, Ludovic Allaire |
| Style dominant | néoroman |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Bourgogne-Franche-Comté |
| Département | Côte-d'Or |
| Ville | Dijon |
| Coordonnées | 47° 19′ 49″ nord, 5° 02′ 17″ est |
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L’église Saint-Joseph de Dijon est une église catholique du XXe siècle située à l'angle de la rue de Jouvence et de la rue du Havre, à Dijon.
À la fin du XIXe siècle, le quartier dit de Jouvence, au nord ouest de Dijon, avait commencé à s'urbaniser et des usines s'y étaient installées, comme celle des biscuits Pernot. Le quartier dépendait de la paroisse de la cathédrale Saint-Bénigne. En 1896, l’archiprêtre de cette église, Jean-Baptiste Bizouard, avait acquis le terrain à l’angle des rues du Havre et de Jouvence et le compléta par un autre en 1909[1]. La construction de l’église put être entreprise grâce à un don important de Mme Jobard, veuve de l’imprimeur dijonnais Paul Jobard (1860-1907). La dédicace à saint Joseph, patron des ouvriers, fut décidée par l’évêque de Dijon Pierre Dadolle, parce que la nouvelle église s'élevait dans un quartier alors ouvrier. La première pierre fut posée le . Les architectes dijonnais Ludovic Allaire et Émile Robert[1], chargés de construire l'église, avaient adopté le style « roman, encore simplifié ». Le plan était en croix latine avec flèche sur la façade, abside polygonale encadrée d’une sacristie et d’une chapelle. L’église Saint-Joseph fut inaugurée le [2]. Elle ne possédait encore ni sa flèche, ni les bras de son transept, ni les chapelles attenantes.
En 1923, le sculpteur dijonnais Henri Schanosky réalisa le groupe de quatre anges situé au-dessus de la grande fenêtre de la façade principale[1]. La flèche d'ardoise fut édifiée sur les plans d'Émile Robert la même année. En 1925, Ulysse Drupt réalisa la mosaïque de la façade, représentant la Sainte Famille dans l’atelier de Nazareth[3].
De juin 1926 à avril 1927 fut construit le bras sud du transept et la chapelle attenante. Ces travaux furent suivis par l’édification du bras nord du transept et de la chapelle qui lui était contigüe. Le transept fut inauguré le en présence de l'évêque de Dijon Pierre Petit de Julleville.
En 1959, l’architecte Jacques Prioleau et le décorateur Jean Olin ont été chargés de rénover l'intérieur de l’église. L'essentiel du mobilier a alors été renouvelé.
Le , lors de travaux de réparation des chéneaux, un incendie s'est déclaré dans la charpente et a détruit la toiture de la nef, du transept et du chœur. L'intervention des pompiers a permis de sauver la couverture de la flèche, de l'abside, de la sacristie et de la chapelle Sainte-Jeanne-d'Arc. La voûte de bois détruite par le feu a été reconstruite en tiges d’alliage d’aluminium et l'église a rouvert le .
Mobilier liturgique
Pour remplacer le mobilier de l'église, qui avait été détruit ou endommagé par l'incendie de 1983, la Commission diocésaine d’Art sacré a passé commande en 1985 de la décoration d’un nouveau mobilier liturgique à la géorgienne Vera Pagava (1907-1988). Un menuisier a fabriqué en bois l'autel, l'ambon, le tabernacle, la banquette et le porte-cierges, que Vera Pagava a peints en 1986 de ses compositions[4]. Ce mobilier, et les vitraux créés d'après les dessins de Vera Pagava, ont été inaugurés le 31 janvier 1987[5].
Vitraux
En 1910, les peintres verriers Defrance et Thénot, dont l'entreprise était située dans le quartier Montchapet, avaient posé dans la fenêtre de l'abside un vitrail représentant saint Joseph tenant l'Enfant Jésus. Le curé Jean Laprée s'adressa à la même maison, en 1913, pour commander les vitraux de la nef. Du côté droit, ils figuraient saint Paul, saint Pierre, saint Bénigne, saint Bernard et, du côté gauche, ils représentaient sainte Reine, sainte Jeanne de Chantal, Jeanne d'Arc, et, dans l'oculus au-dessus de la porte latérale, saint Martin partageant son manteau. En 1914, les mêmes artisans ont posé le vitrail de la grande fenêtre de la façade bordant la rue de Jouvence. Il représente sainte Cécile, patronne des musiciens, entourée des enfants du chœur de chant de l'église. En 1928 et 1931, les fenêtres des pignons du transept se sont agrémentées à leur tour de verrières. En 1937, les fenêtres du côté est du bras sud du transept ont été dotées de deux vitraux s’inspirant du Rosaire. La même année, les fenêtres du côté est du bras nord du transept ont reçu des verrières sur le thème de la vie de Saint Louis et de celle de saint François d'Assise. En 1960, lors du renouvellement de la décoration de l'église, les vitraux des fenêtres des pignons du transept ont été changés, de nouvelles verrières prenant leur place.
Après l'incendie de 1983, qui avait endommagé les vitraux, il a été décidé de remplacer ceux de la nef et des pignons des bras du transept par des verrières dont le dessin serait commandé à Vera Pagava. Celle-ci a réalisé en 1986 des compositions combinant formes courbes et angulaires, que le maître verrier Pierre-Alain Parot a traduites la même année en seize vitraux de verre irrégulier, transparent, coloré dans la masse, et rythmés par des barres et des fils de plomb.
Orgues
Le premier orgue provenait du grand séminaire de Dijon, situé alors rue Docteur-Maret, et avait été fabriqué en 1899 par la maison suisse Theodor Kuhn. Il avait été réinstallé en 1910 par la maison Didier-Van Caster et Kuhn sur la tribune de Saint-Joseph et inauguré le 13 novembre 1910. Il comportait quatorze jeux dans deux buffets placés de part et d'autre de la grande verrière centrale dédiée à sainte Cécile, l'un des buffets étant seulement décoratif.
Cet orgue fut abîmé par l’incendie de 1983. Aussi la paroisse confia au facteur d'orgues Claude Jaccard, de Fahy-lès-Autray, le soin de le remplacer par un instrument de vingt et un jeux, réutilisant les tuyaux des huit jeux subsistants. Il prendrait place dans un buffet de chêne massif qui serait construit au centre de la tribune. Le nouvel orgue, fabriqué à partir de 1985, fut inauguré le .
Cet instrument s'avérait défectueux au début des années 2000. Aussi la paroisse Saint-Joseph a chargé en 2006 le facteur d'orgues Dominique Richaud, de Nuits-Saint-Georges, qui avait réalisé quelques années auparavant l'orgue de chœur de l'église de l'abbaye de Cîteaux, de démonter l'orgue de Saint-Joseph et de reconstruire son buffet dans l'abside, sous le vitrail de saint Joseph, en créant à l'intérieur un instrument neuf. Ce travail, commencé en 2007, a été achevé en 2014. Dominique Richaud a réutilisé les tuyaux de bois de l'ancien orgue et a créé une console mobile. Cet instrument a été inauguré en présence de l'archevêque de Dijon Roland Minnerath le 12 avril 2015. C'est un orgue à traction numérique, d'esthétique post-symphonique[6].
Cloches
Le clocher de l'église Saint-Joseph est doté de cloches qui sont, par ordre chronologique[1] :
- Louise Gabrielle (284 kg), réalisée par la fonderie Adolphe Farnier, de Velars-sur-Ouche, et baptisée le .
- Pierrette Louise Anne (568 kg), réalisée par la fonderie Chambon-Durand, et baptisée en 1921.
- Alice Lucie (197 kg), réalisée par la fonderie Paul Chambon - Georges Ronat successeur, et baptisée en 1924.
- Edgarde Marie (65 kg), réalisée par la fonderie Paul Chambon - Georges Ronat successeur, et baptisée en 1924.
- Christiane Jeanne (50 kg), réalisée par la fonderie Paul Chambon - Georges Ronat successeur, et baptisée en 1924.
- Claire Andrée (37 kg), réalisée par la fonderie Paul Chambon - Georges Ronat successeur, et baptisée en 1924.
- Anne Élisabeth Aleth Brigitte (336 kg), fondue par la maison Blanchet et Cie et baptisée en 1951.
