Église Saint-Louis de Brest
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Église Saint-Louis de Brest | |
L'église Saint-Louis de Brest | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique |
| Début de la construction | 1953 |
| Fin des travaux | 1958 |
| Architecte | Yves Michel et Jean Lacaille (d) |
| Style dominant | moderne |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Bretagne |
| Département | Finistère |
| Ville | Brest |
| Coordonnées | 48° 23′ 20″ nord, 4° 29′ 26″ ouest |
| modifier |
|
L'église Saint-Louis de Brest est un monument de style moderne érigé pendant la reconstruction de Brest, après la Seconde Guerre mondiale sur les ruines de l'ancienne église du même nom, construite entre 1686 et 1785. L'église est consacrée à Saint Louis, roi de France. Œuvre des architectes Michel, Lacaille, Lechat, Perrin-Houdon et Weisbein, elle est la plus grande église française reconstruite après-guerre, et est inscrite au titre des monuments historiques en 2018[1].
L’ancienne église est construite à partir de 1686 et consacrée en 1702 ; mais elle n'est achevée qu'en 1785. Siméon Garangeau, Amédée François Frézier et Pierre-Joachim Besnard[2] furent à tour de rôle chargés du projet[3]. L’édifice final était très éloigné des premiers plans. Cet édifice remplaça la vieille église des Sept-Saints[4], correspondant à la paroisse initiale de Brest et qui cessa d'être vouée au culte avant d'être détruite par un incendie en 1841[5].
Garangeau en avait dessiné les plans en 1688, mais les travaux furent bloqués par une procédure des jésuites qui se considéraient propriétaires de l'église. Quand les travaux purent reprendre, en 1742, les plans de Garangeau furent appliqués, mais Frézier put réaliser le baldaquin du maître-autel selon ses propres goûts. Il le plaça, selon son désir, au milieu du chœur, et utilisa pour le supporter quatre superbes colonnes monolithes de marbre cipolin à veines concentriques, dessinant comme un oignon tranché, qui provenaient des ruines de Leptis Magna. Louis XIV en avait reçu un lot de Libye en 1689, au temps de sa splendeur, mais quatre d'entre elles furent « oubliées », ne furent pas utilisées à Versailles, et Frézier les obtint. Terminé en 1758, le baldaquin de l'église Saint-Louis, œuvre d'architecture religieuse de la maturité de Frézier — il avait 76 ans en 1758 — fut fort loué par les contemporains à la fois pour son appareil et pour son esthétique. Le tableau Le Martyre des Maccabées, provenant du maître-autel de l'ancienne église des Sept-Saints s'y trouvait. La présence de ce tableau dans l'ancienne église des Sept-Saints illustre les confusions qui se sont produites au fil du temps entre plusieurs récits plus ou moins légendaires de « Sept Saints », les Sept saints fondateurs de la Bretagne, les Sept Saints de la Rade de Brest, les Sept Saints enfants de sainte Félicité, les Sept Saints de Tibur enfants de sainte Symphorose et saint Gétule. Gravement endommagée par les bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale ainsi que par les représailles de l'occupant, durant l'été 1944, l’église sera finalement rasée pendant la Reconstruction[6].
Wiki-Brest présente une modélisation en 3D de l'ancienne église.
- projet de façade vers 1686-1702
- Église Saint-Louis avant 1944
- Vue de l'ancienne église Saint-Louis, des halles du même nom, de la place Étienne Dolet et la rue Keravel.
- Amédée François Frézier, un des architectes responsables de l'église et concepteur du baldaquin_

