Philippe Kaeppelin

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Décès
Nom de naissance
Philippe Louis Georges Olivier KaeppelinVoir et modifier les données sur Wikidata
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Philippe Kaeppelin
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Biographie
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Philippe Louis Georges Olivier KaeppelinVoir et modifier les données sur Wikidata
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Philippe Kaeppelin, né le au Puy-en-Velay (Haute-Loire) et mort, dans la même ville, le [1], est un artiste plasticien français, sculpteur, peintre, d'art liturgique et d'art profane.

Amitiés auvergnates

Philippe Kaeppelin vient d'une famille d'origine alsacienne, qui, après la guerre de 1870, est venue s'installer au Puy-en-Velay, où il est né, en 1918. Son père était médecin. Il a suivi l'école des Beaux-Arts de Paris, mais mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale, il doit interrompre ses études[2]. Il revient en 1941 dans sa ville natale, démobilisé, et, à 23 ans, est engagé dans l'atelier de l'artiste Henri Charlier, qui lui apprend à tailler la pierre[3].

En 1946, il se marie au Puy-en-Velay avec Marie-José Boudignon[4], et aura deux enfants, dont Dominique Kaeppelin, né en 1949, qui deviendra lui aussi artiste sculpteur et graveur, d'art sacré et d'art profane[5].

Il s'installe en 1956 près de Paris, à Vanves, où il crée un immense atelier[4].

Il partage alors sa vie entre sa maison à Vanves et celle de sa ville natale, au Puy-en-Velay, un hôtel du XVIIe siècle qu’il avait entièrement restauré, au pied de la Cathédrale Notre-Dame ; cathédrale à laquelle il était très attaché, ayant travaillé dès 1946 sur le mobilier du chœur et créé une croix de verre-cristal[6], ainsi qu'écrit un ouvrage sur sa Vierge Noire, en 1997. C'est dans cette cathédrale que ses obsèques ont eu lieu, le [7].

Philippe Kaeppelin se lie avec deux grandes personnalités d'Auvergne, sa région natale : les écrivains Henri Pourrat[4] et Alexandre Vialatte.

Henri Pourrat

Au-delà de son amitié avec Henri Pourrat, Philippe Kaeppelin travaillera sur les illustrations de six de ses livres, travail qui s'accompagnera d'une grande correspondance.

Alexandre Vialatte

Philippe Kaeppelin rencontre Alexandre Vialatte en 1945 en Allemagne[8], lors de la fin de la Seconde Guerre mondiale, où tous deux y étaient correspondants de guerre. Cette amitié durera jusqu'au décès de Vialatte en 1971. Leur correspondance sera en partie éditée, et Alexandre Vialatte, dans ses chroniques journalistiques, évoque à plusieurs reprises le travail de son ami Kaeppelin. Il l'évoquera aussi, accompagné de ses sculptures, lors de son passage en 1969 à la télévision, durant l'émission de Remo Forlani L’Invité du dimanche.

Leur amitié déborde sur le travail de Kaeppelin, puisque pour ses œuvres sculptées d'animaux, ses bestiaires, Vialatte invente des noms pour ces animaux fantaisistes[8], et ensemble, à partir de ces noms, en font ensuite des sortes de définitions cocasses. Ce travail croisé sur les bestiaires de Kaeppelin seront édités par deux fois : en 1969, avec une préface de Vialatte, et en 1983. Ces bestiaires seront aussi exposés à diverses reprises.

Dans Bestiaire de Philippe Kaeppelin, Alexandre Vialatte écrit :

« Kaeppelin est sculpteur jusqu’à l’os. Il n’imagine que par volumes. Il ne voit jamais qu’avec ses doigts. Il refait la réalité… La réalité frappe son regard, puis sort de ses doigts, réinventée comme une plaisanterie monstrueuse. Ironique, caricaturale, bougonne, cocasse et tourmentée. C’est pourtant elle, à n’en pas douter. Poétique, lyrique, compliquée : simplifiée en même temps. Synthétique et charmante. Elle tient du cauchemar, de Daumier, de l’humour noir, et du rire d’enfant. »

Philippe Kaeppelin réalise une sculpture de la tête de Vialatte, en son hommage[9] : elle est exposée en extérieur, près de la gare d'Ambert (Puy-de-Dôme), où a vécu l'écrivain, et où il est inhumé.

Récompense

  • 1979 : Prix Francisque-Mège, de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Clermont-Ferrand.

Quelques œuvres liturgiques

En Auvergne

En Haute-Loire

La croix de verre-cristal sertie de laiton doré, dans le chœur de Cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay.

Autres régions de France

Autel de la Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende.
Le chœur et le maître-autel de la Cathédrale Saint-Louis de Versailles.

Quelques œuvres profanes

Bestiaires

  • Bestiaire en collages : une soixantaine d’œuvres[17]
  • Bestiaire en sculptures : une cinquantaine d’œuvres[18], dont plusieurs noms de sculptures ont été inventés ou co-inventés avec Alexandre Vialatte.

Autres

Sculptures en bronze du combat de Marie-Jeanne Vallet contre la Bête du Gévaudan, installée en 1995 à Auvers (Haute-Loire).
  • À Ambert (Puy-de-Dôme), sculpture de la tête de son ami et écrivain Alexandre Vialatte, en son hommage[9] : elle est exposée en extérieur, près de la gare d'Ambert, où a vécu l'écrivain, et où il est inhumé.

Publications

  • Philippe Kaeppelin, Bestiaire, présentation d’Alexandre Vialatte, Anne-Colin Galerie Dauphine, Paris, 1969
  • La Chanson de Roland, traduction de Maurice Teissier, bois gravés de Philippe Kaeppelin, Gardet & Garin, Annecy, 1948
  • Philippe Kaeppelin, Bestiaire, Les Cahiers Bleus, 1983
  • Philippe Kaeppelin, Plumages, Éditions de la Borne, 1985
  • Philippe Kaeppelin, A propos d’une reconstitution de Notre-dame du Puy : in Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire,
  • Philippe Kaeppelin, La Sainte image de Notre-Dame du Puy : Deux hypothèses, Le Puy, Le Fil, 1997.

Expositions

Voir aussi

Notes et références

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