Église Saint-Marcel de Beychac-et-Caillau
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de Beychac-et-Caillau
| Type |
église paroissiale |
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| Destination initiale |
utilisation cultuelle |
| Destination actuelle |
utilisation cultuelle |
| Diocèse | |
| Paroisse |
Paroisse Saint-Loubès (d) |
| Dédicataire |
Saint Marcel |
| Style | |
| Construction | |
| Religion | |
| Propriétaire |
Commune |
| Pays | |
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| Département | |
| Commune |
| Coordonnées |
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L'église Saint-Marcel est une église catholique du XIe siècle située sur la commune de Beychac-et-Caillau, dans le département de la Gironde, en France.
L'église se trouve au hameau de Beychac, au lieu-dit l'Artigue. La rue de l'église donne sur de la route départementale D 13, entre la sortie no 5 (dite de l'Intendant, sur la commune de Beychac-et-Caillau) de la route nationale 89 et le village de Cameyrac.
Historique et description
L'église est de fondation romane, mais il ne reste de cette époque que le transept, le chœur et le sanctuaire. La nef et le clocher sont de la fin du XIIIe siècle. Certains documents de l’archevêché de Bordeaux en mentionnent l’existence dès 1340.
Le bâtiment présente une architecture métissée, issue de l’édifice roman d’origine remanié aux XIIIe, XVIIe et XIXe siècles. Le chevet semble être la seule partie de l’église à avoir conservé son ordonnance originelle, même s’il reçoit des attributs défensifs durant la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion.
Cette église se compose d'une courte nef précédée, à l'occident, d'un clocher, et suivie, à l'orient, d'une espèce de transept, d'un chœur et d'un sanctuaire en hémicycle. Une sacristie moderne a été appliquée contre le mur septentrional du chœur ; et, au-devant de la porte ouverte à l'occident, est un porche abritant les fonts formés par une cuve octogone en pierre.
Le clocher
Le clocher, plus étroit que la façade de l'église, est une haute tour barlongue flanquée, au nord, à l'ouest et au sud, de contreforts plats en style roman ; elle est portée sur un massif recouvrant un passage vouté en plein cintre l'entrée duquel s'ouvre la porte; celle-ci est cintrée et surmontée de deux archivoltes lisses, la plus grande retombe sur deux colonnes cantonnant les angles rentrants des pieds droits. Leurs chapiteaux sont ornés de sortes de feuilles peu refouillée, contournées à leur sommet en forme de volute. La plus petite archivolte largement épannelée a perdu ses colonnes, si elle en a jamais eu.
De chaque côté de la base du clocher, entre le soubassement et le mur de la nef, existe un petit réduit ; celui du nord a été agrandi à une époque assez récente, soit pour y établir des fonts, soit pour placer l'échelle qui conduit à la porte du clocher percée à environ 3 mètres au-dessus du sol ; cette porte à linteau droit, ouverte dans un mur de 0,75 m d'épaisseur, donne accès dans une chambre large de 1,22 m, longue de 3,25 m, éclairée par une petite meurtrière verticale rectangulaire, évasée vers l'intérieur, prenant jour à l'occident.
Un plancher fort bas séparait cette chambre d'un autre étage, éclairé par deux meurtrières semblables à la première, percées vers le sud et le nord. Un troisième étage, séparé aussi du second par un plancher, avait deux meurtrières à l'ouest; sa voûte en plein cintre est percée d'une trappe qui permet de monter, au moyen d'une échelle, au sommet du clocher où est établi le beffroi éclairé, au levant, par deux baies cintrées, au couchant par une baie plus petite, accostée, au-dessous, de deux meurtrières, et, sur les faces nord et sud, par une petite ouverture carrée. Ce clocher, composé de plusieurs étages et percé de meurtrières battant tous les environs de l'église, servait sans nul doute de donjon.
Le clocher, qui a été transformé en 1874, abrite une cloche portant l'inscription suivante :
PARRAIN MONSIEUR MARC ANTOINE DUPERIER CHEVALIER SEIGNEUR DE LAPSAN LIVRAN BEYCHAC LA ROMANINGUE
MARRAINE DAME MARIE VERTHAMON DUPERIER SON EPOUSE
MONSIEUR BARBIER ÉTANT CURÉ ET VICTOR MONTEILH FABRIQUEUR.Au-dessous d'une effigie en relief de saint Marcel :
puis, sur la même ligne que la précédente, au-dessous et un peu à côté d'un bas-relief représentant le Christ en croix avec saint Jean et sainte Marie à ses côtés :
Au-dessus de la toiture du clocher est une croix en fer à croisillons terminés par un fleuron, avec un coq ancien.
L'intérieur de l'église
La nef est voutée en brique et plâtre. Elle était autrefois recouverte par une charpente apparente. Elle est éclairée par deux grandes fenêtres modernes à côté de celle du midi existe une petite ouverture rectangulaire qui est, peut-être, une des fenêtres primitives.
Le transept, plus étroit que la nef, en est séparé par un arc en plein cintre; un arc de même courbe le sépare du chœur. Ces deux arcs sont circonscrits par un cordon orné d'étoiles, un troisième arc cintré est entre chœur et sanctuaire, voûté en cul-de-four.
Le chœur et le transept ont des voutes en berceau cintré. Les trois arcs dont nous venons de parler retombent, de chaque côté, sur une colonne à demi-engagée dont les chapiteaux sont ornés de feuilles grossières ou de personnages nus se tenant avec les deux mains la tête ou les flancs.
Le sanctuaire est éclairé par trois fenêtres évasées vers l'intérieur, étroites en dehors où elles s'ouvrent sous une arcade cintrée retombant sur deux colonnettes. Au-dessus du cordon qui circonscrit chaque fenêtre, s'avance un corbeau roman orné de fleurons sculptés ; un corbeau semblable est placé, au même niveau, dans les compartiments du rond-point qui n'ont pas de fenêtres.
Le chœur est éclairé par deux fenêtres modernes ou, du moins, retouchées au point qu'elles n'ont plus de caractère.
Décoration mobilier
- L’église conserve une huile sur toile du XVIIe siècle représentant son saint patron. Sur ce tableau, saint Marcel est accompagné de sainte Catherine et de saint Sébastien. Ayant subi des dégradations dues à l’humidité, la peinture a été restaurée en 1999.
- Le Chemin de Croix est constitué de quatorze huiles sur toile (de 48 x 55 cm) peintes en 1942-1943 par Georges de Sonneville.
Saint Marcel. La chaire. Le confessionnal. Les fonts baptismaux. L'autel.
