Église Saint-Martin de Rousseloy

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TypeÉglise
Début de la constructionXIIe siècle
Église Saint-Martin
Image illustrative de l’article Église Saint-Martin de Rousseloy
L'église Saint-Martin de Rousseloy
Présentation
Culte Catholique romaine
Type Église
Rattachement Diocèse de Beauvais
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XIVe siècle
Architecte inconnu
Style dominant roman, gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1927)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Ville Rousseloy
Coordonnées 49° 18′ 00″ nord, 2° 23′ 42″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Martin
Géolocalisation sur la carte : Oise
(Voir situation sur carte : Oise)
Église Saint-Martin
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Église Saint-Martin

L'église Saint-Martin est une église catholique paroissiale située à Rousseloy, en France. Elle possède un beau clocher roman caractéristique de la région, mais coiffé d'un toit moderne, et une chapelle également romane, avec d'intéressants chapiteaux à l'intérieur. Le chœur-halle gothique du XIVe siècle comporte deux vaisseaux de deux travées, et représente la plus grande partie de l'église depuis qu'elle a été privée de sa nef en 1826. C'est une variante plus rustique des chœur-halles bien répandus dans la région, avec la particularité d'être recouvert par des toits en pierre. L'église a été classée au titre des monuments historiques par arrêté du [1]. Elle est affiliée à la paroisse Sainte-Claire de Mouy.

L'église est située en France, en région Hauts-de-France et dans le département de l'Oise, sur la commune de Rousseloy, chemin de l'Église / chemin des Monts. Bâtie sur le plateau de Cambronne alors que le village s'étale dans une vallée, l'église domine tout le village depuis le nord, et est visible de loin. Sa situation est assez pittoresque. Seulement un chemin escarpé permet d'y accéder depuis la route de Clermont, qui dessert également l'école et la mairie à mi-chemin. Le cimetière entoure toujours l'église, mais au sud, le terrain descend rapidement de façon assez abrupte : s'y trouvait jadis une carrière avec des habitations troglodytiques[2].

Historique

Vue depuis le village.

Au début, Rousseloy ne possédait qu'une chapelle déjà dédiée à saint Martin, érigée ultérieurement en paroisse[3] : Il pourrait s'agir de l'occasion pour élever l'église actuelle au XIIe siècle. La paroisse a toujours dépendu du diocèse de Beauvais, et la cure était à la nomination du chapitre de l'abbaye Saint-Symphorien de Beauvais. L'histoire de l'église est très sommairement documentée, et sa première mention explicite connue ne remonte qu'au XVIe siècle : l'analyse archéologique du monument doit suffire pour dater ses différentes parties, comme c'est fréquemment le cas[4]. Cette datation n'est pas très précise : s'agissant d'une petite église rurale, les innovations de l'architecture ne sont pas toujours appliquées dès leur apparition, et les bases des colonnes pouvant fournir de précieux indices manquent tous. Le clocher et l'actuelle chapelle des fonts baptismaux au nord datent du XIIe siècle ; le chœur et son collatéral datent du XIVe siècle ; l'arcade entre la base du clocher et le chœur avec ses deux colonnes toscanes a probablement été refaite au XVIIe siècle ; la sacristie a été ajoutée au XVIIe siècle également ; et un massif de maçonnerie a été ajouté devant l'actuelle façade occidentale en 1826[5].

Les archives municipales sont en possession de quelques documents qui livrent des clés pour comprendre l'évolution de l'édifice depuis la fin du XVIIIe siècle, qui a connu d'importantes évolutions entre 1780 et 1826[4]. En 1780 en effet, la foudre fait tomber la flèche en pierre du clocher, ce qui explique le toit à la hache actuel, recouvert d'ardoise. Au début du XIXe siècle, l'église se trouve dans un état de délabrement critique. Le , sous l'injonction du sous-préfet de Clermont, le conseil municipal de Rousseloy fait dresser un état des lieux par deux entrepreneurs locaux. L'on ignore quel suite est donné à leur devis, concernant notamment des réparations de la nef et du bas-côté. Mais étant donné que le conseil municipal constate dans sa séance du que la nef est pratiquement tombée en ruines, pas grand chose n'a dû être entrepris. Le conseil municipal ne dispose pas des moyens nécessaires pour sa remise en état, et cette grosse dépense est de surcroît considérée comme inutile : l'on estime que le chœur puisse contenir une centaine de fidèles, alors que la commune tout entière ne compte que 137 habitants, tous les âges confondus. S'impose donc l'idée de démolir la nef. La décision est ajournée dans un premier temps[6].

Vue depuis l'ouest.

Puis, le , le sous-préfet fait dresser un devis pour la réparation du chœur : il s'agit de boucher trois baies (sans doute celles du collatéral qui sont toujours bouchées) ; de rejointoyer la couverture du chœur et de la sacristie ; de refaire une voûte ; de réparer quatre vitraux (qui doivent être les quatre fenêtres actuelles, au sud et à l'est) ; et de confectionner un autel-tombeau avec tabernacle. La nécessité de ces travaux accélère sans doute la prise de décisions, car la commune veut conserver au moins le chœur. Trois jours plus tard, le conseil municipal décide de faire démolir la nef et de vendre les matériaux récupérés par adjudication afin de financer la réparation du chœur. Les travaux sont entrepris au cours de l'année 1825. En attendant, la nef est provisoirement conservée, puis sa démolition est confiée à un maçon de Saint-Claude, qui touche une somme de 132 francs et doit avoir terminé la démolition en mars 1826. Les matériaux sont vendus par la suite[7]. Malheureusement, la nef n'est pas documentée avant sa démolition. L'état des lieux de 1801 mentionne un pignon sud, en plus du pignon ouest dominant la façade occidentale, ce qui implique qu'une chapelle a dû exister au sud de la nef. En tout cas, l'église n'a jamais possédé de transept, car le mur méridional de la base du clocher est d'origine. Le bas-côté nord a dû s'apparenter à un couloir de dégagement, comme l'indique la petite arcade plein cintre dans le mur occidental de la chapelle des fonts. Le manque de place au sud exclut l'existence d'un bas-côté de ce côté-ci, au bord de la carrière[8].

Dans son Répertoire archéologique du Département de l'Oise paru en 1862, Emmanuel Woillez indique « nef moderne »[9] : comme le souligne René Parmentier, Woillez commet ici une grave méprise, car la nef n'a jamais été reconstruite, et l'église était dépourvue de nef depuis trente-six ans déjà lors de la parution du répertoire[10]. Le , le clocher est de nouveau touché par la foudre, conséquence de la situation exposée de l'église en surplomb du village et des plateaux des environs. Les réparations ne sont effectuées qu'en 1870[11]. L'édifice est classé au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

Description

Annexes

Notes et références

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