Bury (Oise)

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Bury
Bury (Oise)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Intercommunalité CC du Clermontois
Maire
Mandat
David Belval
2020-2026
Code postal 60250
Code commune 60116
Démographie
Gentilé Burysiens, Burysiennes
Population
municipale
2 838 hab. (2023 en évolution de −4,48 % par rapport à 2017)
Densité 166 hab./km2
Population
unité urbaine
10 909 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 52″ nord, 2° 20′ 39″ est
Altitude Min. 33 m
Max. 124 m
Superficie 17,05 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Mouy
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mouy
Législatives 7e circonscription de l'Oise
Localisation
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Bury
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Bury
Liens
Site web https://mairie-de-bury.fr/

Bury est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Burysiens et les Burysiennes.

Description

Vue aérienne de Mouy, Bury et Angy en 2014.

Bury est un bourg picard de la vallée du Thérain, situé à 65 kilomètres au sud d'Amiens, à 23 kilomètres à l'est de Beauvais, à 37 kilomètres à l'ouest de Compiègne et à 50 kilomètres au nord de Paris.

Elle est traversée par le méridien de Paris, matérialisé par la méridienne verte.

Le territoire communal s'étend sur 1 705 hectares[1]. Au début du XIXe siècle, il était décrit comme « compris. dans le plateau à l'est du Thérain, est sillonné par plusieurs vallons qui descendent à t l'ouest vers cette rivière. Le Thérain forme -constarment la limite depuis Angy jusqu'à Mello[2] »

Communes limitrophes

Géologie et relief

La commune s'étend entre 33 mètres et 124 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le point le plus bas se trouve dans le lit du Thérain, près du hameau de Saint-Claude. Le point culminant du territoire se situe au lieu-dit les Raies Tortues, à l'est de la commune. La mairie se situe à 50 mètres d'altitude.

Situé en partie dans la vallée du Thérain, le territoire se prolonge jusqu'aux coteaux du plateau de Cambronne-lès-Clermont, à l'est (buttes d'Henno, cavée Broquette, côte de Bury et côte du Baudron, au nord, côte du val, près du bourg). Le hameau de Mérard se situe à 57 mètres d'altitude, Lombardie à 56 mètres, Saint-Épin à 39 mètres et Saint-Claude à 42 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Sur les collines qui dominent Bury au nord se trouvent d’anciennes carrières dites «carrières de Mérard», autrefois exploitées à ciel ouvert[1]

L'ouest du territoire, donnant sur la vallée du Thérain, se compose de nombreux vallons naissant sur le plateau (vallées de Boisicourt et Monnet au nord, Boulinval, vallée Gauthier et fond du val près du chef-lieu, fond d'enfer près de Saint-Claude)[3].

Hydrographie

La commune se situe sur la rive gauche du Thérain, un sous-affluent de la Seine prenant sa source à Grumesnil et se jetant dans l'Oise à Saint-Leu-d'Esserent.

Son cours sert de limite communale vers les communes de Mouy et Balagny-sur-Thérain en passant à l'ouest du bourg et au sud hameau de Saint-Claude. Avant de quitter le territoire communal, celui-ci se divise en plusieurs bras[4].

Plusieurs ruisseaux affluents de ce cours d'eau sont également présents sur la commune : les rus du Moineau[5] et de Boisicourt[6], le ruisseau de Saint-Claude[7] et le fossé l'Évêque[8]. Le ru de Boisicourt, prenant sa source dans le fond de Berneuil (commune de Cambronne-lès-Clermont), rencontre un autre petit ruisseau lors de son arrivée sur le territoire. Il traverse ensuite un étang et passe à proximité du hameau de Mérard, près d'une petite mare, après la sa confluence dans le rû du Moineau, prenant sa source à Ansacq. Le ruisseau de Saint-Claude, naissant dans le fond d'Enfer, traverse également un étang avant de rejoindre les marais de Saint-Claude.

Le fossé l'Évêque est un bras du Thérain qui s'en sépare à l'ouest de la commune, passe près du chef-lieu et rejoint le cours d'eau initial à Saint-Épin. L'étendue entre le Thérain et le fossé comporte deux petits étangs. Un petit ruisseau intermittent suit la vallée Gauthier et le fond du Val où se trouve en amont quelques bassins.

Il existe deux lavoirs, l'un dans le bourg, l'autre à Saint-Claude ainsi qu'un puits à Mérard.

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bury[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 675 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Creil à 12 km à vol d'oiseau[15], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 662,2 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,6 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

Hormis les espaces bâtis, qui s'établissent sur 119 hectares (7 % de la surface communale), le territoire est occupé à 49,8 % par des cultures sur plus de 850 hectares[réf. nécessaire].

Les espaces boisés, principalement étendus sur les coteaux de la vallée du Thérain et des vallons avoisinants (bois du Louard, de Beauvais, d'Arcy, Dernier bois et Travers) représentent plus de 40 % de la superficie sur plus de 685 hectares. Les vergers et prairies se regroupent sur 37 hectares tandis que les zones marécageuses, pour la plupart situées près du Thérain à l'exemple du marais de Saint-Claude représentent près de 4 hectares[18],[3]. Les coteaux de la vallée de Mérard ainsi que les bois périphériques de la forêt de Hez-Froidmont (la Garenne Ouverte) sont inscrits en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1 [19],[20].

Les différents coteaux permettent de constituer un corridor écologique potentiel à travers la commune[21].

Urbanisme

Typologie

Au , Bury est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mouy[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[23],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,3 %), forêts (36,2 %), zones agricoles hétérogènes (6 %), zones urbanisées (4,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %), prairies (0,7 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts

L'habitat est réparti en plusieurs hameaux en complément du chef-lieu : Mérard au nord, Moineau au nord-ouest, Saint-Claude au sud-est, ainsi que les quartiers de Saint-Epin, Herminie et Moineaux[1]. On compte plusieurs écarts et lieux-dits constitués par des fermes : Boisicourt et Brivois au nord ainsi qu'Arcy au sud[3].

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 351, alors qu'il était de 1 302 en 2013 et de 1 254 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 91,4 % étaient des résidences principales, 1,2 % des résidences secondaires et 7,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 85,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 10,2 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bury en 2018 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,2 %) inférieure à celle du département (2,5 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 78,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77,6 % en 2013), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Bury en 2018.
Typologie Bury[I 2] Oise[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 91,4 90,4 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,2 2,5 9,7
Logements vacants (en %) 7,4 7,1 8,2

Voies de communications et transports

L'ancienne route nationale 329 (actuelle RD 929) reliant Beaumont-sur-Oise à Clermont et Brunvillers-la-Motte à Albert, constitue une partie de la limite communale avec Angy, au nord-ouest. La RD 12, reliant Therdonne à Saint-Leu-d'Esserent, est le principal axe routier traversant la commune. Son itinéraire, suivant la vallée du Thérain, en arrivant d'Angy, passe à l'ouest du bourg puis près de Saint-Épin avant de traverser le hameau de Saint-Claude par la rue Fernand-Buisson. Elle rejoint ensuite Mello. La route départementale 137, reliant Noailles à Maimbeville, arrive depuis Mouy par la rue Duvivier en croisant la RD 12, puis traverse le bourg par les rues Pillon-Crouzet et Albert-Martin. Elle quitte le chef-lieu par l'est avant de rejoindre Liancourt.

La route départementale 137D se sépare de la RD 137 au pont de la rue Anatole-France avant de croiser la RD 12 puis le sud de Mouy. La RD 144, débutant à Angy, traverse le hameau de Mérard par la rue Pasteur avant de rejoindre Ansacq.

Plusieurs routes communales relient les différents écarts de la commune : les rues Aristide-Briand, Noël-Ruffier et Jean-Jaurès mènent le bourg à Saint-Épin par le hameau de Lombardie, le hameau de Mérard est joignable par les rues de Beauvais et des Roses, la route de Boisicourt et la rue Brivois relient Mérard à la D 137 par Boisicourt et Brivois, et une voie débutant à Saint-Épin rejoint Balagny-sur-Thérain. Une autre voie se sépare de la RD 137 pour rejoindre la RD 110 près de Rousseloy[3].

La gare de Mouy-Bury.

La gare de Mouy - Bury, située sur la ligne de Creil à Beauvais et modernisée en 2019[25], est desservie la ligne P32 du TER Hauts-de-France reliant Beauvais à Creil[26].

La commune est desservie par la ligne 3 du réseau Lebus de Clermont.

Bury est desservie par les lignes à vocation scolaire 6313, 6314 et 6344 du réseau interurbain de l'Oise reliant la commune au collège de Mouy, ainsi qu'aux établissements secondaires de Clermont[27]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal (ligne 6819) dessert le bourg jusqu'à Rousseloy par les hameaux de Saint-Epin, Saint-Claude et Martincourt[27].

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de la commune et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se trouve à 37 km au sud-est. Il n'existe aucune liaison entre la commune et ces aéroports par des transports en commun.

La commune est traversée par le sentier de grande randonnée no 124 (GR124), reliant Cires-lès-Mello (Oise) à Rebreuviette (Pas-de-Calais). Son itinéraire balisé arrive sur le territoire depuis Cires-lès-Mello par les marais de Saint-Claude, au sud, puis traverse le hameau du même nom par la rue Raspail. Il pénètre dans les bois d'Arcy, Beauvais et de Louard avant de rejoindre Lombardie par la rue du Château-Vert. Il suit une partie de la rue Jean-Jaurès, puis rejoint le bourg par un chemin, et la rue Émile-Zola. Il quitte celui-ci par Boulinval puis traverse Mérard par la côte du Baudron. Il quitte ce hameau par la rue Pasteur avant de prendre le chemin des Carrières et rejoindre Ansacq[3].

Risques naturels et technologiques

La commune se situe en zone de sismicité 1. Il existe une potentialité de mouvements de terrains[28].

La commune est parfois concernée par des inondations dans les marais de la vallée du Thérain[28]. Les zones les plus basses du territoire sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques[29].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes in villa Bureio (vers 1013)[30] ; Buriacum[2] (1035)[30] ; Buriacus (1085) ; Birriacus[2] ; molendinum de Buriaso (vers 1093) ; de Bureio (vers 1106) ; de Buriaco (1147) ; Buri[2] (1157)[30] ; Godefredus de buri (1157) ; Bureium[2] (1160)[30] ; Burriz (1160) ; Bury (1180) ; Bulry (vers 1180) ; Auberti de Buri (1223) ; Petrus de Buriaco (1219) ; Odo de Buiri (1252) ; apud Bureyum gistum (1258) ; Buray (1282) ; Johannes de buryaco (1349) ; Bury-Angy[2] (vers 1460)[30] ; Bury en beauvaisis (1611) ; Bury (1840)[30].

Histoire

Bury, carte de Cassini (XVIIIe siècle.

L'allée sépulcrale de Saint-Claude (Bury) ateste une présence humaine dès le Néolithique. Le monument qui mesure près de 20 m de long, compte parmi les plus grandes allées sépulcrales du Bassin parisien[31]. 316 squelettes ont été dénombrés. Le site a connu deux phases d'occupation : une première phase précède immédiatement le déclin néolithique à la fin du IVe millénaire avant J.-C. qui s'achève vers 3000 avant J.-C., et une seconde phase postérieure, au début ou au milieu du IIIe millénaire avant J.-C. La différence entre ces deux phases semble être liée à une migration vers le nord, depuis le sud, d'une population néolithique qui ne s'est étendue au Bassin parisien qu'après le déclin du Néolithique, vers 2900 av. J.-C.[32].

Présence humaine à l'époque gallo-romaine grâce à la présence de tombes[réf. nécessaire].

Louis Graves indique « Cette commune est encore une des plus anciennes du Beauvaisis ; elle fut brûlée au neuvième siècle par les Normands avec quelques autres villages.
C'était le chef-lieu d'une châtellenie qui appartenait à l'évêque diocésain comme comte de Beauvais.
Le pays fut mis au pillage en même termps qu'Angy, par les ligueurs de Beauvais, le
Bury avait le titre de bourg, ce qui indique l'existence d'anciennes foires en ce lieu
Sous le règne de Louis XIV, on y tenait une demi-compagnie de gardes du corps en quartier d'hiver[2]

En 1358, une entrevue a lieu entre le futur Charles V et le Charles le Mauvais, roi de Navarre à Domaslieu, un hameau de Bury aujourd'hui disparu[réf. nécessaire].

En 1843, une station du télégraphe Chappe de la ligne Paris-Lille était implantée au lieu-dit le Noyer-Bault, et il existait alors un moulin à eau, un moulin à foulon, plusieurs carrières, des fabriques de tissu de soie, de boutons, de toiles métalliques, de laine peignée, de draperie, de calicot, de mérinos. Une partie de la population était employée dans les fabriques de Mouy ou confectionnait des galoches ou des cerceaux[2].

Les travaux pour la création de la ligne de chemin de fer de Creil à Beauvais sont réalisés par la Compagnie des chemins de fer des Ardennes qui l'échange le avec la Compagnie des chemins de fer du Nord. La ligne est inaugurée en 1857 et sa mise en service ainsi que celle de la gare de Mouy - Bury a lieu le [33], facilitant le déplacement des habitants et l'écoulement des marchandises produites dans les usines du secteur.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Mouy[34]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Mouy

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription de l'Oise.

Intercommunalité

Bury a du adhérer en 2013[35] à la communauté de communes du Clermontois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1960 sous le statut de district urbain et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes du Haut Pays du Montreuillois dont est désormais membre la commune.

Liste des maires

Liste des maires successifs[36]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 M. CROUZET   Agent Municipal ( Réunion dans l'Eglise )
1792 1794 Nicolas BURGAUD   Maire
29.03.1794 16.11.1795 Rieul DEMOUCHY    
16.11.1795 01.05.1798 François BUDIN    
01.05.1798 29.06.1800 Germain BLEE    
29.06.1800 1824 Pierre, Antoine, François LEMAIRE    
1824 1827 Pierre, Noel DELAMARE   Fermier
1827 05.1833 Thomas FOURTIN   Cultivateur (Assassiné avec sa sœur à son domicile en 1837)
05.1833 1839 Antoine GRIS   Ancien négociant
1839 1850 François, Hubert AUVERT   Compagnon fabricant de mousseline, fabricant et marchand de cerceaux. Aubergiste, Boulanger.
1850 1852 Pierre, Nicolas PITRE   Chasse marée (Mareyeur) puis Tisserand en mousseline.
1852 1857 Antoine, Isidore, Jean-Denis MARTIN    
1857 1864 Louis, Jean SUREAU   Gendre de Martin ( Précédent Maire )
août 1864 1876 Jean-Édouard KIGGEN   Baron Kiggen
1876 1879 Casimir LEFEVRES    
1879 1888 Alexandre, Stanislas VAILLANT    
1888 1894 Désiré, Oscar LEFEVRES    
1894 1900 Honoré, Vincent PILLON   Cultivateur
1900 1906 Pierre, Théodore VAILLANT    
1906 1919 Ernest VERET   Chef d'atelier à la société anonyme des filatures de Saint-Epin
1919 1921 Emile CABIN    
1921 1923 Alfred, Casimir LEFEVRES   Cultivateur
1923 1925 Constant GRENE   Coiffeur
1925 1935 Camille, Eugène BOURGUIGNON    
1935 1938 Alfred MEROT    
1938 1950 Jules, Désiré AUTIN    
1950 mars 1977 Raymond DELACOURT[Note 6]    
1977 1992 Gilbert LESIEUR    
1992[37] mars 2014 Jean-Claude GODIN DVD Maire honoraire
mars 2014[38] en cours
(au 20 janvier 2021)
David BELVAL SE Professeur du secondaire et de l'enseignement technique
Vice-président de la CC du Clermontois (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[39],[40]
  • Équipements et services publics
L'école Claude-de-Durant.

La commune dispose d’une halte garderie, d’une bibliothèque, d’un stade, d’un city-stade, d’une salle socio-culturelle, d’une salle des fêtes et d’un poste de recharge pour véhicules électriques[1]. . Elle s'est doté en 2010 d'une salle multifonctions, dont le rez-de-chaussée est utilisé pour la cantine des enfants et l'étage comme salle des fêtes[41].

Enseignement

Bury dispose de plusieurs écoles en 2020 :

  • Ecoles maternelles Gilbert Lesueur, rue Raymond-Delacourt, des Moineaux, rue des Fauvettes et Claude-de-Durant (RPI de Bury-Rousseloy), rue Ferdinand-Buisson ;
  • Ecoles primaires de Mérard, rue Pasteur, Frédéric-Louis-Poiret, cité Saint-Épin et école du Centre, place du Général de Gaulle.

Les enfants continuent leur scolarité au collège Romain-Rolland de Mouy[42].

Santé

La commune a favorisé la création en 2019 d'un pôle médical comprenant six cabinets médicaux et huit cabinets paramédicaux[43]

Justice, sécurité, secours et défense

La commune s'est dotée d'un dispositif de vidéosurveillance en 2021[44].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[46].

En 2023, la commune comptait 2 838 habitants[Note 7], en évolution de −4,48 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1071 1141 2491 2681 4091 4301 4661 6381 576
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5381 6551 8812 2222 1692 4332 4482 3702 412
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4082 4282 4812 2422 2302 1091 9301 9132 084
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 1392 5402 6622 6572 8222 8912 9712 9822 977
2017 2022 2023 - - - - - -
2 9712 8762 838------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,9 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 449 hommes pour 1 517 femmes, soit un taux de 51,15 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,11 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[48]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
0,7 
4,5 
75-89 ans
7,2 
15,6 
60-74 ans
17,1 
22,9 
45-59 ans
21,7 
19,5 
30-44 ans
19,2 
16,4 
15-29 ans
15,4 
20,6 
0-14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2022 en pourcentage[49]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,8 
75-89 ans
7,8 
15,7 
60-74 ans
16,5 
20,8 
45-59 ans
19,9 
19,3 
30-44 ans
19,4 
17,6 
15-29 ans
16,2 
20,4 
0-14 ans
18,8 

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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