Église Saint-Martin de Vendresse
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| Type | |
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| Diocèse | |
| Paroisse |
Paroisse du Val-de-Bar (d) |
| Dédicataire |
Saint Martin |
| Religion | |
| Propriétaire |
Commune |
| Patrimonialité |
| Département | |
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| Commune |
| Coordonnées |
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L'église Saint-Martin est une église située à Vendresse, en France, datant du XIIe siècle, qui a fait l'objet de transformations tout au long de son histoire.
L'église est en pierres blanches de Chéhéry. La partie la plus ancienne, du XIIe siècle, est le chœur et le soubassement de la tour à lanternon. Le portail occidental, assez simple, date du premier âge gothique. Les travées de la nef sont plafonnées. Les bas-côtés sont voutés sur croisées d'ogives[1].
Au-dessus d'une petite porte, dans la façade nord de l'église, subsiste une inscription révolutionnaire, datant de la fin de 1793 ou du début de 1794, et faisant référence au Culte de la Raison et de l'Être suprême : « Le peuple français reconnaît l'Être suprême et l'immortalité de l'âme. »[2]
Parmi le mobilier religieux, il faut remarquer les fonts baptismaux romans, avec quatre têtes encadrant la cuve, un homme tirant la langue[2], et les dalles funéraires[1].
Les dalles conjointes d'Érart de Chalendry, mort en 1480, et de sa fille Gérarde, morte en 1500, sont particulièrement intéressantes. Érart de Chalendry, seigneur de Neufmanil, était un vassal du comte de Nevers et de Rethel. Le monument funéraire, placé dans le bas-côté sud de l'église, est une pierre bleue de 2,75 m sur 1,85 m. Cette pierre bleue est peu courante dans cette partie des Ardennes, elle est plus habituelle dans la partie septentrionale et dans l'art funéraire mosan, et provient d'une carrière de calcaire givetien. Les défunts sont représentés debout sous un dais, un lévrier couché aux pieds de l'homme, un lion aux pieds de la jeune femme (si l'on en croit la crinière). Le chien est le symbole de la fidélité, le lion est un animal polysémique et peut symboliser la force du croyant. Habituellement, le lion est davantage l'apanage du seigneur, et le chien celui de la dame. Deux autres caractéristiques de cette dalle sont à remarquer dans l'effigie de ce noble Érart : le portrait est relativement individualisé, avec des cheveux longs, et des yeux oblongs et écartés, et son allure est peu militaire par rapport aux autres dalles existantes en Ardennes avec un vêtement au-dessus de l'armure, l'absence d'armet et d'épée[3],[4].
Une plaque funéraire, en marbre noir, fixée verticalement, est consacrée à la famille, Jean Lebœuf décédé le , Marie Rohart son épouse décédée le , Poncelet Le Bœuf, bourgeois de Paris décédé le , Jean Le Bœuf décédé le [5]. Enfin, deux autres dalles funéraires, avec blason et inscription, sont dédiées à Pierre Joseph Poschet, écuyer, décédé à Lalobbe le , âgé de 67 ans, et à Marie Philippe Jabart, veuve de Louis Poulain, maître de forges de Boutancourt, décédée le , âgée de 55 ans[6].