Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul du Neubourg

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Type
Architecte
Jean Merlet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
Religion
Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
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Architecte
Jean Merlet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Religion
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L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul est une église catholique située au Neubourg, en France.

L'édifice est de style gothique du XVe siècle avec des parties du XVIe siècle. Les deux tours de façade sont inachevées. À l'intérieur se trouvent des vitraux du XIXe siècle inspirés de ceux de Saint-Ouen de Rouen et des vitraux de Jean Barillet réalisés au XXe siècle.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1938.

L'église est située dans le département français de l'Eure, sur la commune du Neubourg.

Historique

Moyen Âge

Le premier seigneur du Neubourg, cité dans les archives[Lesquelles ?], est Roger de Beaumont, dit Roger à la Barbe, qui donna en 1077 à l'église une partie de la dîme de sa forêt de Brionne. Cette première mention de l'église ne donne pas de précision sur son architecture. Cette première église fut endommagée dans l'incendie de la ville en 1118 quand Henri Ier ravagea la région.

Une restauration intervient au début du XIIIe siècle, comme semblent l'indiquer certaines bases des piliers du chœur. En 1260, à la mort de Robert de Neubourg, dernier de ce nom, l'entretien de l'église revient au seigneur de Combon, époux de Jeanne, sœur de Robert.

La guerre de Cent Ans causa de nombreux dommages dans la région et, après la libération d'Évreux en 1441, Le Neubourg est encore incendiée en 1447 et 1449. Une reconstruction quasi complète de l'église a lieu sous le règne de Louis XI entre 1461 et 1483.

Époque moderne

En 1592, l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul est incendiée[1] par les troupes du duc de Parme fuyant devant Henri IV. Les traces des dommages sont visibles dans les combles.

Les travaux de restauration qui suivent sont achevés en 1611, année qui figure sur les vantaux de la porte principale. Durant le XVIIe siècle, l'église est embellie, la plupart du mobilier datant de cette époque.

Le , l'église est le siège de l'élection des députés des états généraux et de la rédaction des cahiers de doléances ; l'église est fermée pendant la Révolution mais ne subit pas de dommages importants ; l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul peut récupérer une partie du mobilier de l'abbaye bénédictine Saint-Jean[2] et, dès 1803, les premières réparations sont envisagées.

Époque contemporaine

En 1848 est entreprise la restauration de tout l'édifice ; les constructions parasites sur les façades latérales sont démolies et le grand portail restauré. Il est fait appel à Jacques-Eugène Barthélémy, architecte diocésain à Rouen pour établir les devis.

En 1865 débutent les travaux conduits par l'entreprise Lefebvre de Rouen : la grande toiture de tuiles qui couvrait la nef et les bas-côtés est démolie ; toutes les fenêtres sont reprises, notamment celles de la nef qui sont dégagées et des voûtes de plâtre sont montées sur la nef et les bas-côtés, dissimulant la voûte lambrissée. Les culées des arcs-boutants sont dégagées mais ceux-ci ne sont pas remplacés.

Elle subit de nouvelles destructions au cours de la Seconde Guerre mondiale, en particulier les clochers : ainsi le campanile qu'on aperçoit sur les clichés d'avant 1944 au droit du cadran d'horloge disparaît. Les dommages sont réparés dans les années 1950 sous la direction de Jean Merlet (1910-1976), architecte en chef des Monuments historiques. On lui doit la série de clichés effectués par Aimée Neury en 1955[3]. La croix surmontant le clocher est dessinée par son collaborateur François Guccione ; les vitraux Duhamel-Marette sont restaurés ; des verrières complémentaires sont réalisées par l'atelier Barillet successeur [4] entre 1960 et 1966.

Les dégâts structurels refont parler d'eux en 2025, notamment la tour clocher devenue silencieuse afin d'éviter un effondrement affectant les travées adjacentes. L'accès est limité aux messes du dimanche et aux événements autorisés[5].

Collections

Nicolas Loir (1624-1679), peintre, est l'auteur de La résurrection du Christ[6]

Protection

Références

Annexes

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