Église Saint-Pierre de Novacelles
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Paroisse Saint-Jean-François-Régis-en-Livradois-Forez (d) |
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Commune |
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L'église Saint-Pierre est une église catholique située à Novacelles, en France[1]. Elle possède des peintures murales du XIVe siècle qui représentent les douze apôtres ainsi qu'un Christ en gloire et les quatre évangélistes.
L'église est située dans le département français du Puy-de-Dôme, sur la commune de Novacelles.
Historique
Sans nul doute, l'église est un des joyaux romans du pays d'Arlanc. À l'origine, au début du Xe siècle, c'était une simple chapelle qui servait un petit ermitage d'une poignée de moines[2]. Elle fut élevée au XIIe siècle, dans l'enceinte même de la basse-cour contiguë du château dominant le bourg, pour les usages du seigneur du lieu, puis elle servit dès le milieu du XIIIe siècle les moines rattachés à l'abbaye bénédictine de La Chaise-Dieu[3]. Ses proportions sont de dix-huit mètres sur huit, avec une nef unique à deux travées terminée par une abside voûtée en cul de four éclairée par trois étroites baies romanes. Les arcs doubleaux de la nef sont soutenus par des chapiteaux très frustes, à faible relief, couronnant des colonnes engagées. L'entrée se faisait latéralement par un petit porche donnant sur le château. Comme partout, les seigneurs du lieu étaient alors inhumés dans l'église même, dans le pavement ou dans un enfeu, cavité creusée dans l'épaisseur des murs. Il en subsiste encore un, sur le côté gauche, transformé par la suite en fonts baptismaux. Un remarquable bénitier roman, conservé, fut taillé dans un bloc monolithe de granit local.
L'édifice est classé au titre des monuments historiques par arrêté du (Église, sauf abside classée et clocher moderne / cad. A 1069), inscription par arrêté du [1]. L'église est la propriété de la commune.
Cette église, ancienne dépendance casadéenne, fait aujourd’hui partie de la paroisse Saint-Jean-François Régis en Livradois-Forez.
Fresques murales

Une initiative, commune pour l'époque, fut alors prise, sans doute au début du XIVe siècle. On décida de décorer de peintures murales tout le chœur de la petite église. Le cul de four et les murs, y compris les ébrasements des baies romanes, furent alors couverts de fresques. Il s'agissait de proposer aux fidèles des enseignements bibliques et des modèles religieux à suivre. Tous les supports étaient possibles : chapiteaux, vitraux pour les riches cathédrales ou basiliques, mosaïques ou sculptures des tympans et des jubés. Les petites églises rurales se "contentaient" de fresques peintes. Ces fresques ont été découvertes en 1965, lors de travaux à l'intérieur de l'église. C'est le peintre Marcel Nicaud, restaurateur notamment du "Christ en majesté" de Lavaudieu, qui a reconstitué ce chef-d'œuvre afin de lui redonner son éclat.
Modifications de l'édifice
- Moyen Âge : Traditionnellement, les seigneurs du lieu étaient enterrés dans l'église castrale et paroissiale, le plus souvent dans un enfeu, niche funéraire que l'on établissait dans l'épaisseur même du mur de l'église (celle que vous pouvez voir à gauche, a été ultérieurement transformée pour servir de fonts baptismaux).
- : Testament de Messire Pierre Malfériol, prêtre.
"Veult et ordonne son corps estre inhumé au vas et tumbeau de messieurs les curés et prebstres de la communauté dudit lieu (Nouvacelle) qui est dans l'esglise ...". - : Visite épiscopale. Le toit et le clocher ont été visités, le tout en bon état. S'y trouvent quatre cloches dont l'une fêlée. Le cimetière autour de l'église paroissiale est clos de murailles. Le presbytère est en ruines et inhabitable. Toute l'église est voûtée, les deux confessionnaux et la chaire sont en bon état, mais l'église est mal planchée ...
"Ordonnons que dans un an, la cloche soit fondue aux frais de la Marguillerie (bureau du conseil de Fabrique, chargé d'administrer les biens d'une paroisse) et des habitants. De plus, à l'avenir, personne ne sera plus enterré dans ladite église qu'il n'ait payé six livres pour chaque grand corps, et trois livres pour chaque petit. Ordonnons au curé de tenir le mieux à l'exécution de notre ordonnance). - : Visite épiscopale. L'inventaire laisse voir que les ornements et habits du culte sont insuffisants et déchirés, ou trop usagés ... Mais les revenus payés à l'église par le seigneur de St-Bonnet (1 septier de blé, deux quartons de cens et quelques obligations) ne pouvaient suffire à l'entretien de la lampe du Saint-Sacrement ... (le Curé a refusé de signer, le Vicaire l'a fait ...).
- - : Contre-visite. Le sanctuaire, la nef, le chœur, les confessionnaux et la chaire sont en bon état ainsi que le clocher et les extérieurs de l'église. La sacristie est bien close. Le cimetière, autour de l'église est bien fermé ... Aucun inconvénient.
- Au cours du XIXe siècle (Date indéterminée) : Réfection du clocher, plus haut, plus pointu (D'après représentation à la détrempe sur paroi plâtrée).
- : Le Conseil municipal, saisi par le Conseil de Fabrique, reconnaît la nécessité urgente de procéder aux réparations de la partie supérieure du clocher, regrette de ne pouvoir apporter que l'engagement des habitants de Novacelles à faire des fournitures et des transports de matériaux ... travaux exécutés.
- : Constatations de graves désordres dans la voûte de la nef, dans les murs, et dans la voûte de la chapelle sud. D'où graves dangers pour les paroissiens. Devis présenté de 2 349 Frs. Le Conseil municipal vote 106 Frs, le conseil de Fabrique peut apporter 400 frs. On sollicite Mr le Ministre de l'intérieur et des cultes d'un secours de 1 843 Frs.
- : Versement de 1 100 Frs du Ministère de l'intérieur et des cultes à la caisse de la Fabrique.
- : Réparations effectuées.
- 1965 - 1966 : Découverte des fresques. Classement du chœur par la Caisse des Monuments historiques. Renforcement des traits et fixation des couleurs par des spécialistes agréés. Dégagement des pierres de leurs enduits, réfection des crépis des voûtes et des murs de la nef et des chapelles latérales.
- 1981 : Réfection du clocher. Dépose de la croix de fer sommitale qui était trop lourde (400 kg de fer forgé) et qui se trouve maintenant à l'extérieur de l'église. Remplacement d'ardoises et pose d'une croix plus légère.
- 1986 : Réfection de la toiture. Remplacement charpente et ardoises sur l'ensemble du bâtiment. Remplacement chéneaux et descentes en zinc par des produits agréés en cuivre.
- 1995 : Réfection des abat-sons.
- 2000 : Remplacement du chauffage au fioul inefficace, bruyant et polluant, par des radiants électriques.