Église Saint-Remacle-au-Pont de Liège
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| Église Saint-Remacle-au-Pont | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Type | Église paroissiale |
| Début de la construction | 1713 |
| Fin des travaux | 1722 |
| Autres campagnes de travaux | 1948 : Reconstruction de la façade |
| Style dominant | Louis XIII - Louis XIV |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Ville | |
| Coordonnées | 50° 38′ 13″ nord, 5° 35′ 22″ est |
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L'église Saint-Remacle-au-Pont, située dans le quartier d'Amercœur, est une des églises paroissiales les plus anciennes de Liège. Elle fut ainsi nommée pour la démarquer de Saint-Remacle-au-Mont, située près de Saint-Martin.
La fondation
Selon la légende, les habitants de Malmedy s'étant soulevés contre les moines bénédictins de l'abbaye de Stavelot, ceux-ci vinrent demander justice à l'empereur Henri IV qui se trouvait à Liège en Féronstrée. Pour ce faire, ils transportaient avec eux la châsse de leur saint patron, saint Remacle. Ayant obtenu gain de cause, ils s'en retournèrent chez eux, faisant une halte après le pont d'Amercœur pour célébrer une messe d'action de grâces avant de gravir le thier de la Chartreuse. Le propriétaire du champ aurait alors fait don au clergé des terres où avait reposé la châsse, afin qu'une église y soit bâtie. Elle aurait donc été fondée en 1071[1].
Premier édifice
Un premier édifice modeste, annexe de Saint-Amand de Jupille, fut érigé par les habitants. On connaît cependant l'église gothique perpendiculaire au real chemin[2] qui fut détruite lors du bombardement de Boufflers en 1691[3].
La plus ancienne mention de la paroisse de Saint-Remacle date de 1323[4] dans le cartulaire de l'église Sainte-Croix.
Édifice actuel

Du premier édifice gothique, il ne subsiste que le pied de la tour datant du XVe siècle. L'édifice actuel en style Louis XIII-Louis XIV connu ce jour fut commencé en 1713 par le curé Mathieu de Magnery et achevé en 1722. Son constructeur sera inhumé en 1725 au milieu du chœur. Le vaisseau est divisé en trois nefs à quatre travées soutenues par six chapiteaux toscans, où sont sculptées les armoiries de notables de la paroisse qui ont contribué à sa reconstruction. La façade, endommagée par une bombe alliée le a été reconstruite avec les éléments d'origines en 1948, et ornée d'un relief de Louis Dupont au fronton ainsi que d'une statue de la Vierge de Oscar Berchmans. Le portail n'a pas été modifié.
Jadis, le cimetière qui longeait le real chemin était appelé le cimetière des noyés et était destiné aux inconnus.
Chapelle Saint-Julien
Contigüe à la sacristie, une minuscule chapelle abrite une statue du XVe siècle de saint Julien provenant de l'ancien hôpital Saint-Julien.
