Église Saint-Vincent de Rouen

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Destination initiale
Culte
Destination actuelle
ruine préservée
Style
Gothique flamboyant
Propriétaire
Ville de Rouen
Église Saint-Vincent
L'église Saint-Vincent de Rouen (côté ouest) en 1893. Façade sur la place Saint-Vincent (disparue depuis la reconstruction), avec, sur la gauche, la rue Fleurus-Duvivier (également disparue depuis la reconstruction).
Présentation
Destination initiale
Culte
Destination actuelle
ruine préservée
Style
Gothique flamboyant
Propriétaire
Ville de Rouen
Patrimonialité
État de conservation
en ruineVoir et modifier les données sur Wikidata
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Département
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L'église Saint-Vincent est une ancienne église catholique de style gothique située à Rouen, en France[1]. Elle a été presque entièrement détruite par un bombardement en mai 1944.

L'église Saint-Vincent est située dans le département français de la Seine-Maritime, dans la commune de Rouen.

Historique

Portail sud de l'église Saint-Vincent au XIXe siècle, vue de la rue Haranguerie (disparue depuis la reconstruction).

Elle est dénommée église Saint-Vincent-sur-Rive à cause de sa proximité avec les quais de la Seine. Elle était par ses dimensions, la qualité de son architecture et la richesse de son patrimoine, la quatrième église gothique la plus importante de Rouen, après la cathédrale Notre-Dame, l'abbatiale Saint-Ouen et l'église Saint-Maclou.

Elle était placée sous le patronage de Saint Vincent (de Saragosse), un saint d'origine ibérique, dont l'une des verrières de l'église décrit le martyre.

L'existence de la paroisse Saint-Vincent de Rouen est attestée dès 1169. Proche du port, elle bénéficie de son activité économique et commerciale, et de la Vicomté, dont l'hôtel était situé en face de son portail occidental, organisme régissant l'activité portuaire, soit le trafic sur le fleuve et la conservation des étalons et mesures nécessaires aux échanges économiques, en particulier le négoce du sel[2].

La nef de l'église est construite au milieu du XVe siècle, avec une première tour de transept. Dans les années 1470, la croisée du transept est agrandie, les portails nord, sud et ouest sont édifiés. Entre 1512 et 1528, le chœur, orienté à l'Est, est reconstruit, très élevé, avec un déambulatoire et une élévation à trois étages. L'élévation du chœur est telle que le faitage de sa toiture atteint presque le sommet de la tour lanterne.

À la suite de cette reconstruction, d'amples verrières sont mises en place dans les croisées.

Au XVIIe siècle, vers 1669, la tour-lanterne carrée est édifiée, en conservant le style gothique du reste de l'église[3].

Au XVIIIe siècle, un collatéral est ajouté sur le côté nord de la nef, qui est repavée. À partir de 1735, le chœur est réaménagé et redécoré sous la direction de l'architecte, sculpteur et décorateur Jean-Pierre Defrance, qui greffe d'opulents ornements baroques sur les maçonneries gothiques[4]. Le maître-autel, inauguré en 1750, comportait un plateau en une seule pièce de marbre brèche[4]. Les stalles et l'orgue sont renouvelés.

Fermée pendant la Terreur, l'église est rachetée et préservée, puis rendue rapidement au culte.

Au XIXe siècle, elle bénéficie de plusieurs chantiers de travaux : construction du collatéral sud, restauration du portail occidental, des contreforts de l'abside, du portail sud, des vitraux ; construction d'une nouvelle sacristie[5].

Les travaux sur les contreforts de l'abside et ceux sur le portail sud sont menés dans les années 1870 par l'architecte Louis Sauvageot, alors architecte de la ville de Rouen[6].

À cette époque, seuls les côtés ouest (place Saint-Vincent, traversée par la rue de la Vicomté), et sud (longé par la rue Saint-Vincent) de l'église étaient visibles par le public, les deux autres côtés (nord et Est) étant bordés de bâtiments privés,

Située en bas de la rue Jeanne-d'Arc, l'église est épargnée en 1861, lors du percement de celle-ci, à quelques mètres de son abside. Ce percement modifie néanmoins son environnement : les côtés Est et nord de l'église sont dégagés, l'ouverture de la rue de l'Impératrice (actuelle rue Jeanne-d'Arc) permet la mise en valeur de l'abside ; le percement de la rue Fleurus-Duvivier (aujourd'hui disparue), sur le flanc nord de l'église, permet aussi sa mise en valeur de ce côté.

En 1939, ses verrières anciennes, réalisées vers 1520-1530, au nombre de 29, considérées parmi les plus belles de la ville, sont démontées par mesure de sécurité, soigneusement mises en caisses et transportées à Niort.

L'église est détruite à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le , par plusieurs bombes lâchées, lors des bombardements alliés sur Rouen et son agglomération, durant la semaine du au , dite « semaine rouge »[7].

En 1945, ses restes sont considérés comme trop endommagés pour envisager une reconstruction. La rue du Général-Giraud est percée sur leur emplacement, dans les années 1950.

Église Saint-Vincent de Rouen (ancienne) - Nef, chaire, transept, chœur.

Seuls subsistent aujourd'hui le portail sud de son transept, avec un petite partie du mur adjacent.

Le classement de l'église au titre des monuments historiques en 1862[1] s'applique à ces vestiges.

Description

Notes et références

Annexes

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