Reconstruction de Rouen

From Wikipedia, the free encyclopedia

Rouen en chantier.
Vue de la place Carnot et de la cathédrale depuis la rive gauche.
Quai de Paris avant la guerre.

La reconstruction de Rouen fait suite aux destructions subies par la ville de Rouen, en France, pendant la Seconde Guerre mondiale. La ville a subi des destructions par les bombardements et les incendies de 1940 à 1944.

1940

Le , l'armée française, dans son repli, détruit les trois ponts sur la Seine que sont le pont Corneille, le pont Boieldieu et le pont transbordeur. À la suite d'un combat de chars au bas de la rue de la République, un incendie a ravagé le quartier compris entre la cathédrale et les quais. Les docks rive gauche sont détruits.

Des ponts provisoires sont installés pour rétablir la liaison entre les deux rives.

Le Plan Gréber

Jacques Gréber arrive à Rouen en 1940 comme consultant du service technique d'urbanisme. Architecte et urbaniste en chef de la ville de Rouen, il fait des propositions d'embellissement pour la ville en profitant des destructions. Son travail s'attarde surtout rive droite avec un travail sur l'esplanade entre la cathédrale et le fleuve. Il prévoyait une surélévation des quais de 2 m entre les rues Armand-Carrel et Grand-Pont, seul secteur qui avait subi des destructions, pour créer une esplanade rive droite et permettre également un accès plus aisé aux ponts.

Pour la rive gauche, Gréber parle pour la première fois dans l'histoire de Rouen, d'embellissement, par le déplacement des usines les plus polluantes comme l'usine à gaz de la place des Emmurées et prévoit la création de vastes secteurs résidentiels entre la Seine et l'actuel cours Clemenceau. Il ne suit pas la même idéologie que pour la rive droite et utilise une écriture urbaine différente. Alors qu'il souhaite reconstruire en suivant le tracé des rues médiévales et en respectant un gabarit, il fait pour la rive gauche la proposition d'immeubles à redents pour profiter des vues créées sur la rive droite et la cathédrale. Les constructions sont comme des promontoires d'observation de la rive droite. Il crée des ensembles monumentaux et d'ordonnance architecturale sur les quais, la place Carnot (place triangulaire face au pont Boieldieu), la place Lafayette (tête sud du pont Pierre-Corneille) et au niveau du rond-point Lafayette (actuelle place Carnot). Les immeubles iraient jusqu'à 30 m de hauteur.

Tout ce travail s'accompagne d'expositions et de débats publics[1], qu'il tire de son expérience américaine, qui lui permet d'expliquer son travail et d'être confronté à l'avis des Rouennais.

Il réalise en 1943 une maquette de Rouen avec un projet pour la rive gauche qui s'affine. Il propose la création d'un nouveau centre-ville élargissant celui de la rive droite avec des points de vue monumentaux, une composition symétrique autour de places et des têtes de pont, et voulait créer un effet de densité et de compacité.

1944

Incendie de la tour Saint-Romain durant la Semaine rouge.

La vague de bombardement du 19 avril et de la « semaine rouge » , en prévision du débarquement, voit la destruction du quartier des Carmes, les quais, l'église Saint-Vincent, la Bourse, le théâtre des Arts, l'hôtel des Douanes… La ville de Rouen, à 500 m de part et d'autre de la Seine, est ravagée par les bombes.

Après-guerre

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI