Église de la Nativité (Arbanasi)

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Nom localРождество Христово
TypeÉglise
Début de la construction1597
Église de la Nativité
Image illustrative de l’article Église de la Nativité (Arbanasi)
Façade principale de l'église de la Nativité.
Présentation
Nom local Рождество Христово
Culte Église orthodoxe
Type Église
Début de la construction 1597
Fin des travaux 1643
Site web http://www.arbanasinativitychurch.com/
Géographie
Pays Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Ville Arbanasi
Coordonnées 43° 05′ 51″ nord, 25° 39′ 50″ est

L'église de la Nativité d'Arbanasi (en bulgare : Рождество Христово) est une église orthodoxe d'Arbanasi, en Bulgarie. Elle est reconnue pour ses murs intérieurs, entièrement recouverts de fresques datant de la fin du xvie siècle à la fin du xviie siècle.

Elle a été restaurée dans les années 1970 et est depuis entretenue par le musée de régional d'histoire de Veliko Tarnovo[1].

L’église est située dans la partie sud-ouest du village. L’édifice, construit en simple maçonnerie de pierre, mesure 28,80 mètres de longueur pour 10,40 mètres de largeur. Il se compose d’un autel, d’une nef et d’un narthex alignés sur un axe est-ouest, ainsi que d’une chapelle dédiée à saint Jean Baptiste, adossée au mur nord et reliée par une galerie en forme de L.

La couverture est constituée d’un toit en tuiles à trois pentes. L’abside, située à l’est, atteint la moitié de la hauteur de la façade et possède sa propre toiture.

Le mur sud est relativement plein, percé de seulement quatre fenêtres. Les deux tiers du mur nord ainsi que la totalité du mur ouest sont ornés d’arcades aveugles. La façade occidentale présente une composition symétrique.

Le long du mur nord, des contreforts en béton armé et un cerclage métallique ont été mis en place afin de lutter contre le déversement de celui-ci.

Historique

La construction de l’église remonte à la fin du xvie siècle, comme l’atteste une inscription datée de 1597 dans le naos. Elle mentionne les ktitors, donateurs à l’origine de l’édification et de la réalisation des fresques les plus anciennes, en l’occurrence deux prêtres de la paroisse. L’édifice était alors une église à nef unique, couverte d’une voûte en berceau, correspondant aux dimensions actuelles du naos.

Lors d’une seconde phase, un narthex fut ajouté, servant d’espace de prière pour les femmes, tandis que le premier bâtiment devenait l’espace réservé aux hommes. Dans le même temps, une chapelle dédiée à saint Jean Baptiste fut construite au nord de l’église. Les deux corps de bâtiment furent reliés par une galerie voûtée, à l’origine extérieure – comme en témoignent les arcades aujourd’hui bouchées – longeant le narthex à l’ouest et au nord et devant la chapelle latérale.

Les espaces entre les arcades du vestibule et de la galerie sont murés par une mince maçonnerie de pierre, ce qui coïncide avec la troisième période de construction. Des fenêtres sont formées, protégées par des barres métalliques. La construction se termine avant 1643[2].

Caractéristiques

Tout l’intérieur de l’église est recouvert de fresques, dont l’exécution s’est déroulée par étapes successives en 1597, 1632, 1638, 1643, 1649 et 1681. En tout, ce sont plus de 3000 personnages qui sont représentés[3].

Seuls quelques fragments des premières fresques de 1597 subsistent dans le naos : les figures de saint Théodore Tiron et saint Théodore le Stratilate. Les fresques visibles aujourd'hui dans cette partie datent donc pour la plupart de la campagne de 1681.

Dans l’alcôve de l’abside on retrouve une figure de la Vierge à l'enfant. Dans le premier registre, situé sur les murs nord et sud de la nef, sont représentés les saints guerriers : saint Démétrios de Thessalonique, saint Georges de Lydda, saint Nestor de Thessalonique, et les saints guérisseurs et non-guerriers : saint Côme et Damien, saint Pantaléon de Nicomédie, saint Tryphon de Lampsaque. Le registre au-dessus d’eux a la forme d’une frise de médaillons, dans lesquels sont peintes des images en buste de nombreux saints. Les deux registres suivants sont occupés par des scènes plus grandes illustrant la vie du Christ.

Sur la voûte s’élèvent les images imposantes du Christ-Emmanuel, du Christ pantocrator et de la Trinité.

L'iconostase principale présente dans le naos de l'église est une impressionnantes création de sculpture sur bois, elle a été réalisée sur commande de la famille Kantakouzene et date du xviiie siècle[4],[5].

Dans le narthex principal, sur le mur nord, on peut voir une des plus grandes compositions iconographiques de l'église : un arbre de Jessé, représentation schématique de la généalogie de Jésus à partir de Jessé. L'arbre prend ses racines de la figure de Jessé allongé, père du roi David. Des branches de cet arbre surgissent les figures les plus importantes de l'ancien Testament : les prophètes et les rois David, Salomon, Roboam et des évènements de la vie de Marie et du Christ. La partie inférieure montre une série de personnages tenant des phylactères dont des rois antiques ainsi que des philosophes : Solon, Pythagore, Socrate, Homère, Aristote, Platon, Plutarque et autres.

Dans le naos de la chapelle, les fresques datant de 1632 montrent saint Jean Baptiste, le patron de la chapelle, et ses miracles. Les compositions suivantes se trouvent peintes sur les murs : la visitation de la Vierge Marie à sainte Anne, la naissance de Jean Baptiste, son baptême ainsi que sa décollation. L'iconostase de la chapelle date de 1649 ce qui en fait une des plus vieilles de Bulgarie[4],[5].

Les fresques de la galerie furent exécutées entre 1643 et 1649. Elles représentent plusieurs scènes issues du Livre de la Genèse, notamment la création d’Adam et Ève ainsi qu’une série de motifs liés aux péchés capitaux. Sur le mur est, séparant la galerie de la chapelle latérale, se trouve l’un des plus anciens exemples connus de la représentation de la « roue de la vie »[6]. Cette fresque illustre le parcours de l’homme, de la naissance à la mort, en passant par les aspirations au pouvoir et à la richesse. Une inscription associée porte la mention : « Je n’ai pas été, je n’ai pas existé », soulignant la dimension transitoire de l’existence terrestre[1].

Article connexe

Références

Liens externes

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