Élections fédérales canadiennes de 2025

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Les élections fédérales canadiennes de 2025 ont lieu le , afin d'élire les 343 députés de la 45e législature de la Chambre des communes du Canada.

Typed’électionLégislatives fédérales
Mandat4 ans
Inscrits28 525 638
Votants19 811 520
Faits en bref 343 sièges de la Chambre des communes (Majorité absolue : 172 sièges), Type d’élection ...
Élections fédérales canadiennes de 2025
343 sièges de la Chambre des communes
(Majorité absolue : 172 sièges)
Type d’élection Législatives fédérales
Mandat 4 ans
Corps électoral et résultats
Inscrits 28 525 638
Votants 19 811 520
69,45% en augmentation 6,6
Votes exprimés 19 641 663
Blancs et nuls 169 857
Parti libéral  Mark Carney
Voix 8 595 488
43,76%
en augmentation 11,1
Sièges obtenus 169 en augmentation 9
Parti conservateur  Pierre Poilievre
Voix 8 113 484
41,31%
en augmentation 7,6
Sièges obtenus 144 en augmentation 25
Bloc québécois  Yves-François Blanchet
Voix 1 236 349
6,29%
en diminution 1,4
Sièges obtenus 22 en diminution 10
Nouveau Parti démocratique  Jagmeet Singh
Voix 1 234 673
6,29%
en diminution 11,5
Sièges obtenus 7 en diminution 18
Parti vert  Elizabeth May et Jonathan Pedneault
Voix 238 892
1,22%
en diminution 1,1
Sièges obtenus 1 en diminution 1
Résultats par province et territoire
Carte
Composition de la Chambre des communes
Diagramme
Premier ministre
Sortant Élu
Mark Carney
Libéral
minoritaire
Mark Carney
Libéral
minoritaire
Résultats officielsVoir et modifier les données sur Wikidata
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Le Parti libéral du Canada du premier ministre sortant Mark Carney est vainqueur avec 169 sièges, soit 25 de plus que les conservateurs de Pierre Poilievre, malgré des sondages qui prédisent jusqu'à début 2025 la victoire de ces derniers avec plus de 20 points d'écart, les attaques verbales répétées du président américain Donald Trump à l'encontre du Canada ayant « totalement changé la donne dans les intentions de vote ».

La campagne électorale oscille principalement autour d'enjeux économiques, soit le coût de la vie, les droits de douane américains et les visées expansionnistes du président des États-Unis, Donald Trump, la pénurie de logements, l'imposition de la taxe carbone.

Il s'agit de la quatrième fois consécutive que le Parti libéral remporte ces élections après celles de 2015, de 2019 et de 2021, et la troisième fois qu'il forme un gouvernement minoritaire. Le parti remporte également le vote populaire avec près de 44 % des voix exprimées, contre 41 % pour son plus proche rival, le Parti conservateur, les deux cumulent 85 % des voix exprimées, ce qui n'est pas arrivé depuis les élections fédérales de 1958. Ces élections constituent le meilleur résultat en termes de vote populaire pour le Parti libéral depuis les élections de 1980 et pour le Parti conservateur depuis celles de 1988.

Les derniers mois de la campagne électorale ont vu une double chute dans les sondages, du Nouveau Parti démocratique (NPD) et du Parti conservateur, qui se concrétisent selon les premières estimations au soir du vote, et ont toutes les deux bénéficié au Parti libéral. Le Bloc québécois subit quant à lui une baisse marquée du nombre de sièges obtenus avec un total de 22 sièges, soit 10 de moins qu'aux élections de 2021. Le NPD quant à lui, réalise aussi bien en termes de sièges qu’en termes de vote populaire le pire résultat de son histoire et perd son statut de parti officiel à la Chambre des communes, une première depuis le scrutin de 1993.

Selon les résultats obtenus en date du , le taux de participation s'élève à 68,72 %, un résultat inégalé depuis les élections de 1993.

Parmi les cinq partis qui ont obtenu des sièges, seuls les chefs du Parti libéral (Mark Carney), du Bloc québécois (Yves-François Blanchet) et la co-cheffe du Parti vert (Elizabeth May) sont élus dans leur circonscription respective. Les chefs du Parti conservateur (Pierre Poilievre), du Nouveau Parti démocratique (Jagmeet Singh) et le co-chef du Parti vert (Jonathan Pedneault) sont défaits.

Contexte

Élections fédérales de 2021

Les élections fédérales de 2021 sont organisées de manière anticipée deux ans avant la date prévue à la suite de la dissolution déclenchée à la demande du premier ministre Justin Trudeau, à la tête d'un gouvernement minoritaire depuis les précédentes élections en 2019. La décision de Trudeau de déclencher des élections en pleine pandémie de Covid-19 est critiquée par le reste de la classe politique[1].

Les résultats sont sensiblement les mêmes que ceux de 2019, seule une poignée de sièges changeant de parti. Comme en 2019, le Parti conservateur (PC) arrive en tête en termes de suffrages au niveau national, mais est nettement dépassé par le Parti libéral en termes de sièges, du fait de la concentration de ses électeurs dans des circonscriptions déjà acquises. Le scrutin est ainsi rapidement qualifié d'« élections de perdants », tous les partis en lice se voyant finalement frustrés dans leurs objectifs électoraux[2]. Le , le Parti libéral et le Nouveau Parti démocratique (NPD), arrivé en troisième position, concluent un accord, le second fournissant un soutien sans participation au premier en échange d'une priorisation des projets favorisés par le NPD, permettant ainsi au Premier ministre de s'assurer de rester en poste jusqu'aux prochaines élections en 2025[3],[4],[5].

Confrontée aux pires résultats de son parti depuis les élections de novembre 2000 avec seulement 2,3 % des suffrages et deux sièges, la cheffe du Parti vert, Annamie Paul présente quant à elle sa démission dès le [6],[7]. L'élection à la direction du parti est remportée par l'ancienne cheffe Elizabeth May, qui se présente sur un « ticket commun » avec Jonathan Pedneault, proposant un modèle de co-chefferie. Dans l'attente d'une modification de la Constitution du parti pour permettre cette co-chefferie, Pedneault est officiellement nommé chef adjoint du Parti vert. En , le nouveau modèle de co-chef est adopté par le parti[8],[9].

Le , le chef du Parti conservateur Erin O'Toole est démis de ses fonctions en tant que chef du caucus du parti à la Chambre des communes du Canada par un vote de 73 voix contre 45[10]. À la suite de la course à la direction de , Pierre Poilievre est élu nouveau chef du Parti conservateur, obtenant 68,15 % des voix, loin devant son principal concurrent, l'ancien premier ministre du Québec Jean Charest avec 16,07 %[11].

Démission de Justin Trudeau en janvier 2025

Le Premier ministre Justin Trudeau en 2025.

En 2024, Justin Trudeau doit faire face à une grave crise politique, le Parti libéral enchaînant les revers politiques. Entre l'été et la fin de l'année, neuf ministres quittent le gouvernement ou annoncent ne pas vouloir se présenter aux prochaines élections fédérales[12]. De plus, son gouvernement surmonte de justesse une série de votes de défiance initiée par l'opposition conservatrice dont la popularité monte dans les sondages. Le , la démission surprise de la vice-première ministre et ministre des Finances, Chrystia Freeland, fragilise davantage encore le gouvernement. Celle-ci était en désaccord avec Justin Trudeau sur la politique économique à mener, voulant préserver la capacité budgétaire du Canada alors que ce dernier « multipliait les cadeaux fiscaux pour plaire aux électeurs »[12].

Fin , Trudeau remanie un tiers de son gouvernement. Le premier ministre, qui avait annoncé son intention de se représenter, compte alors plus de 20 points de retard sur son rival conservateur, Pierre Poilievre, dans les sondages. Minoritaire au Parlement, fragilisé par le retrait de son allié de gauche, le Nouveau Parti démocratique (NPD), et le mécontentement croissant au sein de son propre parti, Justin Trudeau est confronté à la plus grave crise politique depuis son arrivée au pouvoir. Il ne dispose que d'une faible cote de popularité, étant tenu pour responsable de la forte inflation dans le pays, de la crise du logement et des services publics[13],[14]. Il est également accusé par son rival d’être incapable de faire face à la crise du logement et à la criminalité, alors que la dette nationale a doublé[12].

Après plus de neuf ans à la tête du gouvernement canadien, le premier ministre libéral Justin Trudeau annonce sa démission au début du mois de . Il demande à la gouverneure générale, Mary Simon, de proroger le Parlement canadien jusqu'au [15].

Après la course à la direction du Parti libéral du Canada, Mark Carney est désigné chef le et prête serment en qualité de premier ministre le [15].

Le , Mark Carney déclenche la campagne électorale afin que les élections se tiennent le [16].

Mode de scrutin

La Chambre des communes est la chambre basse du parlement bicaméral du Canada. Elle est composée de 343 sièges pourvus pour un mandat de quatre ans au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales.

Date

En accord avec la loi électorale du Canada, les élections ont lieu le troisième lundi d'octobre de la quatrième année suivant les précédentes élections. Les élections peuvent cependant avoir lieu de manière anticipée sur demande du premier ministre, comme lors de ces élections. La campagne est officiellement lancée le , jour où le premier ministre Mark Carney se rend chez la gouverneure générale pour demander la dissolution du Parlement[16]. Les candidats ont jusqu'au pour déposer leurs candidatures[17].

Principales forces politiques

Davantage d’informations Partis, Idéologie ...
Partis Idéologie Chef de file Résultats
en 2021
Sièges à la dissolution Candidats
Parti libéral (PLC) Centre à centre gauche
Libéralisme canadien, social-libéralisme, progressisme, troisième voie, fédéralisme
Mark Carney 32,62 % des voix
160 députés
152 342
Parti conservateur (PCC) Centre droit à droite
Libéral-conservatisme, libéralisme, libertarianisme, blue Toryism
Pierre Poilievre 33,74 % des voix
119 députés
120 342
Nouveau Parti démocratique (NPD) Centre gauche à gauche
Social-démocratie, socialisme démocratique, progressisme, féminisme, écologisme
Jagmeet Singh 17,83 % des voix
25 députés
24 342
Bloc québécois (BQ) Centre gauche à centre droit
Nationalisme québécois, indépendantisme, social-démocratie, régionalisme
Yves-François Blanchet 7,64 % des voix
32 députés
33 78
Parti vert (PV) Gauche
Écologisme, progressisme
Elizabeth May et Jonathan Pedneault 2,33 % des voix
2 députés
2 232
Parti populaire (PPC) Droite à extrême droite
Libéralisme, conservatisme, populisme, libertarianisme
Maxime Bernier 4,94 % des voix
0 député
0 247
Indépendants 0,19 % des voix
0 député
3 177
Sièges vacants 4 -
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Changement au Parlement au cours de la législature

Davantage d’informations Siège, Avant ...
Siège Avant Après
Date Député Parti Motif Date Député Parti
Spadina—Fort York Kevin Vuong PLC Exclusion du caucus[18] Kevin Vuong Indépendant
Mississauga—Lakeshore Sven Spengemann PLC Démission pour accepter une fonction à l'ONU[19],[20] [21] Charles Sousa PLC
Richmond—Arthabaska Alain Rayes PCC Démission du caucus[22] Alain Rayes Indépendant
Winnipeg-Centre-Sud Jim Carr PLC Mort en fonction[23] Ben Carr PLC
Calgary Heritage Bob Benzen PCC Démission pour retourner dans le secteur privé[24] Shuvaloy Majumdar PCC
Oxford Dave MacKenzie PCC Démission[25] Arpan Khanna PCC
Portage—Lisgar Candice Bergen PCC Démission[26] Branden Leslie PCC
Notre-Dame-de-Grâce—Westmount Marc Garneau PLC Démission[27] Anna Gainey PLC
Don Valley-Nord Han Dong PLC Démission du caucus[28] Han Dong Indépendant
Durham Erin O'Toole PCC Démission[29] Jamil Jivani PCC
Toronto—St. Paul's Carolyn Bennett PLC Démissionne pour devenir ambassadrice du Canada au Danemark[30] Don Stewart PCC
LaSalle—Émard—Verdun David Lametti PLC Démissionne pour rejoindre un cabinet d'avocat[31] Louis-Philippe Sauvé BQ
Elmwood—Transcona Daniel Blaikie NPD Démissionne pour travailler auprès du Premier ministre du Manitoba, Wab Kinew[32] Leila Dance NPD
Cloverdale—Langley City John Aldag PLC Démissionne pour être candidat du BC NDP à Langley-Abbotsford aux élections générales de 2024[33] Tamara Jansen PCC
Halifax Andy Fillmore PLC Démissionne pour être candidat en tant que maire aux élections municipales d'Halifax de 2024[34] Élection partielle prévue le annulée
Honoré-Mercier Pablo Rodriguez PLC Démissionne pour être candidat à la course à la direction du Parti libéral du Québec de 2025[35] Sièges vacants jusqu'aux élections de 2025
Esquimalt—Saanich—Sooke Randall Garrison NPD Démission pour raisons de santé[36]
Eglinton—Lawrence Marco Mendicino PLC Démissionne pour devenir chef de cabinet du premier ministre[37].
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Députés ne se représentant pas

Campagne

La campagne électorale débute le . Le Parti vert annonce qu'elle sera pour lui codirigée par Elizabeth May et Jonathan Pedneault.

Interventions de Donald Trump

Le président des États-Unis Donald Trump s'immisce très tôt dans la campagne électorale et jusqu'à sa fin. Le jour du vote, il évoque pour une énième fois la disparition du Canada en tant que nation, et en appelant les Canadiens à voter pour lui, mais aucun candidat n'évoque l'annexion, l'idée étant « rejetée par une forte majorité de Canadiens »[57].

Le premier ministre sortant ne cesse de rappeler pendant la campagne que la menace américaine est réelle pour le territoire canadien et estime que la question clé de cette élection est « de savoir qui est le mieux placé pour s’opposer au président Trump ? »[58]. Son rival, Pierre Poilievre souffre jusqu'au bout, selon les analystes, de la proximité, de par son style et certaines de ses idées, avec le président américain[58].

Slogans

Davantage d’informations Slogan (français), Slogan (anglais) ...
Slogan (français) Slogan (anglais)
Parti libéral du Canada Un Canada fort Canada strong
Parti conservateur du Canada Le Canada d'abord Canada first
Bloc québécois Je choisis le Québec
Nouveau Parti démocratique Du coeur au ventre In it for you
Parti vert du Canada Votez pour du changement Change, vote for it
Parti populaire du Canada Des politiques fondées sur le gros bon sens qui priorisent des Canadiens Common sense policies that put Canadians first
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Couverture médiatique

Au Québec, la société d'État Radio-Canada Info offre une grande couverture médiatique avec une section exclusivement dédiée au sujet[16]. Elle offre aussi des outils tels que la boussole électorale et un comparateur de programme afin de connaitre les principaux engagements des partis politiques.

Débats des chefs

Le , le réseau de télévision TVA demande à chacun des principaux partis politiques fédéraux, 75 000 dollars pour participer au Face-à-Face, le débat en français sur son réseau. Le Parti conservateur et le Bloc québécois acceptent le jour même cette condition[59]. Le Nouveau Parti démocratique accepte trois jours plus tard, le , quelques heures avant que le Parti libéral refuse d'y participer causant l'annulation du débat[60]. Ce même jour, la Commission des débats des chefs fait l'annonce de deux débats ; le débat en français prévu pour le et celui en anglais le jour suivant, tous les deux à la Maison de Radio-Canada, à Montréal[61]. Le parti Vert qui était initialement invité, fut finalement exclu du débat en raison d’un nombre insuffisant de candidats présentés[62].

Davantage d’informations Date, Langue ...
Date Langue Organisateurs Présentateurs Présence des représentants des principaux blocs :  P  Présent  IR  Invitation retirée  NI  Non invité  A  Absent Réf.
Carney Poilievre Blanchet Singh Pedneault
Parti libéral du Canada (PLC) Parti conservateur du Canada (PCC) Bloc québécois (BQ) Nouveau Parti démocratique (NPD) Parti vert du Canada (PVC)
Français Commission des débats des chefs Patrice Roy P P P P IR[63] [64]
Anglais Steve Paikin P P P P IR[65] [64]
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Sondages pré-électoraux

Les cinq mois précédant la campagne électorale ont vu une double chute dans les sondages, du NPD (couleur orange) et du Parti conservateur (couleur bleue), qui ont toutes les deux bénéficié au Parti libéral (couleur rouge).

Jusqu'en , conservateurs et libéraux étaient au coude-à-coude, puis les premiers avaient pris une avance de près de vingt points.

Évolution des intentions de vote depuis le

Évolution des intentions de vote depuis le
  • Parti libéral du Canada
  • Parti conservateur du Canada
  • Nouveau Parti démocratique
  • Bloc québécois
  • Parti vert du Canada
  • Parti populaire du Canada

Évolution des intentions de vote réalisés durant la période de la campagne électorale

Évolution des intentions de vote réalisés durant la période de la campagne électorale
  • Parti libéral du Canada
  • Parti conservateur du Canada
  • Nouveau Parti démocratique
  • Bloc québécois
  • Parti vert du Canada
  • Parti populaire du Canada

Participation et vote par anticipation

Le scrutin est marqué par une participation record au vote par anticipation[66] avec plus de 7,3 millions[58]. Au total, c'est 68,7 % des électeurs qui ont voté. Il s'agit du taux de participation le plus élevé depuis 1988 en Alberta.

Le système canadien décrit des « bulletins spéciaux », ceux qui « sont transmis par la poste ou déposés aux bureaux d'Élections Canada par les électeurs ayant voté en dehors de leur circonscription »[67]. Dans la matinée du , l'Agence Elections Canada interrompt temporairement le « dépouillement marathon » de ces bulletins spéciaux, qui « a finalement repris à 9 h 30, heure de l'Est »[67].

Résultats

Fédéraux

Davantage d’informations Partis, Voix ...
Résultats nationaux[68],[69],[70]
Partis Voix % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Canada (PLC) 8 595 488 43,76 en augmentation 11,14 169 en augmentation 9
Parti conservateur du Canada (PCC) 8 113 484 41,31 en augmentation 7,57 144 en augmentation 25
Bloc québécois (BQ) 1 236 349 6,29 en diminution 1,35 22 en diminution 10
Nouveau Parti démocratique (NPD) 1 234 673 6,29 en diminution 11,54 7 en diminution 18
Parti vert du Canada (PVC) 238 892 1,22 en diminution 1,11 1 en diminution 1
Parti populaire du Canada (PPC) 136 977 0,70 en diminution 4,24 0 en stagnation
Parti de l'héritage chrétien du Canada (PHC) 10 065 0,05 en stagnation 0 en stagnation
Parti rhinocéros 7 063 0,04 en stagnation 0 en stagnation
Parti uni du Canada (PUC)[71] 6 061 0,03 Nv. 0 en stagnation
Parti libertarien du Canada (PLC) 5 561 0,03 en stagnation 0 en stagnation
Parti marxiste-léniniste du Canada (PMLC) 4 996 0,03 en stagnation 0 en stagnation
Parti communiste du Canada (PCC) 4 685 0,02 en diminution 0,01 0 en stagnation
Parti centriste (PCC) 3 314 0,02 en augmentation 0,02 0 en stagnation
Parti avenir Canada (PAC) 3 123 0,02 Nv. 0 en stagnation
Parti pour la protection des animaux du Canada (PAC) 1 301 0,01 en stagnation 0 en stagnation
Parti marijuana 133 0,00 en diminution 0,01 0 en stagnation
Indépendants 39 498 0,20 en augmentation 0,01 0 en stagnation
Suffrages exprimés 19 641 663 99,14
Votes blancs et invalides 169 857 0,86
Total 19 811 520 100 343 en augmentation 5
Abstentions 8 714 118 30,55
Inscrits/Participation 28 525 638 69,45
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Carte des résultats détaillés par circonscription.

Par province

Recomptages

Dans le cadre du processus de validation des résultats par Élections Canada, la vérification des registres des votes dans les bureaux de scrutin entraîne un changement de gagnant dans les circonscriptions de Terrebonne et Milton-Est—Halton Hills-Sud, qui passe respectivement du Parti libéral au Bloc québécois et du Parti conservateur au Parti libéral.

Néanmoins l’écart entre les deux candidats arrivés en tête dans ces deux circonscriptions, ainsi que dans celle de Terra Nova—Les Péninsules (remportée par le Parti libéral), étant inférieur à 0,10 %, un recomptage automatique de tous les bulletins va être ordonné. Un recomptage va également avoir lieu dans la circonscription de Windsor—Tecumseh—Lakeshore (remportée par le Parti conservateur avec une marge de 0,11 %) à la demande du candidat libéral. Les recomptages confirment les victoires respectivement de la candidate libérale à Milton-Est—Halton Hills-Sud[72] et de la candidate conservatrice à Windsor—Tecumseh—Lakeshore. À l’inverse, le recomptage entraîne un retournement de situation à Terra Nova—Les Péninsules qui passe du Parti libéral au Parti conservateur.

De même, le dépouillement judiciaire entraîne une nouvelle inversion des résultats à Terrebonne qui est gagnée à une voix près par le Parti libéral[73]. Néanmoins, après l'annonce des résultats du dépouillement judiciaire à Terrebonne, un problème autour du vote par correspondance est rapporté, alors qu'un bulletin de vote par correspondance en faveur du Bloc, est retourné par Postes Canada en raison d’une adresse incorrecte, bien que l'enveloppe ait été préimprimée par le bureau du directeur du scrutin local[74]. Comme ce bulletin aurait pu modifier l'issue de l'élection, le Bloc québécois a annoncé qu’il intentera une action en justice pour obtenir l’annulation de l’élection dans cette circonscription[75]. La députée bloquiste sortante, Nathalie Sinclair Desgagné, dépose en effet le une contestation du résultat de l'élection à la Cour supérieure du Québec. L'audience aura lieu en octobre[76].

Analyse et conséquences

Nouveau mandat minoritaire du Parti libéral

Avec une minorité des sièges aux Communes, le Parti libéral devra compter sur l'appui soit du Parti conservateur, du Bloc québécois ou du Nouveau Parti démocratique « pour faire adopter ses projets de loi par la Chambre des communes », selon le quotidien francophone Le Devoir[77]. L'effrondrement du vote néodémocrate et bloquiste semble avoir été favorable aux libéraux, mais cela pourrait être difficile à maintenir lors des prochaines élections.

Hausse du Parti conservateur mais perte de sa première place

Le Parti conservateur du Canada qui était numéro un des sondages d'opinion jusqu'à la démission de Justin Trudeau, augmente son nombre de députés par rapport à la dernière législature, ainsi que les pourcentages de vote. Il s'agit toutefois de la quatrième défaite en ligne pour le parti.

Lors d'une défaite au Parti conservateur, le caucus a l'opportunité de demander un vote de confiance sur le leadership du chef. Pour l'instant, plusieurs députés se sont exprimés en soutien à leur chef Pierre Poilievre.

Ce dernier perd d'ailleurs aussi dans sa circonscription contre le candidat libéral Bruce Fanjoy. Le député Damien Kurek dans la circonscription albertaine de Battle River—Crowfoot promet de démissionner pour laisser Pierre Poilievre s'y présenter dans une élection partielle. Le premier ministre Mark Carney, qui a le pouvoir de choisir la date de déclenchement d'une élection six mois après qu'un siège soit vacant, indique le qu'il la déclenchera promptement.

Baisse générale des autres partis

Le parti de gauche NPD fait élire le plus petit nombre de députés (7) depuis sa création. Cela le met en-dessous de la barre des 12 députés nécessaires pour être un parti reconnu à la Chambre des communes. Le chef Jagmeet Singh perd également dans sa circonscription et démissionne le soir même de l'élection.

Le Bloc québécois perd lui aussi une portion de son caucus, passant de 33 députés à la dissolution de la chambre à 23. Plusieurs pilliers du parti, comme son leader parlementaire Alain Therrien sont défaits dans leur circonscription.

Le Parti populaire du Canada, souvent classé entre la droite et l'extrême droite par les observateurs, fondé en 2018 par Maxime Bernier, à la suite de son échec face à Andrew Scheer lors de la course à la direction du Parti conservateur du Canada de 2017, n'obtient plus que 0,7 % des voix[78] et n'a toujours pas de député[78]. Il s'agit d'une baisse importante par rapport à son vote populaire de l'élection de 2021. Cela indique que beaucoup de ses électeurs sont retournés voter pour le Parti conservateur du Canada.

Échecs de quatre chefs de parti

Pierre Poilievre, numéro un du Parti conservateur du Canada, est battu dans sa circonscription de Carleton, à Ottawa en Ontario, dont il était député depuis 2004, par le candidat du Parti libéral Bruce Fanjoy[78]. Trois autres chefs de parti sont battus :

Jagmeet Singh, leader du Nouveau Parti démocratique, ne termine qu'en troisième place dans Burnaby Central[78] en Colombie-Britannique, tandis que le cochef des verts, Jonathan Pedneault, ne finit qu'en cinquième position dans Outremont à Montréal, au Québec[78]. Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada, est lui aussi battu dans la circonscription de Beauce au Québec, qu'il a déjà représentée[78].

Diagrammes ternaires

Notes et références

Voir aussi

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