Élection présidentielle cap-verdienne de 2011

élection présidentielle au Cap-Vert From Wikipedia, the free encyclopedia

L'élection présidentielle cap-verdienne de 2011 a lieu le pour le premier tour et le pour le second tour afin d'élire le président de la république du Cap-Vert pour un mandat de cinq ans.

Inscrits au 1er tour304 621
Votants au 1er tour161 105
Votes exprimés au 1er tour162 960
Blancs et nuls au 1er tour1 855
Faits en bref Corps électoral et résultats, Inscrits au 1er tour ...
Élection présidentielle cap-verdienne de 2001
(premier tour)
(second tour)
Corps électoral et résultats
Inscrits au 1er tour 304 621
Votants au 1er tour 161 105
53,50% en augmentation 0,4
Votes exprimés au 1er tour 162 960
Blancs et nuls au 1er tour 1 855
Inscrits au 2d tour 304 621
Votants au 2d tour 180 114
59,87%
Votes exprimés au 2d tour 182 363
Blancs et nuls au 2d tour 2 249
Jorge Carlos Fonseca MpD
Voix au 1er tour 60 887
37,79%
Voix au 2e tour 97 735
54,26%
Manuel Inocêncio Sousa PAICV
Voix au 1er tour 52 612
32,66%
Voix au 2e tour 82 379
45,74%
Aristides Raimundo Lima Ind
Voix au 1er tour 44 648
27,71%
Président de la République
Sortant Élu
Pedro Pires
PAICV
Jorge Carlos Fonseca
MpD
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Elle est remportée au second tour par Jorge Carlos Fonseca, candidat du Mouvement pour la démocratie (MpD)[1].

Système électoral

Le président de la république du Cap-Vert est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de 5 ans. Depuis l'amendement constitutionnel du , le nombre de mandat n'est plus illimité, mais renouvelable une seule fois de manière consécutive. Un président ayant déjà accomplis deux mandats consécutifs doit ainsi attendre un minimum de cinq ans pour se représenter à une élection présidentielle. Cette durée est portée à dix ans en cas de démission, et à vie en cas de haute trahison[2].

Les candidats doivent être cap-verdiens de naissance, ne pas avoir d'autres nationalités, être âgés de plus de 35 ans et avoir résidé au Cap-Vert les trois années précédant l'élection[2]. En accord avec la constitution, un candidat occupant le poste de président, de procureur général ou de chef d'état major des armées suspend l'exercice de ses fonctions à partir de l'annonce de sa candidature. Dans le cas d'un président sortant, l'intérim est exercé par le président de l'Assemblée nationale[2].

Le Cap-Vert a pour particularité d'autoriser le vote des citoyens vivant à l'étranger, mais de limiter le total de leur suffrages à un cinquième du total des suffrages des cap-verdien vivant sur le territoire national. Si le total dépasse ce seuil, il est converti en un nombre égal au seuil de telle sorte que les suffrages des candidats restent égaux en proportion[2].

Candidats

Quatre candidats sont officiellement annoncés pour l'élection présidentielle[3].

Davantage d’informations Candidat, Parti ...
Candidat Parti Fonction politique
Manuel Inocêncio Sousa PAICV Ministre des Affaires étrangères (2001-2002)
Jorge Carlos Fonseca MpD Ministre des Affaires étrangères (1991-1993)
Aristides Raimundo Lima Indépendant
(PAICV dissident)
Président de l'Assemblée nationale (2001-2011)
Joaquim Jaime Monteiro Indépendant
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Résultats

Davantage d’informations Candidats, Partis ...
Résultats nationaux[4]
Candidats Partis Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Jorge Carlos Fonseca MpD 60 887 37,79 97 735 54,26
Manuel Inocêncio Sousa PAICV 52 612 32,66 82 379 45,74
Aristides Raimundo Lima Indépendant 44 648 27,71
Joaquim Jaime Monteiro Indépendant 2 958 1,84
Votes valides 161 105 98,86 180 114 98,97
Votes blancs et nuls 1 855 1,14 2 249 1,23
Total 162 960 100 182 363 100
Abstention 141 661 46,50 122 258 40,13
Inscrits / participation 304 621 53,50 304 621 59,87
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Analyse et conséquences

Au soir même du scrutin, Manuel Inocêncio Sousa reconnaît sa défaite et félicite son adversaire pour sa victoire[5]. Le lendemain, le Premier ministre José Maria Neves, du PAICV, félicite lui aussi Fonseca pour sa victoire, qu'il qualifie de « grande journée de plein exercice de la liberté de choix démocratique » affirme son « entière disponibilité » au futur chef de l'État, dans le cadre institutionnel[6].

Le même jour, la mission d'observation électorale de l'Union africaine rapporte « la maturité des acteurs politiques et des citoyens » et salue « la paix, la bonne entente entre les candidats » ainsi que « le respect du Code électoral »[7].

Le vainqueur reçoit ensuite des félicitations des présidents portugais, Aníbal Cavaco Silva et de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso[8],[9].

Références

Voir aussi

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