Élection présidentielle centrafricaine de 2020

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Inscrits1 858 236
Votants655 054
Votes blancs19 284
Votes nuls22 046
Élection présidentielle centrafricaine de 2020
Corps électoral et résultats
Inscrits 1 858 236
Votants 655 054
35,25% en diminution 22,7
Votes blancs 19 284
Votes nuls 22 046
Faustin-Archange Touadéra MCU
Voix 318 626
53,16%
en augmentation 34,1
Anicet-Georges Dologuélé URCA
Voix 130 017
21,69%
en diminution 2,1
Martin Ziguélé MLPC
Voix 45 206
7,54%
en diminution 3,9
Président de la République
Sortant Élu
Faustin-Archange Touadéra
MCU
Faustin-Archange Touadéra
MCU
Résultats définitifs

L'élection présidentielle centrafricaine de 2020 se déroule le afin d'élire le président de la République centrafricaine pour un mandat de cinq ans. Des élections législatives ont lieu simultanément.

Le président sortant Faustin-Archange Touadéra est réélu dès le premier tour.

L'élection présidentielle de 2015 et 2016 voit la victoire de Faustin-Archange Touadéra, dont la prise de fonction le 30 mars 2016 coïncide avec l'entrée en vigueur de la constitution de 2015 qui installe la VIe République.

L'élection de décembre 2020 a lieu dans le contexte de la pandémie de Covid-19, qui fait craindre un report du scrutin. La constitution interdit cependant toute prolongation du mandat du président en exercice au-delà de son terme, soit pour Touadéra le 29 mars 2021. Une révision de la constitution est par conséquent tentée par le gouvernement[1], mais le projet est rejeté le par la Cour constitutionnelle[2].

Le pays est par ailleurs toujours l'objet d'une opération de maintien de la paix des Nations unies, la MINUSCA, tandis que les deux tiers du pays sont contrôlés par des forces armées qui échappent au pouvoir en place[3],[4].

Début septembre, la Cour constitutionnelle laisse à l'Autorité nationale des élections (ANE) jusqu'au 27 septembre pour publier les nouvelles listes électorales[5]. Le 10 septembre, la classe politique et la société civile prennent acte de l'impossibilité de tenir le scrutin dans les délais. L'opposition et la société civile exigent à la majorité présidentielle la tête d'un gouvernement d'union nationale en échange de la prolongation des mandats présidentiel et parlementaires[6]. De son côté, l'ANE réclame un délai technique jusqu'au 8 octobre sans reporter le scrutin[7]. Le 1er tour est fixé au par l'ANE[8].

Une coalition de groupes armés, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), se forme à partir du 18 décembre dans le but de faire pression sur le gouvernement pour reporter le scrutin[9],[10]. Des combats contre les troupes de la Minusca et contre les troupes russes et rwandaises ont lieu, avant qu'un cessez-le-feu ne soit décrétée par la coalition le 23 décembre[9]. Ce cessez-le-feu ne dure cependant qu'une journée avant que des violences reprennent, faisant 3 morts chez les troupes de la Minusca[10].

Système électoral

Le président de la République centrafricaine est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Est élu le candidat ayant recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour. À défaut, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête au premier, et celui recueillant le plus de voix est déclaré élu[11],[12].

Candidats

L'ancien président François Bozizé, au pouvoir de 2003 à 2013, annonce sa candidature le 25 juillet[13].

Anicet-Georges Dologuélé est investi candidat en août 2020 par son parti, l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA)[14].

Catherine Samba-Panza, chef de l'État au cours de la période de transition du au , annonce sa candidature sans étiquette le 28 août 2020[15].

L'ancien Premier ministre Martin Ziguélé se porte également candidat sous la bannière du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC)[16].

Le 26 septembre 2020, Faustin-Archange Touadéra annonce sa candidature à l’élection présidentielle devant les membres de son parti, le Mouvement Cœurs unis (MCU)[17].

Candidat marginal, Jean-Serge Bokassa, descendant de Bokassa Ier, avait annoncé sa candidature peu après l'annonce de l'élection, mais l'a retire cinq jours avant le scrutin, s'expliquant par le fait que les "conditions sécuritaires ne sont pas requises" et "que la psychose est grandissante [...] dû à la présence de groupes armés". Cependant, certaine subdivisions permettent le vote pour sa candidature, lui donnant 1,31% des suffrages[18].

Le 3 décembre 2020, la Cour constitutionnelle invalide la candidature de François Bozizé, en raison des accusations et sanctions de l'ONU pesant sur l'ancien chef de l'État, ainsi que 3 autres candidatures[19].

Résultats

Analyse

Notes et références

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