Anicet-Georges Dologuélé

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PrédécesseurMichel Gbézéra-Bria
SuccesseurMartin Ziguélé
Date de naissance (69 ans)
Anicet-Georges Dologuélé
Illustration.
Anicet-Georges Dologuélé en 2015.
Fonctions
Premier ministre de Centrafrique

(2 ans, 2 mois et 28 jours)
Président Ange-Félix Patassé
Prédécesseur Michel Gbézéra-Bria
Successeur Martin Ziguélé
Ministre des Finances et du Budget

(2 ans, 2 mois et 28 jours)
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Nationalité centrafricaine
Parti politique URCA
Diplômé de université de Bordeaux
Profession économiste et banquier

Image illustrative de l’article Anicet-Georges Dologuélé
Premier ministre de Centrafrique

Anicet-Georges Dologuélé est un homme politique et économiste centrafricain né le à Bozoum (Ouham-Pendé). Il est Premier ministre de 1999 à 2001.

Ancien élève du petit séminaire de Berberati et du lycée Jean-Bédel-Bokassa de Bangui (République centrafricaine), il étudie successivement à l'université de Bangui, puis à l'université Bordeaux-I (France) et obtient un DESS en gestion des entreprises en 1981 et un DEA en économie en 1982.

Carrière politique

En 1997, il est ministre des Finances et du Budget du gouvernement d'action pour la défense de la démocratie (GADD) dirigé par Michel Gbézéra-Bria. Il lui succède au poste de Premier ministre en tout en conservant les fonctions de ministre de l'Économie, des Finances, du Plan et de la Coopération internationale. Il est reconduit au poste de Premier ministre en , après les élections présidentielles qu'il organise avec succès. il quitte le gouvernement le .

Le , à l’issue d’une assemblée générale constitutive réunie à Bangui, il fonde un nouveau parti politique : l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), dont il est le président. Il se présente à l'élection présidentielle de 2015[1] et arrive en tête du premier tour sur trente candidats avec plus de 23 % des voix. Il est finalement battu au deuxième tour, avec 37,3 % des suffrages contre 62,7 % à Faustin-Archange Touadéra[2]. Tout en dénonçant les fraudes massives organisées par le Gouvernement de Transition en faveur de son concurrent et qui risquaient de provoquer une recrudescence de la violence, il renonce à déposer un recours auprès de la Cour Constitutionnelle de Transition et appelle tous ses partisans à collaborer avec le nouveau Président[réf. nécessaire]. Il est brillamment élu député, avec 75,32 % des suffrages, dans la première circonscription de Bocaranga, ville située dans la préfecture de l'Ouham-Pendé au Nord Ouest de la RCA[réf. souhaitée].

Il est candidat à l'élection présidentielle de 2020.

En , il est interdit de sortie du territoire centrafricain[3].

Afin de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle de 2025, Anicet-George Dologuélé renonce à sa nationalité française (acquise en 1994)[4]. Par décret du , il est libéré de son allégeance à l'égard de la France[5]. En octobre, il est investi candidat par son parti, l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA). Son parti, membre de la coalition d'opposition Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), choisit de participer à l'élection présidentielle alors que le BRDC la boycotte. En conséquence, le BRDC exclut l'URCA de la coalition[6]. Le gouvernement estime que Dologuélé a perdu la nationalité centrafricaine en obtenant la nationalité française et ne pourrait le redevenir que par un décret présidentiel, ce qui le rend apatride[7]. Sa candidature est toutefois acceptée le par le Conseil constitutionnel. Cette acceptation est toutefois critiquée car la constitution laisse peu de place à l'interprétation juridique et l'inclusion de Dologuélé parmi les candidats est considérée comme un acte politique[8]. Le , avant la publication des résultats, Anicet-Georges Dologuélé accuse le gouvernement et l'Autorité nationale des élections de fraudes « massives » et revendique la victoire[9]. Les résultats officiels donnent la victoire à Faustin-Archange Touadéra avec 77,9 % des voix, Dologuélé arrive en deuxième position avec 13,5 % des voix. La participation est de 52,4 %. Le recours déposé par Dologuélé devant la Cour suprême est rejeté par celle-ci[10],[11].

Carrière professionnelle

Voir aussi

Notes et références

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