Élection présidentielle géorgienne de 1995
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| Élection présidentielle géorgienne de 1995 | ||||||||||||||
| Candidats | 6 | |||||||||||||
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| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Votants | 2 121 510 | |||||||||||||
| 68,29 % | ||||||||||||||
| Edouard Chevardnadze – Union des Citoyens de Géorgie | ||||||||||||||
| Voix | 1 589 909 | |||||||||||||
| 77,02 % | ||||||||||||||
| Jumber Patiashvili (en) – Indépendant | ||||||||||||||
| Voix | 414 303 | |||||||||||||
| 20,07 % | ||||||||||||||
| Président de Géorgie | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Edouard Chevardnadze | Edouard Chevardnadze | |||||||||||||
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L'élection présidentielle géorgienne de 1995 a eu lieu le . Edouard Chevardnadze est élu avec 77 % des voix pour un premier mandat sous la nouvelle constitution avec un taux de participation d’environ 68 %[1].
Avant cette élection présidentielle, la Géorgie traversait une période marquée par une profonde instabilité politique et sociale. Après son indépendance de l’Union soviétique en 1991, le pays a connu un coup d’État en 1992, renversant le président Zviad Gamsakhourdia[2]. Edouard Chevardnadze, ancien ministre des Affaires étrangères soviétique, a pris les rênes du pouvoir, mais son mandat a été confronté à de nombreux enjeux et défis[3]. La Géorgie est déchirée par des conflits internes, notamment en Abkhazie et en Ossétie du Sud-Alanie, qui ont entraîné des milliers de déplacés et une perte de contrôle sur ces régions. Parallèlement, l’économie du pays était en crise, marquée par l’hyperinflation, des pénuries d’énergie et une dépendance à l’aide internationale. De plus, la Russie, tout en jouant un rôle de médiateur, soutenait également les mouvements séparatistes, exacerbant les tensions. Malgré ces difficultés, Chevardnadze a amorcé des réformes pour reconstruire l’État et renforcer les institutions démocratiques, notamment avec l’adoption d’une nouvelle Constitution en août 1995, offrant un espoir de stabilisation avant cette élection décisive[4].
