Élection présidentielle irakienne de 2026
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| Élection présidentielle irakienne de 2026 | ||||||||||||||
| Nizar Amidi – UPK | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 208 | |||||||||||||
| 82,54 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 227 | |||||||||||||
| 90,08 % | ||||||||||||||
| Muthanna Amin – KIU | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 17 | |||||||||||||
| 6,75 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 15 | |||||||||||||
| 5,95 % | ||||||||||||||
| Président de la République d'Irak | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Abdel Latif Rachid UPK |
Nizar Amidi UPK | |||||||||||||
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L'élection présidentielle irakienne de 2026 a lieu le afin d'élire au suffrage indirect le président de la république d'Irak pour un mandat de quatre ans. Le poste est largement honorifique, l'Irak étant un régime parlementaire.
Bien qu'éligible à un second mandat, le président sortant Abdel Latif Rachid ne se représente pas. Issu comme lui de l'Union patriotique du Kurdistan, Nizar Amidi est élu président au second tour.
Élection présidentielle de 2022

L'élection présidentielle de 2022 suit de quelques mois les élections législatives d', qui voient arriver en tête le Mouvement sadriste. Celles ci donnent lieu à des négociations en vue de la formation d'un gouvernement de coalition, toujours en cours au moment du scrutin présidentiel[1]. L'UPK annonce début sa décision de soutenir la candidature du président Salih pour un second mandat. Le PDK soumet quant à lui la candidature de l'ancien ministre des finances Hoshyar Zebari, soutenu par les principaux partis vainqueurs des élections législatives d' dont le Mouvement sadriste[2],[3].
L'élection présidentielle se transforme cependant en une crise politique qui dure plus de huit mois, bloquant la formation d'un nouvel exécutif. Initialement prévu pour le 7 février 2022, le scrutin est reporté à trois reprises du fait du boycott des sessions parlementaires par plus d'un tiers des députés, un quorum de participation des deux tiers des députés étant nécessaire à la tenue d'une élection présidentielle. Une partie des députés s'élèvent une première fois contre l'annulation par la Cour suprême de la candidature de Hoshyar Zebari[4],[5],[6]. Après avoir relancé le processus électoral, le Mouvement sadriste et ses alliés décident de se reporter sur la candidature de Rebar Ahmed[7],[8]. Un second et troisième boycotts interviennent cependant à l'initiative des opposants au Mouvement sadriste les 26 et , tandis que la Cour suprême donne au Parlement jusqu'au 6 avril pour élire un nouveau président. Cette date limite est cependant franchie sans que le scrutin n'ait lieu, plongeant le pays dans une crise constitutionnelle[9],[10],[11].
Après un nouveau boycott prolongé par le Mouvement sadriste et la menace d'élections législatives anticipées, ses 73 députés finissent par démissionner à la surprise générale en tandis que son dirigeant annonce son retrait de la vie politique. En son absence, la crise prend finalement fin début , permettant l'élection à la présidence d'Abdel Latif Rachid, membre comme le président sortant Barham Salih de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) mais bénéficiant pour sa candidature sans étiquette du soutien du Parti démocratique du Kurdistan (PDK). Candidat de consensus, il parvient à réunir les voix des sunnites comme des chiites, et est élu au second tour face à Barham Salih[12],[13].
La disparition du mouvement sadr de l'échiquier politique s'opère au profit du Cadre de coordination, une large coalition informelle réunissant chiites, sunnites et kurdes. Cette dernière porte la candidature de l'ancien ministre des droits de l'homme Mohammed Chia al-Soudani, seul élu du Parti Al Furatain, au poste de Premier ministre[14],[15],[16].
Dés son investiture le , le nouveau président charge al-Soudani de former un gouvernement dans les trente jours[17],[18]. Celui ci présente son gouvernement le et obtient la confiance du Parlement le jour même[19].
Élections législatives de 2025
De nouvelles élections législatives sont organisées le . Le mandat du président irakien prenant fin avec celui du conseil, une nouvelle élection présidentielle doit être organisée peu après, et ce malgré le délai d'un an entre les précédentes élections législatives et présidentielle, réduisant d'autant la durée du mandat d'Abdel Latif Rachid[20].
Les élections doivent cependant être suivies de l'annonce des résultats officiels et de la session inaugurale du nouveau conseil élu, à partir de laquelle un délai de trente jour doit débuter pour la tenue de l'élection présidentielle. Avant même le début du blocage de 2022, l'élection avait ainsi été programmée pour début février, quatre mois après les élections législatives[20].