Élection présidentielle namibienne de 2024
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| Élection présidentielle namibienne de 2024 | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
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| Inscrits | 1 449 569 | |||||||||||||
| Votants | 1 114 134 | |||||||||||||
| 76,05 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 1 099 582 | |||||||||||||
| Blancs et nuls | 14 552 | |||||||||||||
| Netumbo Nandi-Ndaitwah – SWAPO | ||||||||||||||
| Voix | 638 560 | |||||||||||||
| 58,07 % | ||||||||||||||
| Panduleni Itula – IPC | ||||||||||||||
| Voix | 284 106 | |||||||||||||
| 25,84 % | ||||||||||||||
| McHenry Venaani – PDM | ||||||||||||||
| Voix | 55 412 | |||||||||||||
| 5,04 % | ||||||||||||||
| Président de la République | ||||||||||||||
| Sortant | Élue | |||||||||||||
| Nangolo Mbumba SWAPO |
Netumbo Nandi-Ndaitwah SWAPO | |||||||||||||
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L'élection présidentielle namibienne de 2024 a lieu le 27 novembre 2024 afin d'élire le président de la république de Namibie. Il s'agissait des septièmes élections générales du pays depuis l'indépendance de l'Afrique du Sud de l'apartheid en 1990. Des élections législatives sont organisées simultanément.
Le scrutin est organisée sous la présidence de Nangolo Mbumba, celui ci ayant remplacé un an plus tôt le président Hage Geingob, mort des suites d'un cancer. Leur parti politique, l'Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO), présente la candidature de Netumbo Nandi-Ndaitwah, vice-présidente du parti, vice-Première ministre puis vice-présidente de la république de Namibie à partir de février 2024.
Marqué par des problèmes d'organisation, l'élection voit la victoire de Netumbo Nandi-Ndaitwah élue dès le premier tour avec 58,07 % des suffrages, devenant la première femme élue à la présidence de l'histoire de la Namibie.

L'Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO) dirige le pays de manière ininterrompue depuis son indépendance en 1990. Lors de la précédente élection en 2019, le président sortant Hage Geingob est réélu dès le premier tour avec un peu plus de 56 % des suffrages. Hage Geingob meurt le des suites d'un cancer. Il est remplacé pour la durée restante de son mandat par le vice-président Nangolo Mbumba, qui fait publiquement part de son intention de ne pas se présenter à la présidentielle, tandis que Nandi-Ndaitwah devient vice-présidente de la république[1],[2],[3].
La SWAPO fait face à une baisse de popularité due à plusieurs scandales de corruption ainsi qu'à une très mauvaise répartition des richesses, l'économie namibienne demeurant la deuxième plus inégalitaire au monde en 2024, selon la Banque mondiale. Les récents échecs des partis historiques en Afrique du sud et au Botswana font notamment craindre une contagion provoquant une alternance[4],[5].
Système électoral

Le président de la république de Namibie est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois[6]. Pour être éligible, il faut être de nationalité namibienne par naissance ou par filiation, être âgé de plus de 35 ans, et remplir les mêmes conditions que celles exigées pour être élu député à l'Assemblée nationale[7].
Chaque candidat se présentant sous l'étiquette d'un parti politique doit déposer une caution de 20 000 dollars namibiens auprès du fonds des recettes de l'État (State Revenue Fund). Pour un candidat indépendant, il doit préalablement recueillir un minimum de 500 parrainages d'électeurs inscrits dans chaque région du pays, soit au moins 7 000 parrainages, et déposer une caution fixée à 10 000 dollars[8].
Depuis 2014, la Namibie utilisait un système de vote entièrement électronique, les électeurs choisissant leur candidat sur une machine à voter après avoir présenté leurs carte électorale biométrique. Le système, validé par un jugement de la Cour suprême, est critiqué par l'opposition pour son absence totale de bulletins papier, jugée susceptible de favoriser la fraude électorale[9]. Cependant, la Cour suprême renverse sa jurisprudence et statue le que l'utilisation des machines à voter électroniques contrevient à la loi électorale de 2014 par l'absence de l'utilisation simultanée d'une trace écrite pour chaque vote exprimé. Depuis 2024, Le scrutin se déroule désormais au vote papier à bulletin secret[10],[11].
Candidats
La Constitution interdisant à Hage Geingob de se représenter après deux mandats consécutifs, la SWAPO désigne pour candidate la vice-présidente du parti et vice-Première ministre, Netumbo Nandi-Ndaitwah, le . C'est la première de l'histoire du parti qu'une femme est nommée pour l'élection présidentielle[12].
Quatorze autres candidats se présentent également à la présidence[13]. Parmi eux figurent le candidat à l'élection de 2019 Panduleni Itula des Patriotes indépendants pour le changement (IPC), le principal candidat de l'opposition, le chef du Mouvement démocratique populaire (PDM) McHenry Venaani, l'ancien vice-ministre Bernadus Swartbooi du Mouvement populaire des sans-terre (LPM), et l'ancien maire de Windhoek Job Amupanda de Repositionnement affirmé (AR)[14].
