Élection présidentielle nigériane de 2027
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| Élection présidentielle nigériane de 2027 | ||||||||||||||
| Président | ||||||||||||||
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| Bola Tinubu APC |
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L'élection présidentielle nigériane de 2027 a lieu le , en même temps que les élections législatives et sénatoriales, afin d'élire le président et le vice-président du Nigeria.
Scrutin précédent

Le scrutin s'inscrit dans une longue dynamique de déclin de la participation électorale, dont le taux est passé de 69 % en 2003 (en) à moins de 27 %. Alors que la population a plus que doublé entretemps, seulement 25 millions d'électeurs inscrits se sont déplacés pour aller voter, contre 25,4 millions en 1983 (en) pendant la Deuxième République (en)[1].
Comme attendu, le scrutin se révèle très compétitif, les trois candidats arrivés en tête au niveau national — Bola Tinubu, Atiku Abubakar et Peter Obi — ayant chacun obtenu la majorité relative dans au moins douze États, une première dans l'histoire du pays[2]. Arrivé quatrième, Rabiu Kwankwaso arrive quant à lui en tête dans l'État de Kano. Malgré l'effacement du bipartisme, un second tour n'a cependant pas lieu, Bola Tinubu étant parvenu à obtenir 25 % des voix dans vingt-neuf États, soit cinq de plus que nécessaire[3],[4].
L'élection est cependant entachée par la défaillance du système de transfert électronique des voix, provoquant de vives critiques envers la Commission électoriale nationale indépendante (INEC)[5]. Censé assurer la rapidité et la crédibilité du dépouillement, le Système bimodal d’accréditation des électeurs (BVAS) alliant listes électorales biométriques et reconnaissance faciale au moment du vote se révèle au contraire la source de lenteurs et d'importantes irrégularités, alors même que sa mise en place a coûté 117 milliards de Naira (environ 240 millions d'euros). Les défaillances du système, couplées à un manque de maitrise de la part des agents électoraux, conduisent ainsi des électeurs à se retrouver privés de vote, tandis que la publication des résultats, bien que dans les délais légaux, prend quatre jours contre trois en 2019, aggravant au contraire les accusations de fraude électorale. Cette situation conduit Abubakar, Obi et Kwankwaso à qualifier l'élection de « simulacre », et à exiger l'annulation du vote[6],[7],[8].
Les recours sont jugés peu probables de remettre en cause la prestation de serment de Bola Tinubu prévue le 29 mai 2023. Ceux-ci doivent ainsi être déposés auprès du tribunal d'appel d'Abuja dans les 21 jours ouvrés suivant la proclamation des résultats du 1er mars, soit avant le 31 mars, chacun des recours étant ensuite suivi d'un jugement pouvant être donné jusqu'à 180 jours plus tard. Les jugements du tribunal d'appel peuvent eux-mêmes être portés en recours auprès de la Cour suprême du Nigeria, qui dispose à son tour de 60 jours pour rendre son jugement. Une annulation du scrutin et une répétition du processus électoral, bien que possibles, ont ainsi peu de chance de remettre en cause la passation du pouvoir du président Muhammadu Buhari à son collègue du Congrès des progressistes[9]. Cette dernière intervient ainsi comme prévu le 29 mai 2023[10]. Les recours sont finalement rejetés comme irrecevables le 6 septembre suivant par la Cour d'appel, qui jugent sans fondements les accusations de fraude électorale. Les deux principaux partis d'opposition annoncent le jour même leur intention de saisir la Cour suprême[11],[12],[13].
Date du scrutin
Initialement prévu pour le 20 février 2027, le scrutin est avancé en mars 2026 au 16 janvier 2027, à la demande du Sénat, de sorte à permettre la tenue du scrutin avant le début du ramadan, et faciliter la participation de la communauté musulmane[14].
Recomposition de l'opposition
En vue du scrutin, le Congrès démocratique africain obtient les adhésions de plusieurs opposants, dont les candidats à la présidentielle précédente Atiku Abubakar, Peter Obi et Rabiu Kwankwaso[15].
Notes et références
- ↑ Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Géopolitique du Nigeria, Paris, puf, coll. « Géopolitiques », , 184 p. (ISBN 978-2-13-085722-8, OCLC 1430493847, BNF 47473196), chap. 6 (« Le règne de la democrazy »), p. 136
- ↑ (en) « Résultats des élections présidentielles de 2023 au Nigeria », sur United States Department of State (consulté le ).
- ↑ « Nigeria: les raisons de la victoire de Bola Tinubu malgré la crise », sur RFI, (consulté le )
- ↑ « Présidentielle au Nigeria: Bola Tinubu déclaré vainqueur par la Commission électorale », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ « Élections au Nigeria: la Commission électorale critiquée pour sa mauvaise organisation », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ « Présidentielle au Nigeria: le décompte des résultats tarde, l’opposition réclame son annulation », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ « Au Nigeria, un imbroglio technologique entache l'élection présidentielle », sur France 24, FRANCE24, (consulté le ).
- ↑ « Présidentielle au Nigeria : l'opposition demande "l'annulation" du scrutin », sur France 24, FRANCE24, (consulté le ).
- ↑ (en) « Can Nigeria's election result be overturned? », sur BBC News (consulté le ).
- ↑ « Les premiers 100 jours mouvementés de Bola Tinubu – DW – 06/09/2023 », sur dw.com (consulté le ).
- ↑ Jeune Afrique, « Politique POLITIQUE Au Nigeria, les résultats de la présidentielle validés », sur Jeune Afrique, (consulté le ).
- ↑ « Au Nigeria, la justice rejette les contestations des résultats de la présidentielle », sur France 24, FRANCE24, (consulté le ).
- ↑ « Nigeria: la justice rejette toutes les requêtes contestant les résultats de la présidentielle », sur TV5MONDE - Informations, (consulté le ).
- ↑ Agence Ecofin, « Nigeria : la présidentielle de 2027 avancée au 16 janvier », sur Agence Ecofin (consulté le ).
- ↑ « Nigeria: l'opposant Rabiu Kwankwaso rejoint la coalition du Congrès démocratique africain ».
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