Élection présidentielle surinamaise de 2025

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L'élection présidentielle surinamaise de 2025 a lieu le afin d'élire au scrutin indirect le président de la République du Suriname.

Ce scrutin a lieu quelques mois après les élections législatives de mai et l'alternance qui s'ensuit, avec la victoire du Parti national démocratique (NDP) sur le Parti de la réforme progressiste (VHP) du président sortant Chan Santokhi.

À la tête du NDP, Jennifer Geerlings-Simons est élue à la présidence en l'absence d'opposants, son parti ayant formé une coalition avec plusieurs partis réunissant une large majorité à l'assemblée.

Alternance de 2020

Chan Santokhi.

Le président sortant, Chan Santokhi, est élu le pour un mandat de cinq ans, fort de la victoire de sa formation, le Parti de la réforme progressiste (VHP), au législatives de mai 2020. Le VHP arrive en effet en tête en obtenant son meilleur résultat électoral depuis 1973. Arrivé en deuxième place, le Parti national démocratique (NDP) subit quant à lui une importante défaite en perdant sa majorité absolue des sièges[1]. La formation d'une coalition entre VHP, le Parti général de la libération et du développement (ABOP), le Parti national du Suriname (NPS) et le Pertjajah Luhur (PL) voit celle-ci dominer l'assemblée au point que le NDP renonce à présenter une candidature. L'élection de Chan Santokhi à la présidence et de Ronnie Brunswijk à la vice-présidence interviennent ainsi par acclamation, en l'absence d'autres candidatures[2],[3],[4].

L'élection de 2020 met ainsi fin à la présidence du dirigeant du NDP, Desi Bouterse. Président du Conseil national militaire en 1980 et 1982 à la suite d'un coup d'État, Bouterse est condamné par un tribunal militaire surinamais à 20 ans de prison pour les massacres de décembre 1982 au cours desquels sont assassinés 15 opposants politiques au fort Zeelandia[5],[6]. Jusqu'alors protégé par son immunité présidentielle, il prend la fuite et meurt fin décembre 2024. Il est remplacé à la tête du NDP par Jennifer Geerlings-Simons[7],[8].

Législatives de 2025

Jennifer Geerlings-Simons.

Les élections législatives organisées le conduisent à la perte du pouvoir par le VHP. Ce dernier perd en effet la première place et plusieurs sièges au profit du NDP[9]. Le VHP aurait ainsi souffert des nombreux scandales de corruption ainsi que de l'impopulaire politique d'austérité[10]. Bien que la coalition sortante bénéficie toujours d'une majorité à l'assemblée, l'échec électoral du VHP à se maintenir en tête conduit ses alliés  qui reprochent au VHP une trop grande mainmise sur la politique du gouvernement  à se rapprocher du NPD, Jennifer Geerlings-Simons parvenant à réunir autour de son parti une large coalition réunissant l'ensemble des partis autre que le VHP ayant obtenu une représentation à l'assemblée. S'ajoutent ainsi Alternative 20 (A20) et Fraternité et unité en politique (BEP), totalisant 34 sièges sur 51. Avec une telle majorité, qui atteint tout juste celle des deux tiers du total des membres du parlement, la dirigeante se retrouve quasi assurée de remporter l'élection présidentielle de 2025[10].

Mode de scrutin

Le Suriname fait partie des rares pays possédant un régime parlementaire doté d'un chef de l'exécutif fort à la fois chef de l'État et du gouvernement mais élu au scrutin indirect par le parlement pour un mandat concomitant au sien. À la suite de chaque élection législative, l'Assemblée nationale élit le président de la République à la majorité qualifiée des deux tiers. Les candidats doivent être âgés d'au moins trente ans, avoir la nationalité et avoir résidé au Suriname les six dernières années. Si aucun d'entre eux ne réunit le nombre requis de voix après deux tours de scrutin, l'Assemblée ainsi que les Conseils des 10 districts et des 63 municipalités du pays se réunissent en Assemblée populaire unie (Verenigde Volksvergadering) pour élire un candidat à la majorité relative[11],[12].

Organisation

Résultats

Notes et références

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