L'Élection royale de 1002 est l'élection s'étant déroulée dans le Saint-Empire romain germanique pour élire un successeur à Otton III. C'est finalement Henri de Bavière qui est élu et il devient Henri II du Saint-Empire, au terme d'une confrontation tendue avec ses opposants[1].
État
Nom
Dynastie
Titres au moment de l'élection
Bavière
Henri de Bavière
Ottoniens
• Duc de Bavière
Carinthie
Othon de Carinthie
Franconiens
• Duc de Carinthie
• Comte de Worms
Misnie
Ekkehard de Misnie
Misnie
• Margrave de Misnie
Souabe
Hermann de Souabe
Conradiens
• Duc de Souabe
• Duc d'Alsace
Déroulé
Le 23 janvier 1002, l'empereur germanique Otton III décède[2]. Plusieurs nobles allemands se proposent ainsi: le principal candidat est Henri IV de Bavière, fils d'Henri II de Bavière et l'un des derniers descendants de la famille Ottonienne[3]. Face à lui, son cousin, Othon de Carinthie, comte de Worms et duc de Carinthie. Un autre prétendant au trône est le margrave Ekkehard Ier de Misnie. Ce dernier, tout d'abord perçu comme possible successeur, participa à une réunion avec des évêques saxons pour désigner un candidat. Mais finalement, il ne parvint pas à être choisi et une nouvelle réunion fut annoncée à Werla[4].
Mais lors de cette réunion, c'est Henri de Bavière qui sut obtenir le soutien des nobles, car une partie de la noblesse était opposée à Ekkehard Ier. Le margrave partit alors chercher des soutiens, l'évêque Arnulf de Halberstadt, le duc Bernard Ier de Saxe et Hermann II de Souabe. Puis, l'évêque Bernward de Hildesheim lui reconnut le titre royal. Finalement, sur la route du retour, le 30 avril Ekkehard Ier est assassiné à Pöhlde par ses opposants saxons. Ce meutre écarte l'une des principales figures d'opposition à Henri de Bavière.[5]
Le 7 juin, Henri IV de Bavière se fait donc élire par les principaux électeurs, de Bavière et des Francs de l'Est[6]. Cependant, son élection est vite contestée par l'électeur de Souabe, Hermann II, qui soutenait Ekkehard. De plus tous les électeurs n'ont pas pu participer au vote: Henri n'a pas attendu les réponses des électeurs de Thuringe, Saxe, Haute-Lotharingie et Basse-Lotharingie.
Aussitôt élu, il mena une campagne contre son opposant Hermann de Souabe, et il reçu au passage les hommages des différents électeurs: les Thuringiens le 20 juillet 1002, les Saxons à la fin du mois de juillet après des négociations à Mersebourg, les évêques lotharingiens le 18 août, les nobles de Basse-Lotharingie le 8 septembre au cours du sacre à Aix-la-Chapelle[7], les nobles de Souabe le 1er octobre, et enfin les Bavarois à la mi-novembre.