Élections impériales de 1742

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Typed’électionImpériale
Inscrits9
Votants9
Élections impériales de 1742
Type d’élection Impériale
Corps électoral et résultats
Inscrits 9
Votants 9
Charles-Albert de Bavière Maison de Wittelsbach
Voix 5
55%
François-Étienne de Lorraine Maison de Habsbourg-Lorraine
Voix 4
44%
Empereur du Saint-Empire et « Roi des Romains »
Sortant Élu
Charles VI
(Habsbourg)
Charles VII
(Wittelsbach)

L'élection impériale de 1742 est la vingtième élection, depuis la promulgation de la Bulle d'or de 1356, permettant d'élire le futur Empereur du Saint-Empire romain. Elle a eu lieu le , deux ans après le décès de l'empereur Charles VI, en pleine guerre de succession d'Autriche. Malgré la domination des Habsbourg, cette élection met fin à plusieurs siècles interrompus de succession habsbourgeoise sur le trône impérial. C'est le prince-électeur Charles-Albert de Bavière, de la Maison de Wittelsbach, qui est finalement élu empereur sous le nom de Charles VII[1], face au candidat du camp autrichien, François-Étienne de Lorraine, époux de Marie-Thérèse d'Autriche et fondateur de la Maison de Habsbourg-Lorraine.

À partir de 1740, les deux plus grands complexes territoriaux de l'Empire — à savoir les possessions héréditaires des Habsbourg et le Brandebourg-Prusse — se détachent de plus en plus de l'Empire[2]. Après sa victoire sur les Turcs, l'Autriche conquiert de grands territoires en dehors de l'Empire, ce qui a automatiquement repoussé le centre de la politique habsbourgeoise vers le sud-est, ce qui sera surtout visible sous le règne des successeurs de Léopold Ier. Il en va de même pour le Brandebourg-Prusse dont une grande partie du territoire se trouve en dehors de l'Empire. En plus de la rivalité croissante, il existe cependant des changements de pensée. La rivalité que l'on appelle dualisme austro-prussien donne lieu à plusieurs guerres[3].

À la fin de sa vie, l'empereur Charles VI, qui n'a connu que des conflits, a la satisfaction toute illusoire de savoir que la Pragmatique Sanction[4], à laquelle il a accordé une importance considérable, est enfin reconnue par l'ensemble des puissances européennes. Comme son frère avant lui, il n'a pas eu de fils survivant. Il est donc le dernier des Habsbourgs mâles à régner en Autriche, après avoir vu mourir le dernier des Habsbourgs en Espagne. Quoi qu'il a connu une Autriche plus forte que jamais, il l'a également vue s'affaiblir progressivement, menacée par les Bourbons de France, d'Espagne et même d'Italie.

Sa fille aînée, Marie-Thérèse, lui succède donc en Autriche, en Bohême, en Hongrie et dans tous les États héréditaires. Seule la dignité impériale, réservée exclusivement aux hommes, échappe à l'héritage. Mais l'empereur espère que l'ancien duc de Lorraine, devenu grand-duc de Toscane, François-Étienne de Lorraine, dont sa fille est amoureuse et avec lequel elle a déjà eu deux enfants, sera le prochain dirigeant du Saint-Empire.

Durant l'été 1741, les forces franco-bavaroises (les Français sont engagés en principe sous le commandement des Bavarois) alliées à la Prusse () prennent la direction de Vienne et s'emparent de Linz le . Le , Marie-Thérèse, venue à Buda en tant que reine de Hongrie, obtient de la diète du hongroise un soutien militaire qui va mettre à sa disposition 22 000 hommes. Elle reçoit aussi le soutien du baron Franz de Trenck, qui met à sa disposition une unité de pandoures.

Vienne paraissant devoir être trop bien défendue, les troupes franco-bavaroises se tournent vers Prague, capitale du royaume de Bohême, qui est prise le par Maurice de Saxe. L'électeur de Bavière, Charles Albert, se fait couronner roi de Bohême à la place de Marie-Thérèse, avant de se rendre à Francfort pour tenter de se faire élire empereur à la place du duc François-Étienne.

Princes-électeurs

Élection et conséquences

Références

Bibliographie

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