Élections générales honduriennes de 2013
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| Élections générales honduriennes de 2013 | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
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| Population | 8 296 693 | |||||||||||||
| Inscrits | 5 355 112 | |||||||||||||
| Votants | 3 132 868 | |||||||||||||
| 58,50 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 2 981 699 | |||||||||||||
| Votes blancs | 49 257 | |||||||||||||
| Votes nuls | 101 912 | |||||||||||||
| Juan Orlando Hernández – Parti national | ||||||||||||||
| Voix | 1 093 618 | |||||||||||||
| 36,68 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 48 | |||||||||||||
| Xiomara Castro – Libre | ||||||||||||||
| Voix | 858 604 | |||||||||||||
| 28,8 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 37 | |||||||||||||
| Mauricio Villeda – Parti libéral | ||||||||||||||
| Voix | 603 968 | |||||||||||||
| 20,26 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 27 | |||||||||||||
| Congrès à l'issue des élections | ||||||||||||||
| Président du Honduras | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Porfirio Lobo Parti national |
Juan Orlando Hernández Parti national | |||||||||||||
| Tribunal Supérieur des Élections | ||||||||||||||
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Les élections générales honduriennes de 2013 se déroulent le au Honduras pour élire :
- le président de la République du Honduras pour la période 2014-2018 ;
- 128 députés au Congrès ;
- 298 maires et 298 vice-maires, ainsi que 2 092 conseillers municipaux[1],[2].
Au terme de cet exercice, le candidat du Parti national, Juan Orlando Hernández, est élu président de la République.
Il s'agit des premières élections « normales » depuis le coup d'État de 2009, qui avait déposé le président Manuel Zelaya. Pour Rodolfo Pastor Fasquelle, historien et ancien ministre de la Culture, « ces élections marquent la fin du bipartisme. Trois candidats peuvent gagner la présidentielle. Cela devrait renforcer la participation et diminuer la fraude ».
Alors que 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et que le pays compte le plus de millionnaires d'Amérique centrale, ces élections tournent aussi autour du sujet de la sécurité, le Honduras étant le pays le plus violent du monde[2].
Les médias honduriens mènent quasi-unanimement campagne contre la candidature de Xiomara Castro, accusée de vouloir importer le « socialisme du 21e siècle » de l'ancien président vénézuélien Hugo Chávez[3]. Le Parti libre est l'objet d'une campagne d’intimidation, marquée par l’assassinat d’au moins dix-huit de ses candidats et militants[4].
Le Parti national crée un mois avant les élections une « carte cachureca » permettant d'obtenir des rabais oscillant entre 10 % et 30 % dans des établissements commerciaux et de restauration rapide « amis ». Il dispose d'un centre d'opérations informatisé où travaillent quatre cents personnes chargées de promouvoir la candidature de Juan Orlando Hernández auprès des électeurs. Les moyens financiers du parti, nettement supérieurs à ceux de ses adversaires, conduisent la chef de la mission d’observation électorale de l'Union européenne à soulever publiquement la question de la provenance des fonds, dans un pays pénétré par le narcotrafic[5].