Élections générales honduriennes de 2017
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| Élections générales honduriennes de 2017 | ||||||||||||||
| Président du Honduras 128 sièges du Congrès national 20 sièges du Parlement centraméricain Sièges de maires et conseillers municipaux | ||||||||||||||
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| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Population | 9 113 000 | |||||||||||||
| Inscrits | 6 046 873 | |||||||||||||
| Votants | 3 476 419 | |||||||||||||
| 57,49 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 191 715 | |||||||||||||
| Juan Orlando Hernández – Parti national | ||||||||||||||
| Voix | 1 412 055 | |||||||||||||
| 42,98 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 61 | |||||||||||||
| Salvador Nasralla – Libre | ||||||||||||||
| Voix | 1 359 578 | |||||||||||||
| 41,38 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 30 | |||||||||||||
| Luis Zelaya (es) – Parti libéral | ||||||||||||||
| Voix | 484 031 | |||||||||||||
| 14,73 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 26 | |||||||||||||
| Congrès élu | ||||||||||||||
| Président du Honduras | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Juan Orlando Hernández PNH |
Juan Orlando Hernández PNH | |||||||||||||
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Les élections générales honduriennes de 2017 se déroulent le au Honduras elles regroupent :
- l'élection présidentielle, pour élire le président de la République du Honduras pour la période 2018-2022 ;
- les élections législatives, pour élire les 128 députés au Congrès ;
- l'élection de 20 députés au Parlement centraméricain ;
- les élections municipales pour renouveler les mandats de 298 maires et 298 vice-maires, ainsi que 2 092 conseillers municipaux[1].
Elles aboutissent à un Parlement sans majorité. Le Parti national (droite) conserve une majorité relative accrue des sièges. Les résultats de l'élection présidentielle donnent Juan Orlando Hernández (Parti national) réélu de justesse face notamment à Salvador Nasralla (alliance du parti Liberté et Refondation, gauche, et du Parti Innovation et Unité, centre-gauche), malgré une large avance de ce dernier lors de l'annonce des résultats provisoires, et après plusieurs jours d'arrêt du dépouillement. Les opposants manifestent, estimant ces résultats frauduleux. Le gouvernement décrète l'état d'urgence, et plusieurs personnes sont tuées lors d'affrontements avec les forces de l'ordre.
Juan Orlando Hernández remporte le la primaire du Parti national et devient le premier président sortant de l'histoire du Honduras à se représenter à sa propre réélection, la constitution interdisant jusqu'alors cette pratique. L’article de la Constitution qui interdisait un second mandat a été invalidé par le Tribunal suprême, formé de juges nommés par le président[2].
Depuis le coup d’État de 2009, le Honduras présente le taux le plus élevé d'assassinats politiques dans le monde, par rapport à sa population. Les écologistes et syndicalistes sont les plus ciblés par ces assassinats, alors que l'impunité des crimes sociaux et politiques avoisine les 95 %[3].
Modes de scrutin
Le droit de vote s'acquiert à 21 ans. Il est obligatoire, mais en pratique les abstentionnistes ne s'exposent à aucune sanction[4].
Présidentielle
Le président de la République du Honduras est élu pour quatre ans au scrutin uninominal majoritaire à un tour.
Législatives
Le Honduras est doté d'un Parlement monocaméral, le Congrès national, composé de 128 sièges et dont les députés sont élus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal dans dix-huit circonscriptions correspondants aux dix-huit départements du Honduras. Le nombre de sièges par circonscription varie en fonction de leur population. La répartition des sièges se fait selon le quotient de Hare et au plus fort reste[4].
Campagne et forces en présence
Trois candidatures seraient, selon les sondages, en mesure de l'emporter :
- Juan Orlando Hernández, président de la République sortant, candidat du Parti national ;
- Salvador Nasralla, candidat de l'Alliance de l'opposition contre la dictature qui rassemble les partis de gauche ;
- Luis Zelaya (es), candidat de l’opposition de droite, qui accuse Juan Orlando Hernández de dérive autoritaire[2].
La campagne électorale de Juan Orlando Hernández a été notamment alimentée par des détournements de fonds publics effectués par le réseau Pandora[5].


