Élections législatives cambodgiennes de 2013
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| Élections législatives cambodgiennes de 2013 | ||||||||||||||
| 123 sièges de l'Assemblée nationale | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 9 675 453 | |||||||||||||
| Votants | 6 735 244 | |||||||||||||
| 69,61 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 6 627 159 | |||||||||||||
| Blancs et nuls | 108 085 | |||||||||||||
| Parti du peuple cambodgien – Hun Sen | ||||||||||||||
| Voix | 2 555 030 | |||||||||||||
| 49,36 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 67 | |||||||||||||
| Parti du sauvetage national du Cambodge – Sam Rainsy | ||||||||||||||
| Voix | 2 295 022 | |||||||||||||
| 44,34 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 56 | |||||||||||||
| FUNCINPEC | ||||||||||||||
| Voix | 171 906 | |||||||||||||
| 3,30 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 0 | |||||||||||||
| Composition de l'assemblée élue | ||||||||||||||
| Premier ministre | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Hun Sen Parti du peuple cambodgien |
Hun Sen Parti du peuple cambodgien | |||||||||||||
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Les élections législatives cambodgiennes de 2013 se sont déroulées le 28 juillet.
Principaux partis en lice
- Parti du peuple cambodgien : parti du Premier ministre Hun Sen, en place depuis 1985. Le CPP est le successeur du Parti révolutionnaire du peuple du Kampuchéa, parti-unique de l'ancienne République populaire du Kampuchéa. Ce parti dirige le gouvernement depuis 1998, toujours sous la direction d'Hun Sen. Lors des élections législatives de 2008, il a obtenu son meilleur résultat, avec plus de 58 % des suffrages exprimés et 90 sièges.
- Parti du sauvetage national du Cambodge : résulte de la fusion du Parti Sam Rainsy et du Parti des droits de l'homme, unifiant ainsi les deux principales composantes de l'opposition dans une seule formation politique. Il est présidé par Sam Rainsy, opposant historique au pouvoir d'Hun Sen. En 2008, le PSR avait obtenu 21,91 % des suffrages exprimés et 26 sièges, et le PDH 6,63 % et trois sièges, soit un total cumulé de 28,53 % et 29 élus.
Situation politique
La pré-campagne, est émaillée par les soubresauts liés aux problèmes judiciaires de Sam Rainsy. Le principal opposant avait dû fuir le Cambodge après avoir arraché une borne provisoire posée préalablement par la commission de délimitation de la frontière vietnamo-cambodgienne dont il contestait la validité[1]. Condamné à une lourde peine de prison, il bénéficiera, sous la pression de la communauté internationale, d’une amnistie qui lui permettra de revenir à Phnom Penh en . Toutefois, les listes électorales ayant été closes, il ne pourra pas se présenter personnellement[2].
Campagne
La campagne pour sa part est marquée par les problèmes habituels d’inscriptions sur les listes électorales. L’opposition affirme qu’entre 1,2 et 1,3 million de personnes n’ont pas pu s’inscrire sur les listes alors que des migrants vietnamiens — accusé de soutenir Hun Sen — l’auraient été frauduleusement[3]. Le Comité national des élections (CNE), chargé de superviser les élections, a conduit après coup une enquête interne et reconnu que 3 % des électeurs - soit un peu moins de 300 000 - avaient effectivement été retirés des listes par erreur, sans pour autant donner de précision sur les modalités de ces investigations[4].
D’autre part, d’après des organisations qui avaient conduit des sondages sur la validité des listes, 12 % des noms figurant sur leur échantillonnage s’avéraient inconnus aussi bien des occupants des domiciles déclarés que des chefs de villages[5]. Ces suspicions d'inscriptions indues sont d'autant plus critiques qu'un problème est apparu, concernant l’encre indélébile censée empêcher qu’une personne puisse voter plusieurs fois. Il sera démontré qu’encore fraîche, il est possible de l’enlever avec du jus de citron vert ou de l’eau de javel[6].
Enfin, moins de deux mois avant les élections, le ministère de l’information décide d’interdire la rediffusion par les radios locales des émissions en Khmer des radios étrangères telles Radio Free Asia, Voice of America, Radio France internationale ou Radio Australie, souvent critiques envers le gouvernement, mais devant la pression de la communauté internationale, l’interdiction est levée à la fin juin[7].


Résultats

- CPP
- PSNC
| Parti | Votes | % | Sièges | +/– | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Parti du peuple cambodgien | 3 235 969 | 48,83 | 68 | ||||||
| Parti du sauvetage national du Cambodge | 2 946 176 | 44,46 | 55 | ||||||
| FUNCINPEC | 242 413 | 3,66 | 0 | ||||||
| Ligue pour la démocratie | 68 383 | 1,03 | 0 | ||||||
| Parti Khmer anti-pauvreté | 343 222 | 0,65 | 0 | ||||||
| Parti nationaliste cambodgien | 38 123 | 0,58 | 0 | Nv. | |||||
| Parti républicain démocrate | 33 715 | 0,51 | 0 | Nv. | |||||
| Parti Khmer du développement économique | 19 152 | 0,29 | 0 | Nv. | |||||
| Votes valides | 6 627 159 | 98,39 | |||||||
| Votes blancs et nuls | 108 085 | 1,61 | |||||||
| Total | 6 735 244 | 100 | 123 | ||||||
| Abstentions | 2 940 209 | 30,39 | |||||||
| Inscrits / participation | 9 675 453 | 69,61 | |||||||
Analyse
9,67 millions de Cambodgiens sont appelés à déposer leurs bulletins dans un des 19 009 bureaux de vote[9]. D’après Surya Subedi, rapporteur auprès du commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, les élections se sont déroulées « de manière généralement pacifique »[10]. Le point de vue est partagé par des organisations locales qui reconnaissent que la violence qui accompagne les élections a baissé par rapport aux scrutins précédents[11]. Le FUNCINPEC poursuit sa chute et, avec moins de 4 % des voix, n’a aucun député dans la nouvelle assemblée. Le CPP récolte 49 % des voix et 68 des 123 sièges. S’il est loin de ses résultats de 2008, où il avait, il est vrai, bénéficié des dissensions au sein de son opposition, son score reste similaire à ceux de 1998 et 2003[12].
La surprise vient du score honorable du PSNC (45 % des voix, 55 sièges). Fait nouveau, le parti au pouvoir trouvait en face de lui une formation qui pouvait se targuer d’une représentativité équivalente (l’écart entre eux est de moins de 300 000 voix) et dont les élus avaient montré par le passé qu’ils n’étaient prêts à aucun compromis avec les dirigeants[13].
