Élections législatives de 1877 à La Réunion
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| Élections législatives de 1877 à La Réunion | ||||||||||||||
| 1 siège à la Chambre des députés | ||||||||||||||
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| Type d’élection | Élections législatives | |||||||||||||
| François Césaire de Mahy – Gauche républicaine | ||||||||||||||
| Voix | 10 899 | |||||||||||||
| 85,20 % |
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| Sièges obtenus | 1 | |||||||||||||
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Les élections législatives de 1877 ont eu lieu le .
François Césaire de Mahy est élu dès 1870 député républicain de La Réunion. Il est un notable dont le père est le maire de Saint-Pierredont il est natif. Il est docteur et journaliste sur l'île et milite pour l'intégration de la colonie à la métropole. Bien que La Réunion ait deux sièges en 1870, dès 1876, elle n'en garde qu'un seul, c'est De Mahy qui reste député sans adversaire.
Après la crise du 16 mai 1877, la Chambre est dissoute, dont la nouvelle est connue en juillet. En accord avec les consignes nationales, les républicains s'unissent sous la candidature de De Mahy et place l'anticléricalisme comme principal sujet de campagne ainsi que l'appropriation de la notion d'Ordre. Les conservateurs cherchent alors à sortir de leur isolement politique sur l'île. La campagne électorale s'ouvre officiellement le 26 octobre et le gouverneur Faron fixe la date du 18 novembre pour le premier tour. La majorité de la population ne lit pas la presse et les informations nationales et découvrent donc le manifeste de Mac-Mahon placardé dans les villes.
De Mahy ne vient pas sur l'île mais reste à Paris d'où il écrit des courriers publiés dans les journaux locaux. Le comité républicain de l'île reste aussi unitaire malgré les possibilités d'émergence de la candidature de Théodore Drouhet.
Le gouverneur rappel aussi aux agents de l'administration de rester neutre, une position différente de la métropole, mais surtout parce que les agents sont surtout républicains et non conservateurs. Il fait interdire la mise à disposition des édifices communaux pour les réunions politiques et présente lui-même la candidature de Pierre Conil, fils d'une famille créole, dont le père a été député au Conseil colonial. De plus, Pierre Conil est chargé de la construction du port de Saint-Pierre et de l'étude de l'irrigation de l'île. Il se qualifie de libéral et cherche à ne pas prendre le terme d'« officiel ». Il se déclare fidèle au Président, pour l'ordre et la sécurité et défendant le travail et la famille mais aussi la république modérée. Il obtient tout de même le soutien des monarchistes ultramontains en échange de rester sur les thèmes de l'ordre et de l'anti-radicalisme. Cornil organise sa campagne autour de trois thèmes, la concorde entre la Colonie et la Métropole, la défense de la liberté religieuse, qui s'entend comme la défense du clergé et la morale catholique, la mise en voix des abstentionnistes, entendus comme conservateurs.
Du côté républicain, la crainte est avant tout envers l'attitude de clergé qui pourrait influencer les électeurs. Malgré l'interdiction des réunions publiques, ils passent par des affiches et la presse. La campagne est donc très différente de 1876 marquée par des fanfares et des banquets.
Le 16 novembre, la nouvelle de la victoire républicaine arrive à La Réunion, la ville de Saint-Pierre se pavoise de drapeau tricolore tandis que les conservateurs font un dernier appel à la mobilisation par le vote conservateur des colons[1].
Résultat
Circonscription unique
| Candidat | Étiquette[2],[3] | Premier tour[4] | ||
|---|---|---|---|---|
| Voix | % | |||
| François Césaire de Mahy | Gauche républicaine | 10 899 | 85,20 | |
| Pierre Conil | Constitutionnel | 1 894 | 14,80 | |
| Inscrits | 34 237 | 100,00 | ||
| Votants | 12 862 | 37,57 | ||
| Abstention | 21 375 | 62,43 | ||
| Blancs et nuls | 69 | 0,54 | ||
| Exprimés | 12 793 | 99,46 | ||
Références
- ↑ Yvan Combeau, « République et républicains : la Réunion (1876-1879) », Expressions, no 13, , p. 109-129 (lire en ligne
[PDF]) - ↑ « Le Temps »
, (consulté le ) - ↑ « L'Union : La Quotidienne, La France, L'Écho francais »
, sur Gallica, (consulté le ) - ↑ « Journal officiel de la République française »
, sur Gallica, (consulté le )