Élections municipales de 2026 à Saint-Paul

From Wikipedia, the free encyclopedia

Typed’électionÉlections municipales
Postes à élire55 sièges au conseil municipal
32 sièges au conseil communautaire
Population108 088
Inscrits au 1er tour89 425
Élections municipales de 2026 à Saint-Paul
(1er tour)
(2d tour)
Type d’élection Élections municipales
Postes à élire 55 sièges au conseil municipal
32 sièges au conseil communautaire
Corps électoral et résultats
Population 108 088
Inscrits au 1er tour 89 425
Votants 45 172
50,51% en augmentation 4,2
Votes exprimés 43 102
Votes blancs 1 066
Votes nuls 1 004
Inscrits au 2d tour 89 459
2d tour
57,80% en augmentation 4
Votes exprimés au 2d tour 49 644
Votes blancs au 2d tour 1 005
Votes nuls au 2d tour 1 061
Emmanuel Séraphin PLR
Voix au 1er tour 20 325
47,16%
en augmentation 10,6
Voix au 2e tour 27 670
55,74%
en diminution 6
Sièges obtenus 43 en diminution 2
Cyrille Melchior NR
Voix au 1er tour 14 728
34,17%
en diminution 11,2
Voix au 2e tour 21 974
44,26%
en augmentation 6
Sièges obtenus 12 en augmentation 2
Didier Robert OR
Voix au 1er tour 4 815
11,17%
Voix au 2e tour Retrait
Sièges obtenus 0
Maire de Saint-Paul
Sortant
Emmanuel Séraphin
PLR

Les élections municipales de 2026 à Saint-Paul ont lieu les 15 et 22 mars 2026. Elles visent au renouvellement du conseil municipal et du conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Territoire de la Côte Ouest.

Dates

Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026[1],[2],[3].

Mode de scrutin

L'élection des conseillers municipaux et communautaires se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire: les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[4]. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil communautaire[5],[6].

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Saint-Paul correspond à celui des communes dont la population est comprise entre 100 000 et 150 000 habitants, soit 55 sièges[7]. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans[8]. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre liste[9].

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 28 sièges. Les 27 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[10].

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention massive en raison de la pandémie de Covid-19, la participation lors du 1er tour s'étant effondrée de 62 % en 2014 à 46 % en 2020.

Sur le plan local, la liste d'union de la gauche menée par Huguette Bello, ancienne maire de la ville et présidente du parti Pour La Réunion, parvient à ravir la mairie au maire sortant Joseph Sinimalé, elle obtient ainsi 45 sièges.

La liste d'union entre Les Républicains et La République en Marche, portée par le maire sortant et ralliée au second tour par les listes de Alain Bénard et Jean-François Nativel, est donc reléguée au rôle d'opposition, en conservant les 10 sièges restants du conseil municipal.

Contexte politique local

Ancrée à gauche depuis quelques années[Depuis quand ?], la commune de Saint-Paul est considérée comme le fief du parti Pour la Réunion d'Huguette Bello, présidente du conseil régional. Il est toutefois à noter que l'accession au poste de maire d'Emmanuel Séraphin ne date que de 2021, après l'élection à la présidence de région d'Huguette Bello[20], pouvant créer aux yeux de certains un manque de légitimité.

À droite, après la défaite de leur alliance au second tour en 2020[21], Joseph Sinimalé et Alain Bénard, anciens maires et barons historiques de la droite Saint-Pauloise semblent écartés, ayant tous deux été condamnés, le premier à une peine de 3 ans de prison et 10 ans d'inéligibilité en 2020 pour atteinte grave à l'intégrité des élus[22], et le second en septembre 2025 pour appel public à la discrimination après des propos racistes visant la communauté musulmane de la Réunion[23]. La droite est donc contrainte de se reposer sur d'autres figures afin d'espérer obtenir le poste de maire.

Lors des élections législatives de 2024, le Rassemblement national a réussi à développer son ancrage local, parvenant à se maintenir au second dans les sept circonscription de l'île et en faisant élire son candidat dans la 3e circonscription. Le parti compte bien utiliser cette dynamique afin de s'implanter dans les mairies réunionnaises[24].

Candidatures déclarées

Dès le 9 avril 2025, le maire Pour La Réunion sortant Emmanuel Séraphin annonce être candidat à sa réélection[25], il est soutenu par l'Union des Forces Progressistes, coalition de gauche réunionnaise réunissant entre autres PLR, Le Progrès et les insoumis, ainsi que par des élus communaux socialistes[26], écologistes[27],[28].

Le 30 juillet, le Rassemblement national investit Jean-Yves Morel, candidat défait dans la 2e circonscription lors des législatives de 2024, en tant que tête de liste du parti[29].

Le 29 août, le mouvement Force Citoyenne, présidé par Hassam Moussa, annonce vouloir présenter une liste lors des élections municipales sans pour autant définir qui en sera la tête[30].

Le 22 octobre, Jean-Jacques Charolais, ancien président du club de foot la Saint-pauloise, annonce sa candidature[31].

Le 25 octobre, le républicain Cyrille Melchior, président du conseil départemental de la Réunion, annonce lancer sa campagne pour les élections[32].

Le 22 décembre, Didier Robert, ayant précédemment exercé les fonctions de président du conseil régional, sénateur du département, député de la 3e circonscription de La Réunion, ancien maire du Tampon et tête de liste Objectif Réunion en 2020 à Saint-Denis, annonce se présenter à Saint-Paul[33]. Le 31 décembre, il est rallié par Alix Jean Mera, représentant local de Debout la France[34], qui s'était précédemment déclaré candidat[35], le 11 janvier 2026, il reçoit le soutien du Rassemblement citoyen[36], puis le 18 février celui de Jean-Pierre La-Ouine, entrepreneur qui avait déclaré son intention de se présenter en août 2025, après avoir échoué à établir une candidature unique entre lui-même, Didier Robert et Cyrille Melchior[37].

Résultats

Notes et références

Articles connexes

Related Articles

Wikiwand AI