Élections législatives est-allemandes de 1990
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| Élections législatives est-allemandes de 1990 | ||||||||||||||
| 400 sièges de la Chambre du peuple (Majorité absolue : 201 sièges) | ||||||||||||||
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| Type d’élection | législatives | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 12 426 443 | |||||||||||||
| Votants | 11 604 418 | |||||||||||||
| 93,38 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 11 541 155 | |||||||||||||
| Votes blancs | 63 263 | |||||||||||||
| Alliance pour l'Allemagne – Lothar de Maizière | ||||||||||||||
| Voix | 5 544 474 | |||||||||||||
| 40,81 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 192 | |||||||||||||
| Parti social-démocrate – Ibrahim Böhme (de) | ||||||||||||||
| Voix | 2 525 534 | |||||||||||||
| 21,88 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 88 | |||||||||||||
| Parti du socialisme démocratique – Hans Modrow | ||||||||||||||
| Voix | 1 892 381 | |||||||||||||
| 16,40 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 66 | |||||||||||||
| Carte des résultats | ||||||||||||||
| Composition de la chambre du peuple | ||||||||||||||
| Président du Conseil des ministres | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Hans Modrow | Lothar de Maizière | |||||||||||||
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Des élections législatives ont lieu en République démocratique allemande (RDA, Allemagne de l'Est) le . Il s'agit de renouveler l'ensemble des quatre cents membres de la Chambre du peuple (en allemand : Volkskammer), le parlement monocaméral, au suffrage universel direct. Ce sont les premières élections où les citoyens de la RDA ont le choix entre différents candidats, et les premières de ce type dans l'est de l'Allemagne depuis celles de mars 1933. Elles aboutissent à la dissolution de la RDA et à la réunification de l'Allemagne en octobre. Ce sont donc les dernières élections législatives avant la disparition de l'Allemagne de l'Est[1].
Il s'agit d'élections anticipées ; le Parlement élu en 1986 avait en principe un mandat de cinq ans. Les manifestations populaires de septembre et amènent à la démission du gouvernement le . Le lendemain, le mur de Berlin est ouvert : les citoyens est-allemands peuvent voyager librement à l'ouest. Le , le Parlement élit Hans Modrow à la tête du gouvernement. Le gouvernement Modrow introduit les réformes nécessaires à des élections libres, prévues pour , puis avancées au mois de mars.
Système électoral
Précédemment, tous les partis politiques appartenaient à une coalition, le « Front national de la RDA », dirigé par le Parti socialiste unifié (SED). Les autorités attribuent par avance un nombre de sièges à chaque parti, et soumet une liste unique aux électeurs de chaque circonscription. Les citoyens sont invités uniquement à approuver ou rejeter les noms des candidats qui leur sont proposés.
Pour les élections de 1990, les 73 circonscriptions électorales sont réduites à quinze. Chaque parti politique propose aux citoyens une liste de candidats pour chaque circonscription. L'élection se déroule ainsi au scrutin proportionnel plurinominal : les électeurs votent pour la liste du parti de leur choix. Pour la première fois, les différents partis politiques sont donc en concurrence, plutôt que d'appartenir à un front commun. Chaque parti obtient un siège « pour toute tranche de 0,25% des suffrages exprimés en sa faveur » au niveau national, attribués selon les résultats de chaque parti dans chaque circonscription, sans seuil minimal pour être représenté au Parlement[1].
Le nombre de sièges au Parlement, qui était de cinq cents en 1986, est réduit à quatre cents[1].