Élections législatives grecques d'août 1910

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Lithographie célébrant le coup de Goudi.

Les élections législatives grecques anticipées du (8 août a.s.) élurent les membres du parlement grec. Elles avaient été obtenues du souverain Georges Ier grâce à la médiation d'Elefthérios Venizélos aux lendemains de l'insurrection militaire du « coup de Goudi ». Tous les élus se disaient partisans du changement. Le gouvernement de transition de Stéphanos Dragoúmis fut maintenu en place, jusqu'à la prise de pouvoir par Venizélos en octobre et l'organisation de nouvelles élections en novembre.

Conformément à la constitution de 1864, les élections se déroulèrent au suffrage masculin direct et secret. Depuis 1877, hormis quelques exceptions, tous les hommes de plus de 21 ans étaient électeurs. Les députés étaient répartis en proportion de la population de la province : un député pour 10 000 habitants ; avec un minimum de 150 députés. Une loi de 1862 stipulait de plus que les Grecs « hétérochtones » (vivant hors des frontières du pays, à l'inverse des « autochtones » vivant à l'intérieur) étaient aussi électeurs[1].

Les députés étaient élus à la majorité absolue, au niveau provincial. Chaque électeur disposait d'autant de votes qu'il y avait de candidats. Les électeurs, la plupart analphabètes, ne votaient pas avec des bulletins, mais avec des boules de plomb. Il y avait autant d'urnes qu'il y avait de candidats. L'électeur glissait la main dans l'urne et plaçait sa boule soit à droite (partie blanche, inscrite « oui »), soit à gauche (partie noire, inscrite « non »). Les urnes étaient en acier recouvert de laine pour éviter qu'un bruit quelconque informe de la façon dont l'électeur avait voté. Le député qui avait obtenu la majorité (en principe), mais proportionnellement le plus de voix (dans la réalité) était élu[1].

Contexte

Résultats

Annexes

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