Élections législatives kosovares de 2026
élections législatives au Kosovo
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Les élections législatives kosovares de 2026 (en albanais : Zgjedhjet parlamentare në Kosovë 2026) ont lieu le afin d'élire les 120 députés de la 10e législature de l'Assemblée du Kosovo pour un mandat de quatre ans.
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| Élections législatives kosovares de 2026 | ||||||||||||||
| 120 députés de l'Assemblée du Kosovo (Majorité absolue : 61 sièges) | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 1 959 962 | |||||||||||||
| Participation | 37,02 % | |||||||||||||
| Autodétermination – Albin Kurti | ||||||||||||||
Liste commune VV
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| Voix | 361 345 | |||||||||||||
| 47,13 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 53 | |||||||||||||
| Parti démocratique du Kosovo – Bedri Hamza | ||||||||||||||
| Voix | 157 893 | |||||||||||||
| 19,44 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 22 | |||||||||||||
| Ligue démocratique du Kosovo – Vjosa Osmani | ||||||||||||||
| Voix | 135 559 | |||||||||||||
| 16,69 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 18 | |||||||||||||
| AAK – Ardian Gjini | ||||||||||||||
| Voix | 54 731 | |||||||||||||
| 6,76 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 7 | |||||||||||||
| Liste serbe pour le Kosovo – Zlatan Elek | ||||||||||||||
| Voix | 43 143 | |||||||||||||
| 6,19 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 9 | |||||||||||||
| Premier ministre | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Albin Kurti VV |
Albin Kurti VV | |||||||||||||
| https://kqz-ks.org/ | ||||||||||||||
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||||||||||||||
Il s'agit des troisièmes élections consécutives en un peu plus d'un an, du fait de crises politiques à répétition entre l'opposition et le gouvernement du Premier ministre Albin Kurti. Sa coalition, menée par le parti Autodétermination arrive à nouveau en tête, mais subit un recul, sur fond de montée de l'abstention.
Contexte
Élections législatives de

Les élections législatives kosovares de , qui ont lieu moins d'un an après celles de février, sont une victoire pour la liste commune menée par le parti Autodétermination (VV), qui connaît une nette remontée. Avec 51,11 % des voix et 57 sièges, elle obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, sans atteindre la majorité absolue des sièges (61). VV devance nettement le Parti démocratique du Kosovo (PDK) et la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), arrivés deuxième et troisième avec respectivement 20,19 % (22 sièges) et 13,23 % (15 sièges)[1].
Avec 51,11 % des suffrages, le mouvement Vetëvendosje (VV) réalise le meilleur résultat en pourcentage d'un parti politique au Kosovo, dépassant son précédent record établi lors des élections de 2021 (50,28 %)[2],[3].
La coalition du Premier ministre du Kosovo Albin Kurti, au pouvoir depuis 2021, arrive ainsi en tête pour la quatrième fois consécutive. S'il n'obtient toujours pas la majorité absolue des sièges, celui-ci est à nouveau en mesure de l'obtenir en formant une alliance avec quelques-uns des vingt députés représentant des minorités. Kurti gagne ainsi son pari, après avoir indirectement forcé la convocation de nouvelles élections en ne cédant pas lors des négociations. Les électeurs auraient également tenu davantage l'opposition pour responsable de la crise politique à l'origine du blocage, tandis que VV bénéficiait de la popularité de son dirigeant. Après une campagne dominée par le sujet de l'économie, au cours de laquelle Kurti avait promis des aides supplémentaires aux personnes âgées et aux familles avec des enfants en bas âge, le Premier ministre pouvait notamment se targuer d'avoir obtenu deux semaines plus tôt la levée d'une partie des sanctions de l'Union européenne, après la prise de fonction pacifique de nouveaux maires dans les municipalités à majorité serbe[4],[5],[6]. Albin Kurti est ainsi reconduit à son poste le [7].
Élection présidentielle de 2026
L’élection présidentielle kosovare de 2026, organisée au suffrage indirect par l’Assemblée du Kosovo, devait se tenir au plus tard le , soit trente jours avant la fin du mandat de la présidente sortante, Vjosa Osmani. Cette échéance intervient dans un contexte institutionnel particulier, l’Assemblée issue des élections législatives de n’ayant été constituée que le .
La crise politique est provoquée par l’absence d’accord sur une candidature à la présidence. Le parti Vetëvendosje (VV), dirigé par le Premier ministre Albin Kurti, refuse de soutenir la candidature de Vjosa Osmani à un second mandat et lui préfère celle du ministre des Affaires étrangères Glauk Konjufca. Une première tentative de vote, organisée le , échoue faute de quorum à l’Assemblée. Le lendemain, Vjosa Osmani signe un décret de dissolution de l’Assemblée, estimant que l’échec de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel entraîne la fin de la législature[8].
Cette décision est contestée par VV devant la Cour constitutionnelle[9],[10]. Le litige porte notamment sur l’articulation entre deux délais constitutionnels : l’obligation d’élire le président au plus tard trente jours avant la fin du mandat du président sortant et le délai de soixante jours accordé à l’Assemblée pour mener à bien la procédure d’élection présidentielle avant une dissolution automatique en cas d’échec.
Le , la Cour constitutionnelle suspend provisoirement le décret de dissolution[11],[12]. Dans sa décision du , elle juge que le délai de trente jours concerne bien l’élection du président, et non le seul début de la procédure. Elle estime toutefois que l’Assemblée n’avait pas pu bénéficier du délai de soixante jours prévu par la Constitution, en raison de sa constitution tardive (). En conséquence, elle déclare le décret de dissolution sans effet juridique et accorde à l’Assemblée un délai supplémentaire de 34 jours pour élire un président[13],[14].
À l’expiration de ce délai, le , l’Assemblée échoue de nouveau à élire un président, faute d’accord entre les groupes parlementaires. Cet échec entraîne la dissolution de l’Assemblée et la convocation d’élections législatives anticipées dans un délai de 45 jours[15],[16].
Système électoral
L'Assemblée du Kosovo est un parlement monocaméral doté de 120 sièges pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal dans une circonscription électorale unique. Les sièges sont répartis selon la méthode d'Hondt à tous les partis ayant franchi le seuil électoral de 5 % des suffrages exprimés. Les électeurs ont également la possibilité d'effectuer jusqu'à cinq votes préférentiels pour des candidats de la liste choisie afin de faire monter leurs places dans celle-ci[17].
Sur les 120 sièges, 100 sont pour les albanophones tandis que les 20 restants sont réservés aux minorités ethniques, à raison de dix sièges pour les Serbes, 3 pour les Bosniaques, 2 pour les Turcs, et 1 chacun pour les Roms, Ashkalis, Égyptiens des Balkans et Gorans. Un siège supplémentaire est cependant attribué à la minorité ayant recueilli le plus de suffrages parmi celles des Roms, Ashkalis et Égyptiens des Balkans, ce qui amène le plus souvent ces trois minorités à être présentées regroupées dans un ensemble comportant quatre sièges. Tous les partis doivent obligatoirement déclarer la communauté qu'ils représentent lors de leur enregistrement. Les électeurs se rendant aux urnes ont le choix de voter soit pour un parti ordinaire, soit pour un parti représentant une minorité. Après décompte des voix, la répartition de ces sièges se fait à la proportionnelle selon la même méthode que pour les sièges ordinaires, mais en ne prenant en compte pour chaque minorité que les suffrages obtenus par les partis représentant cette minorité. En pratique, dans le cas d'une minorité dotée d'un seul siège à pourvoir, le vote prend la forme d'un scrutin uninominal majoritaire à un tour[18],[19].
Depuis 2008, toutes les listes sont en outre soumises à des quotas imposant un minimum de 30 % de candidats de chacun des deux sexes, avec une alternance dans l'ordre des listes au minimum tous les trois noms[17].
Résultats
| Partis ou coalitions | Voix | % | Sièges | +/- | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Autodétermination (VV) | 382 865 | 47,13 | 49 | |||
| Guxo | 3 | |||||
| L'Alternative | 1 | |||||
| Liste commune VV | 53 | |||||
| Parti démocratique du Kosovo (PDK) | 157 893 | 19,44 | 22 | |||
| Ligue démocratique du Kosovo (LDK) | 135 559 | 16,69 | 18 | |||
| Alliance pour l'avenir du Kosovo (AAK) | 54 731 | 6,74 | 7 | |||
| Liste serbe pour le Kosovo (SL) | 43 835 | 5,40 | 9 | |||
| Parti démocratique turc du Kosovo (KDTP) | 5 709 | 0,70 | 2 | |||
| Pour la liberté, la justice et la survie (ZSPO) | 5 446 | 0,67 | 1 | |||
| Coalition Vakat (KV) | 3 910 | 0,48 | 1 | |||
| Nouvelle initiative démocratique du Kosovo (IRDK) | 3 491 | 0,43 | 1 | |||
| Nouveau parti démocratique (NDS) | 2 693 | 0,33 | 1 | |||
| Union sociale démocratique (SDU) | 2 682 | 0,33 | 1 | |||
| Parti social démocratique Ashkali (PSA) | 2 598 | 0,32 | 1 | |||
| Parti libéral égyptien (PLE) | 2 197 | 0,27 | 1 | |||
| Parti social-démocrate du Kosovo (PSD) | 2 084 | 0,26 | 0 | |||
| Ashkalitë e Bashkuar | 1 794 | 0,22 | 0 | Nv. | ||
| Parti Gorani unique (JGP) | 1 650 | 0,20 | 1 | |||
| Fjala | 929 | 0,11 | 0 | |||
| Parti rom uni du Kosovo (PREBK) | 905 | 0,11 | 1 | |||
| Mouvement progressif rom du Kosovo (LPRK) | 729 | 0,09 | 0 | |||
| Nouveau parti rom kosovar (KNRP) | 355 | 0,04 | 0 | |||
| Indépendant | 269 | 0,03 | 0 | |||
| Suffrages exprimés | 812 324 | |||||
| Votes blancs et nuls | ||||||
| Total | 100 | 120 | ||||
| Abstention | ||||||
| Inscrits/Participation | 37,02 | |||||
Analyse et conséquences
La coalition menée par le parti Autodétermination Premier ministre Albin Kurti arrive à nouveau en tête, mais subit un recul, sur fond de montée de l'abstention[21].
Après plusieurs mois de négociations entre la majorité du parti Autodétermination et les autres groupes d'opposition et des menaces de nouvelles élections parlementaires en cas d'échec, un accord est trouvé le avec la Ligue démocratique du Kosovo de Vjosa Osmani. Les deux partis choisissent de présenter comme candidat commun Bekim Sedjiu, professeur de droit à l'université de Pristina et diplomate. Avec le soutien de plusieurs partis représentant les minorités nationales, le seuil de 80 voix nécessaire à son élection devrait être atteint[22].