Élections législatives kosovares de décembre 2025
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| Élections législatives kosovares de décembre 2025 | ||||||||||||||
| 120 députés de l'Assemblée du Kosovo (Majorité absolue : 61 sièges) | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 1 999 204 | |||||||||||||
| Votants | 906 754 | |||||||||||||
| 45,36 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 28 365 | |||||||||||||
| Autodétermination – Albin Kurti | ||||||||||||||
Liste commune VV
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| Voix | 484 049 | |||||||||||||
| 51,01 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 57 | |||||||||||||
| Parti démocratique du Kosovo – Bedri Hamza | ||||||||||||||
| Voix | 192 002 | |||||||||||||
| 20,24 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 23 | |||||||||||||
| Ligue démocratique du Kosovo – Lumir Abdixhiku | ||||||||||||||
| Voix | 125 822 | |||||||||||||
| 13,26 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 14 | |||||||||||||
| AAK – Ramush Haradinaj | ||||||||||||||
| Voix | 52 226 | |||||||||||||
| 5,50 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 6 | |||||||||||||
| Liste serbe pour le Kosovo – Zlatan Elek | ||||||||||||||
| Voix | 42 733 | |||||||||||||
| 4,50 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 9 | |||||||||||||
| Liste arrivée en tête par communes | ||||||||||||||
| Composition de l'assemblée élue | ||||||||||||||
| Premier ministre du Kosovo | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Albin Kurti VV |
Albin Kurti VV | |||||||||||||
| https://kqz-ks.org/ | ||||||||||||||
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Les élections législatives kosovares de décembre 2025 (en albanais : Zgjedhjet parlamentare në Kosovë dhjetor 2025) ont lieu le afin d'élire les 120 députés de la 10e législature de l'Assemblée du Kosovo pour un mandat de quatre ans.
Ces élections ont lieu de manière anticipée en raison de l'échec de l'assemblée issue des élections législatives de février à s'entendre sur la formation d'un gouvernement.
La coalition sortante menée par le parti Autodétermination (VV) du Premier ministre du Kosovo Albin Kurti, ainsi que les principaux partis d'opposition dont le Parti démocratique du Kosovo (PDK) et la Ligue démocratique du Kosovo (LDK) ne parviennent en effet pas à s'entendre, sans qu'un des deux camps ne possèdent seul la majorité absolue des sièges nécessaire pour s'imposer. Ce blocage, qui se manifeste également par l'incapacité des députés à s'entendre sur le vote du président de l'Assemblée pendant plus de six mois, conduit la présidente de la république du Kosovo Vjosa Osmani à convoquer ces nouvelles élections en décembre.
Le scrutin voit la victoire de la coalition sortante, qui frôle la majorité absolue des suffrages et des sièges. La formation d'une alliance avec une partie des députés représentant les minorités est attendue, ce qui devrait permettre à Albin Kurti d'être reconduit au poste de Premier ministre.
Élections de 2021

Arrivé en tête des élections législatives kosovares de 2021, Autodétermination dispose du choix du Premier ministre au cours des deux premières tentatives de coalition. La formation du nouveau gouvernement a lieu dans le contexte de l'élection présidentielle à venir. Organisée au plus tard en , cette dernière pourrait conduire à la convocation de nouvelles élections législatives si le parlement échoue à élire un président à la majorité absolue au troisième tour de scrutin[1]. L'avance d'Autodétermination est telle qu'elle devrait lui permettre de gouverner sans avoir à former de coalition avec ses adversaires, en s'appuyant sur le seul soutien des partis des minorités[2],[3],[4]. Déclarant « refuser tout compromis avec l'ancien régime », Kurti annonce son intention de former une coalition avec des députés issus des minorités non serbes[5].
Albin Kurti s'entretient le avec les dirigeants des partis des minorités non serbes élus au parlement, en présence de la présidente Vjosa Osmani. À l'issue de ces entretiens, Emilija Redzepi, Elbert Krasniqi et Duda Balje, représentant respectivement le Nouveau parti démocratique, la Nouvelle initiative démocratique du Kosovo et l'Union sociale démocratique, annoncent leur intention de soutenir un gouvernement mené par Kurti, ainsi que de voter pour Osmani lors de la présidentielle à venir. Les trois sièges de ces soutiens assurent à Autodétermination une majorité absolue à l'assemblée. Fikrim Damka et Rasim Demiri, dirigeants du Parti démocratique turc du Kosovo et de la Coalition Vakat ne se prononcent pas, mais se déclarent ouverts à des négociations[6].
Le , Albin Kurti reçoit le vote de confiance de 67 députés, 30 autres votant contre tandis que le reste ne participe pas à la session. Le vote ouvre la voie à la mise en place du gouvernement Kurti II, composé de trois vice-Premiers ministres et quinze ministres[7]. Il est constitué et soutenu par une coalition entre Autodétermination (VV), Guxo, le Parti démocratique turc du Kosovo (KDTP), la Nouvelle initiative démocratique du Kosovo (IRDK) et le Nouveau Parti démocratique (NDS). La Liste serbe pour le Kosovo (SL) dispose d'un ministre en vertu de la Constitution mais n'appuie pas le gouvernement. Ensemble, ils disposent de 62 députés sur 120, soit 51,7 % des sièges de l'Assemblée[8].
Conflit du nord du Kosovo
À partir de 2022, le gouvernement du Kosovo adopte plusieurs mesures concernant l’administration et la sécurité des régions du nord du pays, majoritairement peuplées de serbes, avec pour objectif de réinstaller la souveraineté de son gouvernement sur l’ensemble du territoire kosovar[9]. En , il empêche d'abord le gouvernement de Belgrade d’ouvrir des bureaux de vote à Mitrovica, une ville du nord du Kosovo peuplée principalement de Serbes, pour les élections législatives serbes. En , il exige ensuite que la Serbie reconnaisse les pièces d’identité et les plaques d’immatriculation kosovares, menaçant dans le cas contraire de refuser aux citoyens serbes l'entrée au Kosovo[10]. Il permet le déploiement d’une unité spéciale de police et augmente considérablement le budget des forces de sécurité, de 52 % en 2022 et de 20 % en 2023[11]. Cette stratégie d'antagonisation, visant à arracher un accord avec Belgrade, conduit en réaction des membres de la minorité serbe à ériger des barricades sur les routes, donnant lieu à des affrontements avec la police[10]. Début novembre, des maires, des juges, des policiers et plus d'une centaine d'agents des municipalités serbes démissionnent pour dénoncer la stigmatisation de cette région[12].
En 2023, des élections municipales sont organisées dans quatre communes du nord du Kosovo. Ces élections sont marquées par un boycott massif de la population serbe, entraînant une très faible participation électorale. À l’issue du scrutin, des candidats albanais sont élus maires dans les quatre municipalités du nord du Kosovo à majorité serbe. La prise de fonctions de ces maires est suivie de manifestations et de tensions locales. Des affrontements surviennent entre des manifestants serbes, les forces spéciales de la police kosovare et les contingents de la KFOR (OTAN), faisant environ une centaine de blessés sur plusieurs jours, dont une trentaine parmi les soldats de la KFOR[13]. Dans la municipalité de Leposaviq, le maire élu exerce ses fonctions et vit dans le bâtiment municipal pendant plusieurs mois en raison des manifestations persistantes devant la municipalité [14].
Plusieurs pays, dont la Russie et les États-Unis, critiquent alors l'attitude du gouvernement kosovar, et plusieurs acteurs internationaux appellent à la désescalade et à la reprise du dialogue entre Pristina et Belgrade, soulignant l’importance de la stabilité régionale et du respect des accords existants[15].
Élections de février 2025 et crise politique
Bien que largement en tête, la coalition menée par Autodétermination (VV) du Premier ministre du Kosovo Albin Kurti subit un recul qui met en doute sa capacité à se maintenir en poste. Bien qu'un accord de coalition avec l'Initiative sociale-démocrate (NISMA) menée par Fatmir Limaj soit un temps évoqué, le Premier ministre ne parvient pas à constituer une majorité[16]. Les différents partis composant l'opposition, dont notamment le Parti démocratique du Kosovo (PDK) et la Ligue démocratique du Kosovo (LDK) se retrouvent théoriquement en position de provoquer une alternance, mais ne parviennent pas à s'accorder entre eux sur un programme commun[17],[18],[19].
Aucun parti ne parvenant à constituer une majorité, l'assemblée dérive rapidement vers un blocage des institutions qui se matérialise par son incapacité à élire un président de l'Assemblée ainsi que ses vice-présidents pendant plus de six mois. Cette étape est alors indispensable à la formation d'un gouvernement, la constitution imposant son élection préalable à la majorité absolue de l'ensemble des députés, qu'ils soient présents ou non lors du vote, soit 61 voix[20]. Autodétermination ayant perdu sa majorité absolue, il ne peut pas faire élire à lui seul sa candidate — la ministre de la justice Albulena Haxhiu, dont il présente systématiquement la candidature à chaque vote de l'assemblée — les autres forces politiques représentées à l'Assemblée lui faisant barrage[21],[22].
Le blocage provoque des manifestations dans le pays, ainsi que des appels à l'organisation de nouvelles élections anticipées[23],[24], auxquel le parti d'Albin Kurti se déclare peu favorable[25].
Le blocage conduit à l'intervention à plusieurs reprises de la Cour constitutionnelle, qui donne le un délai de trente jours aux députés pour élire leur président[26],[27]. Face à la persistance du blocage qui aboutit dans l'intervalle à 54 tentatives infructueuses, la Cour accorde le un nouveau délai de même durée, mais en interdisant désormais à un candidat d'être proposé plus de trois fois, et en imposant à l'ensemble des députés d'être présents lors du vote[28],[29],[30],[31].
Le parlement finit enfin par élire Dimal Basha lors de sa deuxième tentative le , par 73 voix pour, 30 contre et 8 abstentions, mettant fin à six mois de blocage institutionnel[32],[33],[34]. L'élection réussit grâce au soutien de dernière minute de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo (AAK) et du Parti démocratique du Kosovo (PDK), ce dernier justifiant sa décision par la nécessité de débloquer la situation via l'élection d'un candidat ne disposant que de peu de soutien réel au sein d'Autodétermination. La Ligue démocratique du Kosovo (LDK) qualifie quant à elle l'élection de Dimal Basha comme un « triomphe de l'ignorance et une erreur impardonnable ». L'élection du président de la chambre ouvre ainsi la voie à la formation du gouvernement, six mois après la tenue des élections législatives[35],[36],[37].
Le blocage institutionnel reprend cependant lors de l'élection du vice-président devant représenter la minorité serbe[38]. Les députés ne parviennent pas à s'entendre sur un candidat après de nombreux candidats et tours de scrutin organisés dans les jours suivants, Autodétermination et la Liste Serbe refusant d'élire quelqu'un d'autres que leur candidats respectifs. Le blocage fait l'objet de vives critiques de l'opposition, qui accuse Albin Kurti d'enliser volontairement le processus, étant selon eux dans l'incapacité de s'imposer lors des négociations sur la formation du nouveau gouvernement. Le , Dimal Basha annonce la fin de la session constitutive de l'assemblée, et décide que celle-ci doit poursuivre ses travaux en l'absence de vice-président serbophone[39],[40]. Cette décision provoque une levée de boucliers dans l'opposition, qui la qualifie de « manœuvre politique » et accuse Basha de violer la constitution[41],[42].
Le , la Cour juge inconstitutionnelle la décision de Dimal Basha, et donne à l'assemblée un délai de douze jours pour élire un vice-président issu de la minorité serbe[43],[44]. Après 27 scrutins infructueux, l'Assemblée parvient à élire, le , Nenad Rašić, député d'origine serbe mais n'étant pas membre du parti Liste serbe pour le Kosovo, au poste de vice-président, par 71 voix contre 9 et 24 abstentions. Nenad Rašić, ministre des communautés depuis dans le gouvernement d'Albin Kurti, est élu sur proposition du président de l'Assemblée Dimal Basha, après l'échec de tous les candidats issus de la Liste serbe, avec le soutien d'Autodétermination ainsi que de la Ligue démocratique du Kosovo et les minorités non serbes, qui se joignent à Autodétermination afin de mettre fin au blocage[45],[46],[47].
Échec de la formation du gouvernement
L'assemblée s'affaire finalement courant octobre à la désignation et au vote d'un nouveau gouvernement, près de neuf mois après les élections du . La présidente de la république du Kosovo Vjosa Osmani, charge le Albin Kurti de former un gouvernement dans les quinze jours[48].
Le , le dirigeant d'Autodétermination échoue à obtenir la confiance de l'Assemblée en n'obtenant que 56 voix pour contre 52 contre et 4 abstentions, soit cinq de moins que la majorité nécessaire de 61[49],[50]. C'est la première fois depuis 2001 qu'un candidat au poste de Premier ministre échoue à obtenir la confiance de l'Assemblée. Kurti fait alors face à la ferme opposition du PDK de la LDK et de l'AAK, qui refusent catégoriquement de le voir se maintenir au Poste de Premier ministre, et appellent à de nouvelles élections[51].
Conformément à la Constitution du Kosovo, Vjosa Osmani propose dans les dix jours un nouveau nom de premier ministre[52]. Le , elle charge Glauk Konjufca, membre d'Autodétermination, de former un nouveau gouvernement dans le délai constitutionnel de quinze jours, tandis qu'Albin kurti annonce se mettre en retrait en se contentant du poste de ministre des Affaires étrangères[53],[54]. Le , Konjufca échoue à son tour à obtenir la confiance du parlement, avec 56 voix pour, 53 contre et 4 abstentions[55].
En accord avec la Constitution, ce second échec conduit Vjosa Osmani à annoncer le lendemain la tenue de nouvelle élections fixées au , afin de respecter le délai d'organisation de quarante jours[56],[57].
L'échec des députés à s'entendre est un coup dur pour les finances du pays, dont le parlement ne peut ainsi ratifier un accord avec l’Union européenne et la Banque mondiale portant respectivement sur 88 et 120 millions d'euros d'aides de leur plan de croissance[58]. L'Assemblée doit également procéder à l'élection d'un successeur à la présidente Vjosa Osmani dans les trente jours précédant la fin de son mandat, soit le , cinq ans après son élection.
Système électoral
L'Assemblée du Kosovo est un parlement monocaméral doté de 120 sièges pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal dans une circonscription électorale unique. Les sièges sont répartis selon la méthode d'Hondt à tous les partis ayant franchi le seuil électoral de 5 % des suffrages exprimés. Les électeurs ont également la possibilité d'effectuer jusqu'à cinq votes préférentiels pour des candidats de la liste choisie afin de faire monter leurs places dans celle-ci[59].
Sur les 120 sièges, 100 sont pour les albanophones tandis que les 20 restants sont réservés aux minorités ethniques, à raison de dix sièges pour les Serbes, 3 pour les Bosniaques, 2 pour les Turcs, et 1 chacun pour les Roms, Ashkalis, Égyptiens des Balkans et Gorans. Un siège supplémentaire est cependant attribué à la minorité ayant recueilli le plus de suffrages parmi celles des Roms, Ashkalis et Égyptiens des Balkans, ce qui amène le plus souvent ces trois minorités à être présentées regroupées dans un ensemble comportant quatre sièges. Tous les partis doivent obligatoirement déclarer la communauté qu'ils représentent lors de leur enregistrement. Les électeurs se rendant aux urnes ont le choix de voter soit pour un parti ordinaire, soit pour un parti représentant une minorité. Après décompte des voix, la répartition de ces sièges se fait à la proportionnelle selon la même méthode que pour les sièges ordinaires, mais en ne prenant en compte pour chaque minorité que les suffrages obtenus par les partis représentant cette minorité. En pratique, dans le cas d'une minorité dotée d'un seul siège à pourvoir, le vote prend la forme d'un scrutin uninominal majoritaire à un tour[60],[61].
Depuis 2008, toutes les listes sont en outre soumises à des quotas imposant un minimum de 30 % de candidats de chacun des deux sexes, avec une alternance dans l'ordre des listes au minimum tous les trois noms[59].
Résultats
| Partis ou coalitions | Voix | % | Sièges | +/- | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Autodétermination (VV) | 487 077 | 51,10 | 49 | |||||||||
| Guxo | 7 | |||||||||||
| L'Alternative | 1 | |||||||||||
| Liste commune VV[63] | 57 | |||||||||||
| Parti démocratique du Kosovo (PDK) | 192 434 | 20,19 | 22 | |||||||||
| Ligue démocratique du Kosovo (LDK) | 126 163 | 13,24 | 15 | |||||||||
| Alliance pour l'avenir du Kosovo (AAK) | 52 423 | 5,50 | 6 | |||||||||
| Liste serbe pour le Kosovo (SL) | 42 759 | 4,49 | 9 | |||||||||
| Initiative sociale-démocrate (NISMA) | 15 189 | 1,59 | 0 | |||||||||
| Parti démocratique turc du Kosovo (KDTP) | 5 410 | 0,57 | 2 | |||||||||
| Pour la liberté, la justice et la survie (GI SPO) | 4 862 | 0,51 | 1 | |||||||||
| Coalition Vakat (KV) | 3 983 | 0,42 | 1 | |||||||||
| Nouveau parti démocratique (NDS) | 3 920 | 0,41 | 1 | |||||||||
| Nouvelle initiative démocratique du Kosovo (IRDK) | 2 768 | 0,29 | 1 | |||||||||
| Union sociale démocratique (SDU) | 2 613 | 0,27 | 1 | |||||||||
| Parti libéral égyptien (PLE) | 2 252 | 0,24 | 1 | |||||||||
| Parti social démocratique Ashkali | 2 059 | 0,22 | 1 | |||||||||
| Parti Ashkali pour l’intégration (PAI) - PDAK - LpB | 1 996 | 0,21 | 0 | |||||||||
| Parti Gorani unique (JGP) | 1 547 | 0,16 | 1 | |||||||||
| Mouvement progressif rom du Kosovo (LPRK) | 1 173 | 0,12 | 1 | Nv. | ||||||||
| Parti rom uni du Kosovo (PRYK) | 929 | 0,10 | 0 | |||||||||
| Parti du front national albanais (PBK) | 919 | 0,10 | 0 | |||||||||
| Fjala | 904 | 0,09 | 0 | |||||||||
| Initiative citoyenne du Kosovo | 793 | 0,08 | 0 | |||||||||
| Kosovski Savez | 537 | 0,06 | 0 | |||||||||
| Nouveau parti des roms kosovars (KNRP) | 227 | 0,02 | 0 | |||||||||
| Indépendants | 268 | 0,03 | 0 | |||||||||
| Suffrages exprimés | 878 389 | 96,87 | ||||||||||
| Votes blancs et nuls | 28 365 | 3,13 | ||||||||||
| Total | 906 754 | 100 | 120 | |||||||||
| Abstention | 1 092 450 | 54,64 | ||||||||||
| Inscrits/Participation | 1 999 204 | 45,36 | ||||||||||
