Élections législatives norvégiennes de 2025

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Typed’électionÉlections législatives
Inscrits4 059 218
Votants3 251 828
Votes exprimés3 219 888
Élections législatives norvégiennes de 2025
169 sièges du Storting
(Majorité absolue : 85 sièges)
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Inscrits 4 059 218
Votants 3 251 828
80,11% en augmentation 2,9
Votes exprimés 3 219 888
Blancs et nuls 31 940
Parti travailliste  Jonas Gahr Støre
Voix 902 296
28,02%
en augmentation 1,8
Sièges obtenus 53 en augmentation 5
Parti du progrès  Sylvi Listhaug
Voix 767 903
23,85%
en augmentation 12,2
Sièges obtenus 48 en augmentation 27
Parti conservateur  Erna Solberg
Voix 471 602
14,65%
en diminution 5,7
Sièges obtenus 24 en diminution 12
Parti socialiste de gauche  Kirsti Bergstø
Voix 181 192
5,93%
en diminution 1,7
Sièges obtenus 9 en diminution 4
Parti du centre  Trygve Slagsvold Vedum
Voix 179 994
5,59%
en diminution 7,9
Sièges obtenus 9 en diminution 19
Rouge  Marie Sneve Martinussen
Voix 171 342
5,32%
en augmentation 0,6
Sièges obtenus 9 en augmentation 1
Résultats des élections
Carte
Premier ministre
Sortant Élu
Jonas Gahr Støre
Ap
Jonas Gahr Støre
Ap

Les élections législatives norvégiennes de 2025 (en norvégien : Stortingsvalget 2025) se tiennent le afin d'élire les 169 députés de la 64e législature du Storting pour un mandat de quatre ans.

Jonas Gahr Støre

Les élections législatives du voient la victoire des partis de gauche, à l'exception du Parti travailliste (Ap) qui arrive en tête mais en baisse par rapport au scrutin de 2017. La coalition gouvernementale, mené par la Première ministre Erna Solberg, sort nettement affaiblie. Le Parti conservateur de cette dernière enregistrant même la baisse la plus importante en termes de sièges[1]. Le chef des travaillistes, Jonas Gahr Støre, annonce le que son parti et le Parti du centre, arrivé en troisième place, sont parvenus à conclure un accord. Le nouveau gouvernement est formé le avec Jonas Gahr Støre à sa tête[2],[3].

Le gouvernement Støre est rapidement fragilisé par plusieurs scandales, conduisant à la démission de quatre ministres. La ministre du Travail, Hadia Tajik, démissionne en , après avoir reconnu avoir bénéficié, une quinzaine d'années plus tôt, d'un appartement de fonction exonéré d'impôts. Un mois plus tard, c'est au tour du centriste Odd Roger Enoksen, ministre de la Défense, de quitter l'exécutif, à la suite de la révélation d'une relation extraconjugale avec une jeune femme. Le , la ministre de la Culture, Anette Trettebergstuen, quitte également son poste. Les médias révèlent qu'elle avait nommé plusieurs proches à des fonctions publiques à haute rémunération. Enfin, en , le ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur Ola Borten Moe, numéro deux du Parti du centre, est contraint de remettre sa démission à la suite de conflits d’intérêts concernant ses transactions financières[4].

Le , le Parti du centre quitte la coalition gouvernementale en raison de désaccords avec les travaillistes sur la politique énergétique liée à l'Union européenne, ce qui donne lieu au premier gouvernement composé d'un seul parti depuis 25 ans[5]. Huit ministres centristes sont remplacés, y compris son chef et ministre des Finances Trygve Slagsvold Vedum, qui est remplacé par l'ancien Premier ministre Jens Stoltenberg[6],[7].

La situation économique et les inégalités sociales sont en tête des préoccupations des électeurs, alors que le coût de la vie est en augmentation depuis plusieurs années, affectant particulièrement les plus vulnérables[8].

Système électoral

Intérieur du Storting

La Norvège est dotée d'un parlement monocaméral, le Storting, qui se compose de 169 députés élus pour un mandat de quatre ans selon un mode de scrutin proportionnel plurinominal. 150 sièges sont à pourvoir à la proportionnelle, selon la méthode de Sainte-Laguë, dans 19 circonscriptions électorales plurinominales correspondants aux dix-neuf provinces norvégiennes à raison de 3 à 17 sièges par circonscription, auxquels se rajoutent dix-neuf sièges sans circonscription. Ces derniers sièges sont répartis de manière à rapprocher les pourcentages de sièges obtenus par les partis aux résultats du vote populaire, compensant ainsi la distorsion résultant de l'utilisation de circonscriptions. Ce rôle compensatoire est néanmoins restreint aux seuls partis ayant franchi les 4 % des voix au niveau national, provoquant un effet de seuil pour les petits partis[9].

En accord avec la loi électorale norvégienne, le roi choisit la date de l'élection parmi les lundis d'un mois de septembre. Les municipalités norvégiennes peuvent néanmoins faire commencer le scrutin en avance le dimanche précédent, soit ici le , tant que leurs bureaux de vote sont également ouverts le lundi de l'élection même, exception faite des territoires d'outre-mer. De même, la population a la possibilité de voter de manière anticipée par voie postale jusqu'au vendredi précédant l'élection[10]. Les élections au Parlement sami de Norvège sont organisées simultanément[11].

Répartitions des sièges

Répartitions des sièges par comtés[12]
Circonscriptions Sièges +/- Carte
Akershus 19 en augmentation 1
Aust-Agder 3 en stagnation
Buskerud 7 en stagnation
Finnmark 3 en diminution 1
Hedmark 6 en stagnation
Hordaland 15 en stagnation
Møre og Romsdal 7 en stagnation
Nord-Trøndelag 4 en stagnation
Nordland 8 en stagnation
Oppland 5 en stagnation
Oslo 19 en stagnation
Rogaland 13 en stagnation
Sogn og Fjordane 3 en stagnation
Sør-Trøndelag 9 en stagnation
Telemark 5 en stagnation
Troms 5 en stagnation
Vest-Agder 5 en stagnation
Vestfold 6 en stagnation
Østfold 8 en stagnation
Sièges complémentaires 19 en stagnation
Total 169 en stagnation

Campagne

Principales forces politiques

Partis Idéologie Chef de file Résultats
en 2021
Parti travailliste
(no) Arbeidarpartiet
Ap Centre gauche
Social-démocratie, europhilie
Jonas Gahr Støre
(Premier ministre)
27,25 % des voix
48 députés
Parti conservateur
(no) Høyre
H Droite
Conservatisme, libéralisme économique, europhilie
Erna Solberg 20,35 % des voix
36 députés
Parti du centre
(no) Senterpartiet
Sp Centre
Agrarisme, euroscepticisme, protectionnisme
Trygve Slagsvold Vedum 13,50 % des voix
28 députés
Parti du progrès
(no) Fremskrittspartiet
FrP Droite à droite radicale
Libertarianisme, national-conservatisme
Sylvi Listhaug 11,61 % des voix
21 députés
Parti socialiste de gauche
(no) Sosialistisk Venstreparti
SV Gauche à gauche radicale
Socialisme démocratique, écosocialisme, euroscepticisme, féminisme
Kirsti Bergstø 7,64 % des voix
13 députés
Rouge
(no) Rødt
R Gauche à extrême gauche
Marxisme, Communisme
Marie Sneve Martinussen 4,72 % des voix
8 députés
Parti libéral
(no) Venstre
V Centre droit
Libéralisme, social-libéralisme
Guri Melby 4,61 % des voix
8 députés
Parti de l'environnement - Les Verts
(no) Miljøpartiet De Grønne
MDG Centre gauche
Écologie politique
Arild Hermstad 3,94 % des voix
3 député
Parti populaire chrétien
(no) Kristelig Folkeparti
KrF Centre
Démocratie chrétienne, conservatisme social, euroscepticisme
Dag-Inge Ulstein 3,80 % des voix
3 députés
Focus patient
(no) Pasientfokus
PF Attrape-tout
Régionalisme
Irene Ojala 0,17 % des voix
1 députés

Sondages

Courbe de tendance de régression locale des résultats des sondages depuis les élections législatives de 2021. Chaque ligne correspond à un parti politique.

Thèmes de la campagne

L'impôt sur la fortune est un thème de campagne important, la gauche étant favorable à son maintien et la droite à son abolition[13],[14],[15].

Résultats

Nationaux

Résultats des législatives norvégiennes de 2025[16]
Partis Voix % +/- Sièges +/−
Parti travailliste (Ap) 902 296 28,02 en augmentation 1,77 53 en augmentation 5
Parti du progrès (FrP) 767 903 23,85 en augmentation 12,24 47 en augmentation 26
Parti conservateur (H) 471 602 14,65 en diminution 5,70 24 en diminution 12
Parti socialiste de gauche (SV) 181 192 5,63 en diminution 2,01 9 en diminution 4
Parti du centre (Sp) 179 994 5,59 en diminution 7,91 9 en diminution 19
Parti rouge (R) 171 342 5,32 en augmentation 0,60 9 en augmentation 1
Parti de l'environnement - Les Verts (MDG) 152 782 4,74 en augmentation 0,80 8 en augmentation 5
Parti populaire chrétien (KrF) 135 230 4,20 en augmentation 0,40 7 en augmentation 4
Parti libéral (V) 118 941 3,69 en diminution 0,92 3 en diminution 5
Parti des retraités (PP) 26 839 0,83 en augmentation 0,19 0 en stagnation
Démocrates de Norvège (ND) 23 260 0,72 en diminution 0,42 0 en stagnation
Parti des générations (GP) 21 589 0,67 en augmentation 0,66 0 en stagnation
Parti de l'industrie et du commerce (INP) 18 771 0,58 en augmentation 0,24 0 en stagnation
Les Conservateurs (K)[a] 15 507 0,48 en augmentation 0,13 0 en stagnation
Paix et Justice (FOR) 9 430 0,29 Nv. 0 en stagnation
Parti du milieu (S) 5 701 0,18 en diminution 0,08 0 en stagnation
Parti DNI 5 280 0,16 Nv. 0 en stagnation
Parti du bien-être et de l'innovation (VIP)[b] 4 932 0,15 en diminution 0,07 0 en stagnation
Focus patient (PF) 4 174 0,13 en diminution 0,04 0 en diminution 1
Autres partis[c] 3 123 0,10 0
Suffrages exprimés 3 219 888 99,02
Votes blancs 26 430 0,81
Votes nuls 5 510 0,17
Total 3 251 828 100 169 en stagnation
Abstentions 807 390 19,89
Inscrits/Participation 4 059 218 80,11

Par circonscriptions

Résumé

Détaillé

Par blocs

Les blocs dans la politique norvégienne ne sont pas des alliances à proprement parler, mais plutôt, plusieurs partis qui se rassemblent parce qu'ils ont des politiques plus ou moins similaires. En Norvège, le Bloc de gauche rassemble les partis de gauche, correspondant à l'ancienne coalition formelle des Rouges-verts, additionné d'autres forces de gauche, tandis que le Bloc de droite rassemble les partis de droite, correspondant aux partis constituant l'alliance appelée Bloc bourgeois. Les sondeurs utilisent ces classifications dans leurs coups de sonde. C'est ce qui est utilisé dans le tableau ci-dessous.

Parti Voix % +/- Sièges +/-
Bloc de gauche (Ap-Sp-SV-R-MDG) 1 587 606 49,31 en diminution 6,75 88 en diminution 12
Bloc de droite (FrP-H-KrF-V) 1 493 676 46,39 en augmentation 6,03 81 en augmentation 13
Focus patient (PF) 4 174 0,13 en diminution 0,04 0 en diminution 1
Autres partis 134 432 4,18 - 0 -
Total 3 219 888 100 - 169 en stagnation

Analyse

Le Parti travailliste termine en tête avec 53 sièges, et le bloc de gauche remporte une nouvelle fois la majorité absolue[17].

Conséquences

Notes et références

Voir aussi

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