Élections législatives seychelloises de 1979
From Wikipedia, the free encyclopedia
| ||||||||||||||
| Élections législatives seychelloises de 1979 | ||||||||||||||
| 23 des 25 sièges de l'Assemblée populaire | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Du au | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 28 950 | |||||||||||||
| Votants | 27 920 | |||||||||||||
| 96,43 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 27 920 | |||||||||||||
| Blancs et nuls | 0 | |||||||||||||
| Front progressiste populaire des Seychelles – France-Albert René | ||||||||||||||
| Voix | 27 920 | |||||||||||||
| 100 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 23 | |||||||||||||
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||||||||||||||
Les élections législatives seychelloises de 1979 ont lieu du au afin d'élire les membres de l'Assemblée populaire des Seychelles. La première élection présidentielle du pays est organisée simultanément.
Il s'agit des premières élections législatives depuis l'indépendance du pays en et la quatrième depuis l'instauration du suffrage universel. Le scrutin a lieu après le coup d'État de 1977, qui renverse le gouvernement du président James Mancham et de sa formation, le Parti démocratique seychellois (SDP), afin d'instaurer un régime socialiste à parti unique, dirigé par France-Albert René issu du Parti uni du peuple seychellois (SPUP).
Sous ce nouveau régime, une nouvelle Constitution est adoptée en , actant le passage au socialisme et au parti unique. Le SPUP est alors renommé en Front progressiste du peuple seychellois (SPPF). Dans le cadre de ce système, le SFFP remporte donc tous les sièges en jeux lors du scrutin.
Élections de 1974 et indépendance des Seychelles

Les précédentes élections législatives d'avril 1974 voit la victoire du Parti démocratique seychellois (SDP), formation du Premier ministre James Mancham, remporter la majorité absolue à l'Assemblée législative avec 13 des 15 sièges en jeux. Le Parti populaire uni seychellois (SPUP) dirigé par France-Albert René remporte les deux derniers sièges, ce dernier conteste les résultats et dénonce une fraude électorale ainsi que le découpage des circonscriptions électorales utilisé pour le scrutin[1],[2]. Les protestations de l'opposition contre les résultats commencent avant même leur annonce officielle et s'intensifient dès le lendemain des élections. La police disperse une manifestation à l'aide de gaz lacrymogène, ce qui entraîne l'arrestation de 55 personnes et fait plusieurs blessés[3].
Les relations déjà tendues entre le SPUP et le SDP se détériorent davantage à la suite de ces événements. Malgré le contrôle parlementaire du SDP, la position de Mancham demeure fragile. De nombreuses discussions sont engagées afin de parvenir à un compromis entre les deux partis. En mars 1975, un accord est trouvé pour élargir l'Assemblée législative à 25 sièges — dont cinq revient au SPUP et cinq au SDP — et pour former un gouvernement de coalition dans lequel France-Albert René obtient le portefeuille stratégique des Travaux publics et du Développement rural. Le de la même année, James Mancham prête serment en tant que Premier ministre, marquant le début de la transition du pays vers l'indépendance. Les Seychelles deviennent indépendantes le en tant que république parlementaire, Mancham prenant la présidence de la République en tant que chef de l'État, tandis que René prend la relève en tant que Premier ministre et chef du gouvernement[4].
Coup d'État de 1977
Le gouvernement de coalition entre Mancham et René destiné à durer jusqu'aux élections législatives de 1979. Malgré cela, les tensions entre les deux partis continuent à s'intensifier après l'indépendance. Le SPUP accuse le SDP d'entraver son travail au gouvernement et Mancham de vouloir « vendre le pays »[5]. Le , alors que Mancham se trouve au Royaume-Uni pour un sommet des gouvernements du Commonwealth, un coup d'État mené par les rebelles du SPUP a lieu qui dépose le président et installe un régime militaire, René prenant le pouvoir en tant que président. René, qui nie avoir connaissance du projet, déclare qu'il accepté la présidence à condition que de nouvelles élections aient lieu en 1978[6]. Cependant, la même année, un régime présidentiel à parti unique d'orientation socialiste est établi, le SPUP qui domine le nouveau régime adopte le nom de Front progressiste populaire seychellois (SPPF). Une nouvelle Constitution, rédigée par une commission constitutionnelle, entre en vigueur par décret en [7].
Système électoral
L'Assemblée populaire est le parlement monocaméral des Seychelles. Il est composé de 25 membres pourvus pour un mandat de quatre ans. Sont ainsi à pourvoir 23 sièges au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales, auxquels se rajoutent deux sièges nommés par le président de la République afin de représenter les îles Intérieures et les îles Extérieures. Le mandat de député est incompatible avec la fonction de ministre ou de président de la République. En cas de vacance d'un ou de plusieurs sièges au cours de la législature, des élections partielles sont organisées afin de pourvoir les postes vacants, sauf si elle survient dans les six mois précédant la dissolution de l'Assemblée[8],[9].
Le Front progressiste du peuple seychellois est le seul à pouvoir présenter des candidats dans le cadre d'un régime à parti unique. Tous les citoyens âgés de plus de dix-huit ans révolus, à l'exception des handicapés mentaux et des personnes condamnées pour crime ou qui ont fait allégeance à un État étranger, peuvent participer au scrutin. Le vote n'est pas obligatoire[8].
