Élections législatives singapouriennes de 2020

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Inscrits2 651 435
Votants2 540 359
Blancs et nuls45 822
Élections législatives singapouriennes de 2020
95 députés du Parlement
(Majorité absolue : 48 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 2 651 435
Votants 2 540 359
95,81% en augmentation 2,3
Blancs et nuls 45 822
Parti d'action populaire  Lee Hsien Loong
Voix 1 527 491
61,23%
en diminution 8,6
Sièges obtenus 83 en stagnation
Parti des travailleurs  Pritam Singh
Voix 279 922
11,22%
en diminution 1,3
Sièges obtenus 10 en augmentation 1
Parti du progrès  Tan Cheng Bock
Voix 253 996
10,18%
en augmentation 10,2
Sièges obtenus 2 en augmentation 2
Premier ministre
Sortant Élu
Lee Hsien Loong
PAP
Lee Hsien Loong
PAP

Les élections législatives singapouriennes de 2020 ont lieu le afin d'élire les 93 députés directement élus du Parlement de Singapour.

Pour la 15e fois consécutive le Parti d'action populaire (PAP), au pouvoir depuis 1959, remporte une large majorité absolue des sièges. Le Parti des travailleurs (en) demeure le principal parti d'opposition au Parlement, malgré l'entrée à la chambre du Parti du progrès, récemment créé.

Au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1959, le Parti d'action populaire (PAP) est largement attendu vainqueur, malgré la crise économique liée à la pandémie de Covid-19, qui marque notamment la campagne en contraignant les différents partis à une propagande réduite[1],[2],[3].

L'omniprésence du Parti d'action populaire depuis plusieurs décennies, celle de la famille du premier Premier ministre Lee Kuan Yew à la tête du pays, ainsi que le contrôle très strict de l'information  qui place notamment Singapour au 158ème rang sur 180 dans le classement mondial de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse  amènent la plupart des observateurs à remettre en cause le caractère démocratique de ses scrutins[4].

Durant la campagne électorale le Parti des travailleurs, principal parti d'opposition, prend d'ailleurs le soin d'indiquer qu'il ne vise pas à gouverner, mais plutôt à obtenir suffisamment d'influence au Parlement pour pouvoir y exercer un certain contre-pouvoir[5].

Le scrutin devrait pour la première fois conduire dans un futur proche à l'élection d'un Premier ministre ne faisant pas partie de la famille Lee, le Premier ministre sortant Lee Hsien Loong ayant annoncé vouloir à terme se retirer[6].

Système électoral

Le bâtiment du parlement, anciennement siège de la Cour suprême.

Singapour est doté d'un Parlement unicaméral composé d'au moins 93 sièges pourvus pour cinq ans, dont 14 au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions à siège unique (Single Member Constituency ou SMC), et 79 au scrutin majoritaire plurinominal dans 17 circonscriptions de 4 à 5 sièges. Ces dernières, appelées circonscriptions à représentation groupée (Group Representation Constituency ou GRC), doivent obligatoirement comporter au moins un candidat des minorités malaise ou indienne, ou d'une autre minorité nationale. Les candidats d'une même GRC doivent tous être du même parti politique, ou être tous indépendants. Six GRC comportent quatre sièges chacune, et les onze autres cinq[7].

Le droit de vote s'acquiert à vingt et un ans. Les électeurs votent pour un seul candidat dans les SMC, ou une liste de candidats dans les GRC. Dans les deux cas, le ou les candidats ayant recueilli le plus de suffrages dans leurs circonscriptions sont déclarés élus[7].

Circonscriptions électorales.

Aux députés directement élus s'ajoutent jusqu'à douze députés additionnels nommés par un comité de sélection, appelés « Membres du parlement non issus d'une circonscription » (Non-constituency Member of Parliament, NCMP). Ils sont choisis à partir des candidats de l'opposition dits « meilleurs perdants » car ayant obtenu les meilleurs résultats parmi les candidats n'ayant pas réussi à se faire élire. Ces nominations se font dans l'objectif de corriger une trop grande domination du parti au pouvoir. Leur nombre est ainsi directement lié à celui des députés directement élus de l'opposition. Si ces derniers sont plus de douze, aucun NCMP n'est choisi. S'ils sont moins de douze, il est procédé à la nomination d'autant de NCMP que nécessaire pour que le total des élus et des NCMP atteigne douze. Bien que désignés membres du parlement malgré leur échec aux élections, les candidats en question doivent tout de même avoir chacun recueilli un minimum de 15 % des voix dans la circonscription où ils concouraient. Il ne peut également y avoir deux NCMP provenant d'une même GRC, ni au total plus d'un NCMP provenant d'une SMC. Les sièges sont proposés aux candidats en question, qui sont libres de les refuser[8]. Les élections de 2020 sont les premières depuis l'augmentation de neuf à douze du nombre maximum de NCMP à la suite d'une révision de la constitution en [9].

Enfin, à ce total s'ajoutent un nombre variable de députés nommés par le président de Singapour sur proposition d'un comité parlementaire dédié, pour un maximum de neuf députés. Obligatoirement indépendants, ces députés sont nommés pour la moitié du mandat du parlement, soit deux ans et demi, et visent à apporter davantage de représentativité au parlement. Leurs nomination est ainsi effectuée en dehors des lignes politiques, dans les secteurs des arts et des lettres, de la culture, des sciences, des affaires, de l'industrie et des professions sociales. S'ils peuvent participer aux débats et aux votes du parlement, les députés nommés ne peuvent en revanche voter lors des motions de censure, des votes relatifs au budget ou sur les amendements de la constitution[10].

Résultats

Analyse et conséquences

Notes et références

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