Élections législatives suédoises de 1944

From Wikipedia, the free encyclopedia

Inscrits4 310 241
Votants3 099 103
Votes nuls12 799
Élections législatives suédoises de 1944
230 sièges du Riksdag
(majorité absolue : 116 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 4 310 241
Votants 3 099 103
71,90% en augmentation 1,6
Votes nuls 12 799
Parti social-démocrate  Per Albin Hansson
Voix 1 436 571
46,55%
en diminution 7,3
Députés élus 115 en diminution 19
Organisation nationale de la droite  Gösta Bagge
Voix 488 921
15,84%
en diminution 2,2
Députés élus 39 en diminution 3
Ligue des fermiers  Axel Pehrsson-Bramstorp
Voix 421 094
13,64%
en augmentation 1,7
Députés élus 35 en augmentation 7
Parti du peuple  Gustaf Andersson
Voix 398 293
12,91%
en augmentation 0,9
Députés élus 26 en augmentation 3
Parti communiste de Suède  Sven Linderot
Voix 318 466
10,32%
en augmentation 6,8
Députés élus 15 en augmentation 12
Carte des résultats
Carte
Premier ministre
Sortant Élu
Per Albin Hansson
Parti social-démocrate
Per Albin Hansson
Parti social-démocrate

Les élections législatives suédoises de 1944 se sont déroulées le . Malgré des pertes importantes, le Parti social-démocrate gagne les élections et reste au pouvoir.

Le Parti social-démocrate et, plus particulièrement, le Premier ministre Per Albin Hansson sont, depuis le mois de , à la tête d'une large coalition d'union nationale comprenant également les conservateurs de l'Organisation nationale de la droite, les agrariens de la Ligue des fermiers et les libéraux du Parti du peuple[1]. Depuis les élections législatives de 1940, le Parti social-démocrate dispose, pour la première fois, de la majorité absolue au Parlement[1]. Le Parti communiste est le seul parti présent au parlement à ne pas faire partie de la coalition gouvernementale[2].

Campagne

Il est clair en 1944 que la Seconde Guerre mondiale touche à sa fin et les élections portent sur ce que sera la Suède après la guerre. Quelques mois avant les élections, le Parti social-démocrate et la Confédération des syndicats suédois lancent un programme pour le futur, tandis que le programme du Parti du peuple est nommé "Société d'après-guerre".

Le président de l'Organisation nationale de la droite, Gösta Bagge exprime ses craintes devant les conséquences néfastes du socialisme et prône une coopération accrue entre son parti, la Ligue des fermiers et le Parti du peuple. Si la Ligue des fermiers se montre intéressée, ce n'est pas le cas du Parti du peuple. Ces trois partis bourgeois n'en concluent pas moins des apparentements électoraux dans 26 des 28 circonscriptions[1]. La politique fiscale du Ministre social-démocrate des finances, Ernst Wigforss, est particulièrement critiquée par ces partis[1].

Per Albin Hansson, président du Parti social-démocrate et Premier ministre depuis 1936, souhaite pouvoir continuer à gouverner avec la coalition la plus large possible, mais exclut toute possibilité de coalition avec le Parti communiste[2]. Le président de ce dernier, Sven Linderot, n'est pas autorisé à s'exprimer sur la chaîne publique de radio et doit se contenter de faire imprimer le discours prévu. Le Parti communiste est le seul parti qui, pendant la campagne, critique véritablement le gouvernement sortant, notamment sur la question des salaires et de la neutralité pendant la guerre[2].

La campagne est marquée par le lancement d'un hebdomadaire par le Parti social-démocrate, une décision critiquée par les autres partis qui la jugent aller à l'encontre la décision de mener une campagne électorale restreinte.

Résultats

Formation du gouvernement et conséquences du vote

Sources

Related Articles

Wikiwand AI