Élections législatives suédoises de 2018
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| Élections législatives suédoises de 2018 | ||||||||||||||
| 349 sièges du Riksdag (Majorité absolue : 175 sièges) | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 7 495 936 | |||||||||||||
| Votants | 6 535 271 | |||||||||||||
| 87,18 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 58 546 | |||||||||||||
| Parti social-démocrate – Stefan Löfven | ||||||||||||||
| Voix | 1 830 386 | |||||||||||||
| 28,26 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 100 | |||||||||||||
| Modérés – Ulf Kristersson | ||||||||||||||
| Voix | 1 284 698 | |||||||||||||
| 19,84 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 70 | |||||||||||||
| Démocrates de Suède – Jimmie Åkesson | ||||||||||||||
| Voix | 1 135 627 | |||||||||||||
| 17,53 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 62 | |||||||||||||
| Parti du centre – Annie Lööf | ||||||||||||||
| Voix | 557 500 | |||||||||||||
| 8,61 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 31 | |||||||||||||
| Parti de gauche – Jonas Sjöstedt | ||||||||||||||
| Voix | 518 454 | |||||||||||||
| 8,00 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 28 | |||||||||||||
| Chrétiens-démocrates – Ebba Busch | ||||||||||||||
| Voix | 409 478 | |||||||||||||
| 6,32 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 22 | |||||||||||||
| Les Libéraux – Jan Björklund | ||||||||||||||
| Voix | 355 546 | |||||||||||||
| 5,49 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 20 | |||||||||||||
| Parti de l'environnement Les Verts – Gustav Fridolin et Isabella Lövin | ||||||||||||||
| Voix | 285 899 | |||||||||||||
| 4,41 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 16 | |||||||||||||
| Parti en tête par circonscription électorale (gauche) et par commune (droite) | ||||||||||||||
| Premier ministre | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Stefan Löfven S/SAP |
Stefan Löfven S/SAP | |||||||||||||
| Résultats officiels | ||||||||||||||
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Les Élections législatives suédoises de 2018 se déroulent le afin de renouveler pour quatre ans les 349 membres du parlement monocaméral suèdois, le Riksdag. Des élections municipales et régionales ont lieu simultanément.
La participation s'établit à 87,18 %, soit le taux le plus élevé depuis 33 ans. Le gouvernement de coalition minoritaire de centre gauche sortant, composé du Parti social-démocrate suédois des travailleurs et du Parti de l'environnement Les Verts, recule, obtenant un tiers des sièges. Avec l'appui du Parti de gauche, qui lui offrait un soutien sans participation dans la législature sortante, il demeure néanmoins le principal bloc au Parlement, avec 42 % des sièges. L'Alliance, le bloc des partis d'opposition de centre droit, progresse légèrement et talonne le bloc de gauche, n'obtenant qu'un siège de moins. Le parti Démocrates de Suède progresse, bien qu'en deçà de ce que ne le laissaient supposer les sondages, ce qui lui permet d'obtenir le plus important gain en sièges.
L'absence d'une majorité nette et le refus de coopération entre les trois blocs conduisent à plusieurs mois d'une difficile formation d'un gouvernement, avant de finalement voir reconduit le gouvernement sortant.
Crises au sein des Modérés
En , la dirigeante des Modérés, Anna Kinberg Batra, annonce ne plus considérer comme tabou une alliance avec les Démocrates suédois. Cette rupture du « cordon sanitaire » imposé par l'ensemble des partis suédois au mouvement nationaliste lui attire de nombreuses critiques et une chute notable des Modérés dans les sondages d'opinion. Batra se retire finalement de la tête du parti le 1er octobre. Elle est remplacée par Ulf Kristersson, qui annonce ne pas partager l'opinion de son prédécesseur quant à une alliance avec les nationalistes[1].
Alliance pour la Suède
Lors des élections générales de 2014, le parti des Modérés arrive une nouvelle fois second, mais son dirigeant Fredrik Reinfeldt ne parvient pas à conserver le poste de Premier ministre, notamment à cause de l’effritement des voix entre son propre parti et celui de ses alliés et membres de l'Alliance : le Parti du peuple, le Parti du centre et les Chrétiens-démocrates. Pour les élections de 2018, les quatre partis de l'Alliance ont déclaré reconduire leur collaboration.[réf. nécessaire]
Rouges-verts
En 2014, le Parti social-démocrate était allié aux Verts. Arrivés en tête en nombre de voix et de sièges, les sociaux-démocrates dirigent le gouvernement. Stefan Löfven, ancien président du syndicat IF Metall (en) et chef des sociaux-démocrates depuis , devient Premier ministre.
Autres partis
Lors des élections de 2014, les Démocrates de Suède récoltent presque 13 % des voix, ce qui leur permet de devenir la troisième force au Parlement. Cette montée en puissance du parti de droite à extrême droite s'était confirmé lors des élections européennes de 2014, lors desquelles il reçoit près de 10 % des suffrages exprimés et envoie deux élus au Parlement européen.
Système électoral

Le Riksdag est composé de 349 sièges pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal[2]. La Suède possède la particularité d'avoir des élections à dates fixes combinées à un régime parlementaire dans lequel des élections anticipées peuvent être convoquées. Dans ce dernier cas, la législature nouvellement élue ne l'est que pour le restant du mandat de quatre ans entamé par la législature précédente. Des élections législatives sont par conséquent organisées quoi qu'il arrive le second dimanche du mois de septembre à intervalles de quatre ans, en même temps que les élections municipales et régionales[3].
Sur le total, 310 sièges sont à pourvoir dans 29 circonscriptions de 2 à 34 sièges selon leur population. Les listes présentées par les partis y sont ouvertes, les électeurs ayant la possibilité d'effectuer un vote préférentiel pour l'un des candidats de la liste choisie. Après décompte des suffrages, les sièges sont répartis selon une version modifiée de la méthode de Sainte-Laguë entre les partis ayant atteint le seuil électoral de 4 % des suffrages exprimés à l'échelon national. Les partis ayant atteint le seuil de 12 % des suffrages exprimés d'une circonscription peuvent cependant obtenir des sièges, mais uniquement dans la circonscription concernée[2],[3].

Les 39 sièges restants, dits compensatoires, sont attribués aux différents partis dont le cumul des voix obtenues dans les circonscriptions dépasse le seuil de 4 % des suffrages exprimés au niveau national, afin de rapprocher le plus possible la répartition finale des sièges de celle des suffrages exprimés[2],[3].
Autorisé depuis 1988, le vote préférentiel permet à un candidat d'être prioritaire dans la répartition des sièges obtenus par son parti si ses votes préférentiels atteignent au moins 8 % du total des suffrages obtenus par ce parti dans sa circonscription[2],[3]. Un seul vote préférentiel est autorisé. Les bulletins en comportant davantage sont toujours valides, mais leurs votes préférentiels ne sont pas pris en compte. Le taux d'électeurs ayant recours à un vote préférentiel varie grandement d'un scrutin à un autre. Il était ainsi de 26 % en 2002 aux législatives, contre 59 % en 2004 aux européennes[3].
Les électeurs ont à leur disposition trois types de bulletin de vote : soit un bulletin ne comportant que le nom d'un parti, soit un bulletin comportant également la liste de tous les candidats présentés par ce parti dans la circonscription, permettant d'effectuer un vote préférentiel en cochant une case près d'un nom, soit un bulletin vide où l'électeur peut écrire lui-même le nom d'un parti. Les bulletins des différents scrutins organisés simultanément sont identifiables par leurs couleurs : jaune pour les législatives, bleu pour les régionales et blanc pour les municipales[3].
Les élections sont précédées d'une période de dix-huit jours au cours de laquelle peut être fait recours à un vote anticipé. Toutes les municipalités doivent obligatoirement ouvrir au moins un bureau de vote à cet effet, également ouvert le jour des élections proprement dites. La loi électorale autorise également le vote par procuration tandis que les Suédois résidant à l'étranger peuvent avoir recours à un vote postal. Dans ce dernier cas comme dans celui d'un vote anticipé, l'électeur peut malgré tout voter en personne s'il change d'avis, auquel cas son précédent vote est invalidé[3].
Forces en présence
Sondages

Résultats
| Parti | Votes | % | +/− | Sièges | +/− | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Parti social-démocrate (S) | 1 830 386 | 28,26 | 100 | ||||||
| Modérés (M) | 1 284 698 | 19,84 | 70 | ||||||
| Démocrates de Suède (SD) | 1 135 627 | 17,53 | 62 | ||||||
| Parti du centre (C) | 557 500 | 8,61 | 31 | ||||||
| Parti de gauche (V) | 518 454 | 8,00 | 28 | ||||||
| Chrétiens-démocrates (KD) | 409 478 | 6,32 | 22 | ||||||
| Les Libéraux (L) | 355 546 | 5,49 | 20 | ||||||
| Parti de l'environnement Les Verts (MP) | 285 899 | 4,41 | 16 | ||||||
| Initiative féministe (F!) | 29 665 | 0,46 | 0 | ||||||
| Alternative pour la Suède (AfS) | 20 290 | 0,31 | Nv. | 0 | |||||
| Coalition citoyenne (MED) | 13 056 | 0,20 | Nv. | 0 | |||||
| Parti pirate (PP) | 7 326 | 0,11 | 0 | ||||||
| Autres partis (21) | 28 800 | 0,45 | - | 0 | - | ||||
| Votes valides | 6 476 725 | 99,11 | |||||||
| Votes blancs | 53 084 | 0,81 | |||||||
| Votes nuls | 5 462 | 0,08 | |||||||
| Total | 6 535 271 | 100 | - | 349 | |||||
| Abstentions | 960 665 | 12,82 | |||||||
| Inscrits/Participation | 7 495 936 | 87,18 | |||||||
| Parti | Voix | % | +/- | Sièges | +/- | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Rouges-verts (S-MP-V) | 2 634 739 | 40,68 | 144 | |||||||||||
| Alliance pour la Suède (M-C-FP-KD) | 2 607 222 | 40,26 | 143 | |||||||||||
| Démocrates de Suède (SD) | 1 135 627 | 17,53 | 62 | |||||||||||
| Autres | 99 137 | 1,53 | - | 0 | - | |||||||||
| Total | 6 476 725 | 100 | - | 349 | ||||||||||
Représentation selon l'axe gauche/droite :
| 28 | 100 | 16 | 31 | 20 | 22 | 70 | 62 |
| V | S | MP | C | L | KD | M | SD |
