Élections régionales de 2024 en Brandebourg
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| Élections régionales de 2024 en Brandebourg | ||||||||||||||
| 88 députés du Landtag (Majorité absolue : 45 députés) | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type d’élection | Élection législative régionale | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 2 076 953 | |||||||||||||
| Votants | 1 513 638 | |||||||||||||
| 72,88 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 1 501 188 | |||||||||||||
| Blancs et nuls | 12 450 | |||||||||||||
| SPD – Dietmar Woidke | ||||||||||||||
| Voix | 463 678 | |||||||||||||
| 30,89 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 32 | |||||||||||||
| AfD – Hans-Christoph Berndt | ||||||||||||||
| Voix | 438 811 | |||||||||||||
| 29,23 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 30 | |||||||||||||
| BSW – Robert Crumbach | ||||||||||||||
| Voix | 202 343 | |||||||||||||
| 13,48 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 14 | |||||||||||||
| CDU – Jan Redmann (de) | ||||||||||||||
| Voix | 181 632 | |||||||||||||
| 12,10 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 12 | |||||||||||||
| Vainqueur par circonscription. | ||||||||||||||
| Ministre-président | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Dietmar Woidke SPD |
Dietmar Woidke SPD | |||||||||||||
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Les élections régionales de 2024 en Brandebourg (en allemand : Landtagswahl im Brandenburg 2024) se tiennent le , afin d'élire les 88 députés de la 8e législature du Landtag, pour un mandat de cinq ans.
À la suite des élections régionales du 1er septembre 2019, le Parti social-démocrate (SPD), l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et l'Alliance 90/Les Verts (Grünen) s'entendent pour former une « coalition kényane »[1]. Le ministre-président social-démocrate Dietmar Woidke est réélu pour troisième mandat le suivant par 47 voix sur 87 lors d'une session du Landtag[2].
Mode de scrutin
Le Landtag est constitué de 88 députés (Mitglied des Landtags, MdL) élus pour une législature de cinq ans au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel personnalisé par tous les résidents du Land âgés de 16 ans et plus[3].
Le jour du scrutin, chaque électeur dispose de deux voix :
- la première voix (Wahlkreisstimme) lui permet de voter pour un candidat dans l'une des 44 circonscriptions uninominales ;
- la deuxième voix (Landesstimme) lui permet de voter pour une liste de candidats présentée au niveau régional.
Lors du dépouillement, l'intégralité des 88 sièges est répartie en proportion des deuxième voix exprimées sur l'ensemble du territoire régional selon les règles de la méthode de Hare/Niemayer entre les partis dont la liste a remporté au moins 5 % des suffrages exprimés ou dont au moins un candidat a été élu dans une circonscription. Les partis qui représenteraient la minorité sorabe sont exemptés du seuil électoral. Dans chacune des 44 circonscriptions, le siège à pourvoir est attribué au candidat ayant remporté le plus grand nombre de voix, conformément au principe du scrutin uninominal majoritaire à un tour.
Les sièges attribués à chaque parti sont pourvus en priorité par les candidats élus dans les circonscriptions. Les sièges restants reviennent aux candidats présents sur la liste, dans l'ordre de présentation.
Lorsqu'un parti remporte dans les circonscriptions un nombre de sièges supérieur à celui auquel il aurait droit selon la répartition proportionnelle à l'échelle du Land, il conserve ces mandats supplémentaires (Überhangmandate). Les autres partis reçoivent alors des mandats compensatoires (Ausgleichsmandate), à condition qu'au moins deux mandats supplémentaires existent. Aussi, le nombre total de députés est augmenté jusqu'à ce que la proportionnalité soit rétablie. Le nombre total de députés dépasse alors le seuil initial de 88 sièges, sans pouvoir être supérieur à 110.
Campagne
Le Parti libéral-démocrate (FDP) choisit le son président régional Zyon Braun comme chef de file pour les élections régionales. Lors d'une assemblée des délégués à Falkensee, il est investi par 144 voix pour, 27 voix contre et 2 abstentions, soit un soutien de 83 %. Il s'engage non seulement à faire revenir le FDP au Landtag, mais également à ce qu'il participe au prochain gouvernement. Il revendique de mener une politique budgétaire saine évitant le recours au déficit public[4].
Le , lors d'une réunion de son assemblée des délégués à Potsdam, l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) désigne son président régional Jan Redmann (de) comme chef de file électoral. Il recueille 100 voix favorables parmi les 113 délégués présents, soit un soutien de 88,5 % des suffrages. Il se montre un critique virulent du ministre-président social-démocrate Dietmar Woidke ainsi que de la coalition fédérale entre sociaux-démocrates, écologistes et libéraux, dénonçant la sortie du nucléaire ainsi que les débats sur l'abandon du charbon tout en revendiquant une hausse des investissements dans les énergies renouvelables. Il appelle enfin à une augmentation des effectifs des forces de police du Land[5].
Die Linke investit le Sebastian Walter (de) chef de file électoral au cours d'un congrès convoqué à Templin, avec 84 % des suffrages exprimés. Il revendique la défense de la démocratie, l'intensification des luttes sociales, et dénonce le soutien apporté par le gouvernement régional à l'installation des entreprises d'Elon Musk ainsi que les inégalités de revenus. À la tribune, le dirigeant historique du parti Gregor Gysi critique la création de l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), notamment le fait qu'elle ait été rejointe par dix députés fédéraux qui n'ont pas démissionné de leur mandat[6].
L'Alliance 90/Les Verts (Grünen) désigne, à l'occasion d'un congrès organisé à Cottbus le , un binôme de candidats, constitué de la secrétaire d'État du ministère des Affaires sociales Antje Töpfer (de) et du président du groupe parlementaire au Landtag Benjamin Raschke. Töpfer obtient la première place sur la liste régionale avec le soutien de 91,1 % des délégués tandis que Raschke est placé en deuxième position avec 92,9 % des voix[7].
Le , l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) investit son président du groupe parlementaire au Landtag Hans-Christoph Berndt comme chef de file au cours d'un congrès à Jüterbog. Il recueille 408 voix pour, 48 voix contre et 15 abstentions parmi les délégués présents, soit un soutien de l'ordre de 87 %. Classé par le renseignement intérieur comme « extrémiste de droite avéré », Berndt qualifie lors de son discours ce service de « néo-Stasi » et décrit le ministre-président Dietmar Woidke comme un « parti d'État personnifié »[8].
Le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) désigne le le ministre-président sortant Dietmar Woidke comme chef de file électoral. Recevant 122 voix favorables parmi les délégués du congrès, il engrange un soutien de 97 %, ce qui constitue un record pour un chef de l'exécutif sortant. Il fait bien mieux qu'en 2019, où il avait été appuyé par 82,5 % des votants. S'engageant à défendre la démocratie et dénonçant le racisme et la xénophobie, il présente un programme basé sur des incitations à la hausse du salaire minimum, le développement de l'emploi industriel, l'encadrement des loyers, la hausse des effectifs de police, le financement de la santé publique et la petite enfance[9].
Principaux partis
Sondages

| Institut | Date | CDU | SPD | Verts | FDP | Linke | AfD | BVB/FW (de) | BSW |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Forschungsgruppe Wahlen | 19/09/2024 | 14 % | 27 % | 4,5 % | – | 4 % | 28 % | 3,5 % | 13 % |
| INSA | 17/09/2024 | 16 % | 25 % | 4 % | 2 % | 3 % | 28 % | 4 % | 14 % |
| Forschungsgruppe Wahlen | 13/09/2024 | 15 % | 26 % | 5 % | – | 3 % | 29 % | 3 % | 14 % |
| Infratest dimap | 12/09/2024 | 16 % | 26 % | 4,5 % | – | 4 % | 27 % | 4,5 % | 13 % |
| Infratest dimap | 05/09/2024 | 18 % | 23 % | 5 % | – | 4 % | 27 % | 3 % | 15 % |
| INSA | 06/08/2024 | 19 % | 20 % | 5 % | 2 % | 5 % | 24 % | 4 % | 17 % |
| INSA | 16/07/2024 | 18 % | 19 % | 7 % | 3 % | 5 % | 24 % | 4 % | 17 % |
| Infratest dimap | 11/07/2024 | 19 % | 19 % | 7 % | 3 % | 4 % | 23 % | 3 % | 16 % |
| INSA | 24/05/2024 | 19 % | 19 % | 7 % | 3 % | 6 % | 25 % | 5 % | 13 % |
| Infratest dimap | 10/04/2024 | 18 % | 22 % | 8 % | - | 6 % | 26 % | 3 % | 10 % |
| INSA | 03/04/2024 | 19 % | 19 % | 8 % | 3 % | 7 % | 25 % | 3 % | 12 % |
| INSA | 17/01/2024 | 18 % | 17 % | 8 % | 3 % | 6 % | 28 % | 4 % | 13 % |
| Forsa | 11/01/2024 | 16 % | 22 % | 7 % | 3 % | 6 % | 32 % | 5 % | 4 % |
| INSA | 29/11/2023 | 18 % | 20 % | 8 % | 3 % | 6 % | 27 % | 3 % | 11 % |
| Infratest dimap | 13/09/2023 | 18 % | 20 % | 8 % | 4 % | 8 % | 32 % | 6 % | |
| INSA | 04/07/2023 | 18 % | 21 % | 9 % | 3 % | 10 % | 28 % | 5 % | |
| IFM | 09/06/2023 | 17 % | 24 % | 10 % | 4 % | 12 % | 24 % | 8 % | |
| Infratest dimap | 26/04/2023 | 23 % | 22 % | 9 % | 5 % | 7 % | 23 % | 5 % | |
| INSA | 05/04/2023 | 19 % | 21 % | 10 % | 4 % | 10 % | 25 % | 5 % | |
| pmg – policy matters | 28/12/2022 | 17 % | 27 % | 7 % | 6 % | 9 % | 23 % | 5 % | |
| INSA | 11/10/2022 | 17 % | 22 % | 11 % | 4 % | 10 % | 25 % | 5 % | |
| Infratest dimap | 28/09/2022 | 18 % | 24 % | 11 % | 4 % | 9 % | 24 % | 4 % | |
| Infratest dimap | 27/04/2022 | 18 % | 30 % | 10 % | 6 % | 7 % | 19 % | 4 % | |
| Forsa | 20/12/2021 | 14 % | 28 % | 11 % | 6 % | 11 % | 17 % | 8 % | |
| Infratest dimap | 01/09/2021 | 13 % | 34 % | 8 % | 7 % | 9 % | 17 % | 7 % | |
| Infratest dimap | 18/05/2021 | 16 % | 23 % | 16 % | 7 % | 11 % | 18 % | 4 % | |
| Forsa | 20/12/2020 | 20 % | 23 % | 15 % | 4 % | 12 % | 16 % | 6 % | |
| Infratest dimap | 19/11/2020 | 20 % | 26 % | 12 % | 5 % | 11 % | 19 % | 3 % | |
| INSA | 08/10/2020 | 17 % | 21 % | 16 % | 4 % | 13 % | 20 % | 5 % | |
| Élections | 01/09/2019 | 15,6 % | 26,2 % | 10,8 % | 4,1 % | 10,7 % | 23,5 % | 5,1 % | |