Cabinet Woidke IV

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Cabinet Woidke IV
(de) Kabinett Woidke IV

Land de Brandebourg

Description de cette image, également commentée ci-après
Le ministre-président Dietmar Woidke.
Ministre-président Dietmar Woidke
Élection 22 septembre 2024
Législature 8e
Formation
Durée 1 an, 3 mois et 11 jours
Composition initiale
Coalition SPD-BSW (2024-01/2026)
SPD-CDU (à partir de 03/2026)
Parti politique SPD (01-03/2026)
Ministres 10
Femmes 5
Hommes 5
Représentation
Landtag
46  /  88
Landtag (01/2026)
34  /  88
Landtag (03/2026)
46  /  88
Drapeau de Brandebourg

Le cabinet Woidke IV (en allemand : Kabinett Woidke IV) est le gouvernement du Land de Brandebourg depuis le , sous la 8e législature du Landtag.

Il est dirigé par le social-démocrate Dietmar Woidke et formé après les élections régionales du 22 septembre 2024. Il se compose de dix ministres, dont un porte le titre de vice-ministre-président.

Il est initialement constitué d'une coalition « rouge-violette » entre le Parti social-démocrate et l'Alliance Sahra Wagenknecht. La coalition est rompue en et remplacée, deux mois plus tard, par une coalition « rouge-noire » entre les sociaux-démocrates et l'Union chrétienne-démocrate.

Il succède au cabinet Woidke III.

Négociations et formations

Ce gouvernement est dirigé par le ministre-président social-démocrate sortant Dietmar Woidke. Il est constitué d'une coalition « rouge-violette » entre le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) et l'l'Alliance Sahra Wagenknecht - Pour la raison et la justice (BSW). Ensemble, ils disposent de 46 députés sur 88, soit 52,3 % des sièges du Landtag.

Il est formé à la suite des élections régionales du 22 septembre 2024.

Il succède donc au troisième gouvernement Woidke, constitué d'une coalition « kényane » entre le Parti social-démocrate, l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) et l'Alliance 90/Les Verts (Grünen).

Lors des élections régionales, le Parti social-démocrate arrive en tête, devançant l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), mais le mauvais résultat de l'Union chrétienne-démocrate et l'échec des Verts à conserver leur représentation parlementaire rendent impossible la reconduction de la coalition « kényane »[1].

Dès le lendemain du scrutin, Dietmar Woidke annonce son intention d'engager des discussions exploratoires avec l'Alliance Sahra Wagenknecht et l'Union chrétienne-démocrate, mais la CDU exprime son refus, arguant que les résultats ne lui ont pas donné de mandat pour gouverner, contrairement au SPD et à la BSW[2]. Les entretiens préliminaires entre les sociaux-démocrates et la gauche populiste démarrent début [3] et se concluent positivement, ce qui permet aux deux partis d'ouvrir des négociations de coalition le [4]. L'accord de coalition est présenté le [5] puis ratifié le par le SPD et la BSW[6].

Lors du vote d'investiture organisé le au Landtag, Dietmar Woidke échoue au premier tour de scrutin, par 43 voix pour, 40 voix contre, 2 abstentions et 2 nuls, alors que la majorité absolue des députés, soit 45 voix, était requise et que sa coalition rassemble 46 députés. Lors du second tour, organisé dans la foulée, il est effectivement réélu ministre-président par 50 voix pour, 36 voix contre et 1 abstention, soit quatre voix de plus que le total des groupes du SPD et de la BSW[7]. Il forme son gouvernement de dix ministres, dont la liste avait été dévoilée quelques jours auparavant[8], dans la foulée, la ministre de l'Agriculture Hanka Mittelstädt devant toutefois céder préalablement son entreprise du secteur agricole avant d'entrer en fonction[9].

Rupture de la coalition SPD-BSW

Le , trois députés de l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), dont le vice-ministre-président Robert Crumbach (de), se retirent du groupe parlementaire, dans lequel ils étaient isolés en raison de leur opposition vis-à-vis des lignes directrices émises par la direction fédérale. Ce départ prive la coalition de sa majorité parlementaire[10]. En réaction, le ministre-président Dietmar Woidke annonce la rupture de l'entente au pouvoir et confirme son intention de continuer à gouverner[11]. Le , les ministres Britta Müller (de) et Detlef Tabbert (de) renoncent à militer au sein de la BSW et conservent leur place au Conseil des ministres[12]. Robert Crumbach et la députée Jouleen Gruhn (de) rejoignent ensuite le groupe parlementaire du Parti social-démocrate[13].

Coalition SPD-CDU et remaniement

Le Parti social-démocrate et l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) entament dix jours plus tard des discussions en vue de former une coalition « rouge-noire »[14]. Le , ils indiquent être parvenus à une entente qui prévoit peu de nouvelles dépenses en raison d'un déficit public de l'ordre de 3 milliards  sur un budget total de 17 milliards [15]. Le pacte est ratifié dix jours plus tard par un congrès du SPD à 96 % des voix[16] et lors d'un référendum interne à la CDU avec 83 % des suffrages exprimés[17].

Un remaniement ministériel orchestré le verra ainsi l'entrée de trois chrétiens-démocrates au gouvernement : le président régional de la CDU Jan Redmann (de), comme vice-ministre-président et ministre de l'Intérieur, la secrétaire d'État au Numérique de Berlin Martina Klement (de), membre de la CSU, comme ministre de l'Économie, et le secrétaire général régional de la CDU Gordon Hoffmann (de), comme ministre de l'Éducation. C'est la première fois depuis la réinstallation du Land que ce portefeuille échoit à l'Union chrétienne-démocrate[18]. En conséquence, les postes seront également redistribués parmi les ministres sociaux-démocrates, puisque le ministre des Finances Robert Crumbach, proposé à l'époque par la BSW et désormais membre du SPD, deviendra ministre des Infrastructures et de l'Aménagement du territoire, le ministre de l'Intérieur René Wilke (de) prendra la tête d'une grand ministère du Travail, des Affaires sociales et de la Santé, et le ministre de l'Économie Daniel Keller (de) occupera le ministère des Finances[19].

Composition

Notes et références

Voir aussi

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