Il exerce la profession de chirurgien et médecin à Sancerre jusqu'en 1789. Au début de la Révolution française, il est nommé officier municipal dans cette même ville.
Le , il est élu par le département du Cher à la Convention nationale, le sixième et dernier, par 185 voix sur 320 votants.
De tempérament modéré, Dugenne siège parmi les Modérés de l'Assemblée, sur les bancs de la Plaine où il retrouve certains de ses collègues du Cher comme Pierre Allasœur. Au procès de Louis XVI, il vote pour l'appel au peuple, la réclusion de souverain déchu, et le sursis pour l'exécution. Toujours en 1793, il se prononce pour la mise en accusation de Jean-Paul Marat et pour la Commission des Douze.
Le 9 Thermidor, Dugenne essuie le sang et panse la plaie de Robespierre blessé[1].
Dans une lettre envoyée à ses concitoyens de Sancerre, il rapporte qu'il a manqué de peu d'être massacré lors de l'Insurrection du 1er prairial an III () par des sans-culottes révoltés du faubourg Saint-Antoine. Il retourne à Sancerre après la séparation de la Convention. En 1805, il est à nouveau nommé au conseil municipal de cette ville.