Élie (évêque de Tibériade)
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| Évêque catholique Diocèse de Tibériade | |
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| depuis | |
| Chancelier du royaume de Jérusalem | |
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| Activité |
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Élie est un clerc d'origine française qui fut chancelier du royaume de Jérusalem de 1136 jusqu'en 1143 puis évêque de Tibériade de 1144 jusqu'à sa mort.
Élie entra à la chancellerie du royaume de Jérusalem après l'accession de Foulques V d'Anjou au trône en 1131, aussi il est possible qu'il soit originaire d'Anjou. Élie exerça d'abord la fonction de notaire auprès d'un chancelier nommé Francon, qui n'était toutefois que nominalement à la tête de la chancellerie, car Élie rédigea toutes les chartes du roi Foulques, même si c'était Francon qui les signait. En 1136, Élie fut promu chancelier[1]. Sa nomination à cette fonction suggère qu'il était un proche du roi[2]. Aux côtés d'autres conseillers du roi comme Guy Ier Brisebarre, seigneur de Beyrouth, et Guillaume de Messines, patriarche latin de Jérusalem, Élie assista au concile d'Antioche de 1140, qui vit la déposition du patriarche latin d'Antioche, Raoul de Domfront[3].
Le roi Foulques mourut en 1143 et sa veuve, la reine Mélisende, prit le pouvoir[4]. Mélisende remplaça rapidement les hommes de son mari dans les fonctions du royaume par les siens[5]. En 1144, Élie fut nommé évêque de Tibériade[6], dont il fut le premier évêque latin. Le siège était à l'origine orthodoxe oriental et était suffragant de l'archevêque de Nazareth[6]. Cette accession à l'épiscopat pourrait être une manœuvre orchestrée par la reine afin de le destituer d'une fonction qu'elle comptait confier à un homme qui lui était fidèle. La chancellerie du royaume avait, depuis sa création, été une étape d'ascension ecclésiastique, et Élie n'aurait pu refuser cette promotion[5].
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Elias (bishop of Tiberias) » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Mayer 1989, p. 20.
- ↑ Mayer 1972, p. 116.
- ↑ Mayer 1990, p. 864.
- ↑ Mayer 1972, p. 113.
- 1 2 Mayer 1972, p. 116-117.
- 1 2 Hamilton 1980, p. 72.
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Emmanuel Guillaume-Rey, Les familles d'outre-mer de du Cange, Paris, Imprimerie impériale, , 998 p. (lire en ligne).
- (en) Bernard Hamilton, The Latin Church in the Crusader States : The Secular Church, Routledge, (ISBN 9780860780724).
- (en) Hans Eberhard Mayer, « Studies in the History of Queen Melisende of Jerusalem », Dumbarton Oaks Papers, Dumbarton Oaks, no 26, , p. 93–182.
- (en) Hans Eberhard Mayer, « Angevins versus Normans : The New Men of King Fulk of Jerusalem », Proceedings of the American Philosophical Society, American Philosophical Society, no 133, , p. 1–25.
- (en) Hans Eberhard Mayer, « The Wheel of Fortune : Seignorial Vicissitudes under Kings Fulk and Baldwin III of Jerusalem », Speculum, University of Chicago Press, no 65, , p. 860–877.