Émeutes du pain
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10 jours
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- 10 jours |
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| Revendications | Annulation de l'augmentation des prix du pain et des produits céréaliers |
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| Morts | 70-143 |
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| Arrestations | env. 1 000 |
Les « émeutes du pain » (arabe : أحداث الخبز) sont des protestations de rue qui interviennent entre le et le en Tunisie.

À la fin de , à la suite d'une demande du Fonds monétaire international de stabiliser l’économie nationale[1], le gouvernement annonce l’augmentation des prix du pain et des produits céréaliers comme la semoule. Les premières réactions fusent du sud : Douz, Kébili, El Hamma, Gabès puis Kasserine se révoltent. Tunis et sa banlieue s’embrasent le et les émeutes se poursuivent pendant trois jours malgré la proclamation de l’état d'urgence et le couvre-feu décrétés dès le . Le , le président Habib Bourguiba convoque la télévision et indique : « Toutes les augmentations sont annulées. Que Dieu bénisse le peuple tunisien »[2].
Officiellement, les incidents font 70 morts[3]. Jeune Afrique du avance, d’après son décompte effectué dans les hôpitaux, le chiffre de 143 morts et d’un millier d’arrestations[3]. Paul Balta écrit dans Le Monde du : « Les habitants des ceintures rouges de Tunis et des grandes villes, souvent au-dessous du seuil de la pauvreté, qui rejoignent dans leur révolte les populations déshéritées du bled, ont manifesté leur colère plus violemment et en plus grand nombre que le 26 janvier 1978 »[3].