Émile Allard commence sa carrière comme ingénieur chez Cockerill, une entreprise métallurgique. En 1909, il démissionne pour travailler avec Gabriel Voisin en France sur la nouvelle aventure qu'est l'aviation. De retour en Belgique," l'Aéro-Club de Belgique lui délivra le brevet de pilote et Allard fut ainsi le premier détenteur du brevet belge de pilote civil. Il y eut quelques controverses à ce sujet mais une lettre du secrétaire général de l'Aéro-Club royal de Belgique, en date du 28 juin 1949, l'atteste. Emile Allard est le premier au tableau des six premiers brevets de pilote de tourisme délivrés en Belgique. Le second est le baron P. de Caters" [1]. Il participe à la Semaine d'aviation de Touraine. En septembre 1910, avec Léon de Brouckère, il construit l'un des premiers avions belges. Après avoir travaillé un temps à Kinshasa (alors Léopoldville), il rentre en Belgique et séjourne à Liège jusqu'en 1916. En 1916, il rejoint l'armée belge. Après la Première Guerre mondiale, il revient à Liège. En 1919, pour le compte du CENAC et du SNETA, il mène des recherches sur les possibilités de l'aviation au Congo belge. En 1923, il mène des recherches sur une liaison aérienne entre la Belgique et le Congo. Il obtient une chaire à l'Université libre de Bruxelles, où il forme de nombreux ingénieurs aéronautiques.
En 1920, il est nommé directeur du service technique de l'aviation et est chargé de la création de l'Institut de recherches aérodynamiques à St. Genesius Rode. Cet institut a permis à de grands noms de l'histoire de l'aviation belge de réaliser leurs conceptions, comme Alfred Renard et Nicolas Florine. Après la Seconde Guerre mondiale, il participe également à la modernisation de l'aviation.