Crespin (Nord)
commune française du département du Nord
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Crespin [kʁepɛ̃] est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Hauts-de-France.
| Crespin | |||||
Vue de Crespin. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Valenciennes | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Golinval 2021-2026 |
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| Code postal | 59154 | ||||
| Code commune | 59160 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Crespinois | ||||
| Population municipale |
4 532 hab. (2023 |
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| Densité | 456 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
332 401 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 25′ 15″ nord, 3° 39′ 44″ est | ||||
| Altitude | Min. 16 m Max. 32 m |
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| Superficie | 9,94 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Valenciennes (partie française) (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Valenciennes (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Marly | ||||
| Législatives | Vingt et unième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.crespin.fr | ||||
| modifier |
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Adhérente à l'intercommunalité de la Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole, la petite ville de Crespin fait également partie de l'unité urbaine de Valenciennes qui est la troisième du département du Nord.
Ville frontalière avec la Belgique, c'est également par la commune de Crespin - ainsi que de celle de Quiévrechain - que la grande agglomération urbaine de Valenciennes est contiguë à la Belgique.
Géographie
Les communes limitrophes sont Hensies, Quarouble, Quiévrain, Quiévrechain, Saint-Aybert et Thivencelle.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Saint-Aybert, l'Hogneau, l'Aunelle, le Courant des Vaucelles, le Courant des Canaux[1], le Gros Charles[2], le Marais[3], le ruisseau du Séminaire[4] et divers autres petits cours d'eau[5],[Carte 1].
L'Hogneau, d'une longueur de 38 km, prend sa source dans la commune de La Longueville et se jette dans le canal de Mons à Thivencelle, après avoir traversé neuf communes en France et une partie en Belgique[6]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Hogneau sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 1,87 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 48,8 m3/s, atteint le même jour[7].
L'Aunelle, d'une longueur de 27 km, prend sa source dans la commune de Locquignol et se jette dans l'Hogneau à la frontière franco-belge en face de Quiévrain et Hensies[8].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[9].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 745 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 12 km à vol d'oiseau[16], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 3].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 4],[19]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[20].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[20].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[20].
Urbanisme
Typologie
Au , Crespin est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française)[Note 5], une agglomération internationale regroupant 56 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[22],[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[23]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[24],[25].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (54,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (23,7 %), prairies (22,6 %), forêts (21,2 %), zones urbanisées (13,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,7 %)[26]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Voies de communications et transports
La commune est desservie par les lignes de bus du réseau urbain Transvilles.
Toponymie
Crispinium. Vicus Crispinus, Balderic. Crispin[27].
Histoire
Au lendemain de l'époque gallo-romaine, les environs de Crespin furent habités par une population relativement importante imprégnée des traditions des Nerviens, mêlées au culte des dieux de Rome et des croyances des Francs. Une voie de communication allant de Hensies à Famars traversait la forêt d'Amblise.
En 642, après avoir fondé les abbayes de Lobbes, d'Aulne puis celle de Wallers en Thiérache, saint Landelin aidé de deux disciples (Adelin et Domitien) arrive dans la forêt d'Amblise pour évangéliser la population vivant dans ces lieux.
En 648, les premières huttes en bois furent construites. Saint Landelin ficha son bourdon en terre et fit jaillir une source, l'eau en grande abondance faisait des ondes crespelues, ce lieu fut appelé Crespin (ce lieu est aujourd'hui encore visible, la fontaine Saint-Landelin se trouve dans le Bois du Compose) ?[évasif]
Saint Landelin considérant le lieu trop marécageux, l'abandonna et remonta d'un mille environ dans la forêt et bâtit une église dédiée à saint Pierre. Cette abbaye fut appelée monastère Saint-Landelin au retour des Bénédictins.
L'abbaye est construite à l'endroit où le Quinquerniau (ruisseau alimenté par la fontaine Saint-Landelin) se jette dans la rivière l'Honniau. Landelin meurt le .
L'activité minière et industrielle connexe (dont sur les concessions de Crespin et d'Auchy-Fléchinelle) deviennent ensuite prédominantes durant plus d'un siècle, comme dans tout le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, laissant avec l'après-mine un patrimoine culturel particulier, mais aussi des séquelles visibles (silicose au XXe siècle, puis friches industrielles, pollutions...) ou plus souterraines, avec des risques d'affaissements miniers ou de mouvements de sols liés à la remontée de la nappe[28].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Crespin est membre de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole[29], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Valenciennes. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[30].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Valenciennes, au département du Nord, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Hauts-de-France[29].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Marly pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[29], et de la vingt et unième circonscription du Nord pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[31].
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Maire en 1802-1803 : Dom. Juliers[32].
Maire en 1807-1808 : Jollion[33],[34].
Maire en 1881 : Tassin[35].
Équipements et services publics
Justice, sécurité, secours et défense
Crespin relève du tribunal judiciaire de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37].
En 2023, la commune comptait 4 532 habitants[Note 8], en stagnation par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 41,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,2 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 2 180 hommes pour 2 334 femmes, soit un taux de 51,71 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021[Note 9], la commune compte 1 767 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 4 393 personnes[Insee 1].
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
- le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 18 560 €, inférieur à celui du département (21 340 €) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
- le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 24 %, supérieur à celui du département (19,5 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
- la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 37 %, inférieur à celui du département (47,7 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].
Entreprises et commerces
Crespin est une ville industrielle au cœur du pôle européen ferroviaire "i-Trans", avec le site de production de la division Bombardier Transport, du groupe canadien Bombardier (filiale d'Alstom depuis 2021), qui emploie plus de 2 000 personnes, où sont notamment construits les AGC. Ce site fut fondé en 1882 sous la dénomination ANF Ateliers de construction du Nord de la France.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Les vestiges de l'ancienne abbaye de Crespin dans la rue du Moulin.
- La fontaine Saint-Landelin dans le bois du Compose (Compost).
- L'église Saint-Martin.
- La Chapelle Saint Roch.
- L'ancienne mairie.
- L'ancienne mairie
- L'église Saint-Martin
Personnalités liées à la commune
- Émile-Victor Blavier (1821-1887), sculpteur du XIXe siècle, né à Crespin.
- Émile Allard (1883-1950), ingénieur belge, né à Crespin.
- Bettina Antoni (1969-), née Krystina Ferentz, ex-coco-girl y a vécu adolescente.
Héraldique
Les armes de Crespin se blasonnent ainsi : « D'azur fretté d'argent ». |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie
- Crespin sur le site de l'Institut géographique national
- Crespin télévision
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Ressources relatives à la géographie :

