Émile Bertaux (historien)
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| Rédacteur en chef Gazette des beaux-arts | |
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| Directeur de musée Musée Jacquemart-André | |
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| Membre de l'École française de Rome | |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 47 ans) Paris |
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| Nom de naissance |
Emile Auguste Joseph Bertaux |
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| Archives conservées par |
Archives départementales des Yvelines (166J, Ms 844-848, 5s, -)[1] |
Émile Bertaux (né le , Fontenay-sous-Bois et mort le à Paris et inhumé à Villecresnes), est un historien de l’art français.
Fils d'un négociant parisien originaire du Nord-Pas-de-Calais, il fait ses études à Notre-Dame de Sainte-Croix puis au lycée Condorcet à Paris. Agrégé de lettres de l'ENS en 1891, il devient membre de l’École française de Rome en 1893, commence ses études sur l’histoire artistique du Sud de l’Italie et publie ses premiers articles et contributions. Il débute la rédaction de L’Art dans l’Italie méridionale. De retour à Paris en 1897, il est maître surveillant à l’École normale supérieure et professeur suppléant en rhétorique au lycée Louis-le-Grand. Maître de conférences en histoire de l’art moderne à la faculté de lettres de l’université de Lyon en 1902, il soutient sa thèse de doctorat à la Sorbonne en 1903 intitulée L’Art dans l’Italie méridionale. De la fin de l’Empire romain à la conquête de Charles d’Anjou, publiée la même année. Il est professeur d’histoire de l’art à l’université de Lyon en 1904 et directeur d’étude de la section d’histoire de l’art à l’Institut français de Florence (1909), puis le premier directeur du musée Jacquemart-André à partir de 1912. Rédacteur en chef de la Gazette des Beaux-Arts (1913) en parallèle, il remplace Émile Mâle à la Sorbonne en tant que chargé de cours d’histoire de l’art chrétien au Moyen Âge. Erudit hispanique, il se consacre pleinement à l'étude de l'histoire de l'art et s'intéresse principalement à l'art hispanique médiéval, soulignant son importance dans la revue de L'Art. Il est également l'auteur des volumes correspondant à la peinture espagnole de la fin du Moyen Âge dans l'Histoire de l'Art d'André Michel. Il a formé entre autres historiens Julien Cain.
Capitaine-interprète à la 64e division d’infanterie dans le corps d’Aérostation durant la Première Guerre mondiale, Emile Bertaux participe aux batailles de Lorraine et de Champagne puis est appelé à la tête du service des renseignements de la Direction de l'Aéronautique et se fait aviateur[2],[3].Le capitaine Bertaux effectue ainsi des missions aériennes, notamment sur le front italien à Gorizia où il retrouve Gabriele D'Annunzio. Il décède à Paris (16e) le [4] à 47 ans d'une maladie contractée lors d'une mission dans la Somme. Son nom est inscrit au Panthéon sur le mur à la mémoire des écrivains morts pour la France.
Il a reçu la Grande Médaille de la Société française d’architecture en 1898 et le prix Charles Blanc en 1906. L'Académie des inscriptions et belles-lettres lui rend hommage en lui décernant de façon posthume le Prix Jean-Reynaud en 1920, pour l'ensemble de son œuvre. Il était le gendre de l'historien d'art Gustave Larroumet.
