Émile Betsellère

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Émile Betsellère
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signature d'Émile Betsellère
Signature.
Vue de la sépulture.

Émile Betsellère, né dans l'ancienne commune de Saint-Esprit intégrée depuis à Bayonne, le et mort dans sa ville natale le , est un peintre français.

Émile Pierre Betsellère naît le du mariage de Pierre Édouard Betsellère, artisan ébéniste à Saint-Esprit, et de Marie Anne Caroline Lapeyre[1]. Il est l'aîné d'une famille de sept enfants[2].

À partir de 1857, il suit les cours de Blanche Feillet-Hennebutte à l'École communale de dessin et de peinture de Bayonne, située alors aux Allées Boufflers (Maison Lebas). Quelques années plus tard, la municipalité de Bayonne décide de l'envoyer à l'École impériale des beaux-arts de Paris et lui octroie une bourse de 800 puis de 1 200 francs[2].

Classé deuxième au concours des Places[3], il est admis aux Beaux-Arts de Paris le [4], dans l'atelier de peinture d'Alexandre Cabanel après avoir sollicité son admission à titre gratuit[5].

Émile Betsellère tombe gravement malade à la suite des privations durant le siège de Paris en 1870 et meurt, le , à l'âge de 33 ans[6]. Il est inhumé au cimetière Saint-Étienne de Bayonne.

Œuvres

Mort prématurément à 33 ans, ce peintre, qui connut une rapide notoriété, n'eut le temps de livrer que peu d'œuvres dont la plupart furent exposées aux différents Salons de 1872 à 1880.

Dès 1872, il expose au Salon au palais des Champs-Élysées à Paris, puis en 1877 à Suffolk Street à Londres. Au Salon de 1878, il expose Jésus calmant la tempête sur le lac de Génésareth. Il obtient un prix au Salon de 1883[7],[a]. L'œuvre se trouve au Musée d'art et d'archéologie d'Aurillac[8] mais ne peut être observée par les visiteurs car, pour sa conservation, elle est rangée, enroulée, dans les réserves.

Son célèbre tableau L'Oublié[9] (1872), exposé au musée Bonnat-Helleu, représente un jeune soldat mortellement blessé durant la guerre franco-allemande de 1870 contre la Prusse et laissé à l'abandon sur un champ de bataille désert. Il est tiré d'une histoire vraie, celle de Théodore Larran qui servit de modèle au tableau, un jeune séminariste de Bayonne, conscrit a la date du conflit. Gravement blessé au cœur durant le combat, il est oublié sur le champ de bataille par les ambulances (que l'on devine au loin), et c'est une infirmière de la Croix-Rouge, Marie-Thérèse Jacquet, qui lui sauve la vie. Ils se marièrent en 1874 et de leur union naquirent quatre enfants. Bien que la bataille de Saint-Privat ait eu lieu le , le peintre a choisi ici de transposer cette anecdote dans un cadre hivernal, sans doute pour ajouter au rendu dramatique de la scène. Acquis par l'État au Salon de 1873, d'abord exposé au musée Bonnat dans le cadre d'un dépôt, il est transféré à la ville de Bayonne, le . Le tableau est présenté au musée du Louvre-Lens lors de l'exposition Les désastres de la guerre 1800-2014 ; Jean-Claude Bonnier, professeur agrégé d'histoire, y commente le tableau[10].

En avant, huile sur toile exposée au salon de 1875, se trouve depuis 1876 au musée national des Beaux-Arts d'Alger.

Au salon de 1880, il expose un de ses derniers grands tableaux d'histoire (huile sur toile 1,33 × 1,955 m), La Trahison du général Dumouriez, représentant le général Dumouriez face à des soldats révolutionnaires menaçants, de part et d'autre d'une grande table, longtemps propriété des collections royales du roi de Suède, Gustave VI Adolphe, actuellement dans une importante collection privée, et un Portrait d'homme.

Selon certaines sources, il aurait peint aussi Basques luttant, une huile sur toile de 1,308 × 0,97 m ainsi que le portrait d'un Mendiant d'après Achille Zo.

Le Bénézit référence la vente Borniche de Jeune fille travaillant[7].

Galerie

Hommages

Pour approfondir

Notes et références

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