Émile Reliquet

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Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Émile Reliquet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Émile-Sixte-Adrien ReliquetVoir et modifier les données sur Wikidata
Émile Reliquet
Fonction
Président
Société de médecine de Paris
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Émile Reliquet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Émile-Sixte-Adrien ReliquetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Autres informations
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Maître
Distinction
Œuvres principales
signature d'Émile Reliquet
Signature de Reliquet dans son dossier de Légion d’honneur.
Sépulture de Reliquet au Père-Lachaise.

Émile-Sixte-Adrien Reliquet, né le à Machecoul et mort le à Paris[1], est un médecin et chirurgien français.

Émile Reliquet est le fils d'Auguste Philippe Reliquet, notaire à Machecoul puis à Nantes, et de Cécile Catherine Dromery.

Après ses études au lycée de Nantes, Reliquet a commencé à l’université de Nantes des études médicales qu’il est venu continuer à Paris, en . Interne des hôpitaux de Paris, de 1861 à 1864, il a soutenu sa thèse pour le doctorat en .

Docteur en médecine et chirurgien renommé, élève du docteur Jules Maisonneuve, il a fait, pendant dix-huit ans, des cours libres à l’École pratique de la faculté de médecine de Paris, sur les affections des organes génitaux urinaires, et il est l’inventeur d’un instrument, appelé brise-pierre (qui reçoit un encouragement de la part du comité du prix Barbier, assorti de 1 000 francs, en 1882[2]), et d’un appareil employés généralement aujourd’hui pour la lithotritie et constituant un véritable progrès pour cette opération. Il s’est particulièrement adonné aux maladies de la vessie et des voies urinaires, et il a écrit sur ces matières un grand nombre de précieuses brochures. Il a été lauréat de l’Institut, en 1878, pour ses leçons publiées de 1878 à 1885[3],[4]. Ses études sur la pathologie des affections afférant au système rénal et à ses annexes, faisaient autorité dans les congrès scientifiques, et même dans les cliniques étrangères qu’il se plaisait parfois à visiter[5].

Savant distingué, doué des qualités indéniables du professeur, observateur sagace, clinicien prudent et avisé, innovateur toujours, le docteur Reliquet a exercé sur l’étude de la pathologie des affections afférentes au système rénal et à ses annexes une influence considérable. Dans le domaine de ces études, il est peu de sujets qu’il n’ait laborieusement explorés. Doué une intelligence remarquable, d’une grande largeur de vue en toutes choses, il discutait et disséquait avec une indépendance jalouse et une rare sureté de jugement toutes les idées nouvelles dans ce qu’elles avaient de pratique. Il aimait à se rendre tous les mardis à la salle des Pas Perdus de l’Académie de médecine, pour serrer la main à ses amis. Sa voix faisait autorité dans toutes les enceintes comme dans celles des congrès des savants ou celles des cliniques étrangères qu’il se plaisait quelquefois à visiter[6].

Son œuvre vaste et spéciale recouvre ses travaux sur la pathologie du rein et les affections de la vessie, qui ont marqué une étape dans la science[6]. En urologie, on lui doit notamment la « compression digitale de Reliquet et Guépin[7] ». Son immense savoir, son grand talent d’auteur, de clinicien habile et d’opérateur incomparable, aurait pu lui ouvrir les sociétés savantes, mais les instances réitérées de ses amis n’ont pu vaincre son esprit d’indépendance. Il appartenait néanmoins à la Société de médecine de Paris depuis 1872 et l’a même présidée en 1883. Son abord était brusque, ses dehors rudes, mais sous son apparente rudesse, il cachait un cœur excellent, tout dévoué à ses amis, toujours prêt à leur rendre service et une âme foncièrement honnête et loyale[8].

Il a succombé brusquement aux atteintes d’une affection cardiaque dont il souffrait depuis quelque temps[6]. Chevalier de la Légion d’honneur depuis le , pour avoir exercé les fonctions de médecin en chef de la garde nationale pendant le siège de la guerre de 1870[5], il a été élevé au grade d’officier, le [9], à la suite de remarquables travaux sur les affections du rein et de la vessie[5].

Publications

Notes et références

Liens externes

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