Émile Régnier

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Émile Régnier
Émile Régnier.
Biographie
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Nationalité
Activité
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Grade militaire
Conflit
Distinction

Émile Régnier, né le à Plémy et mort le à Bergerac, est un aviateur français. As de l’aviation en 1914-1918, il est devenu industriel constructeur de moteurs dans l'entre-deux-guerres.

Origine

Émile Julien Mathurin Régnier est né le à Plémy dans les Côtes-d'Armor du mariage de Julien Pierre Marie Régnier, laboureur, et de Jeanne Marie Bouteille[1],[Note 1].

Infanterie

Émile Régnier est mobilisé le au 115e régiment d'infanterie dès le suivant. Blessé dans la Marne à Perthes-lès-Hurlus, le , il rejoint le front comme mitrailleur, gagne une citation en sauvant trois de ses camarades blessés et tombe à son tour devant Verdun, en 1916, touché par trois éclats d'obus[3].

Aviation

Déclaré inapte à l'infanterie, il obtient son transfert dans l'aviation, mais non sans mal : la première demande qu'il formule lui revient avec cette mention « N’a aucune aptitude pour faire un pilote ». Il s'obstine, part enfin pour Dijon le puis le pour Étampes où il décroche son brevet de pilote le [3].

Après un entraînement sur avion Nieuport à Avord, il intègre l’escadrille N 89 à Manoncourt-en-Vermois (Meurthe-et-Moselle) comme caporal pilote. Il passe sergent le tandis que son escadrille désormais basée à Cramaille dans l'Aisne reçoit des avions Spad. Il va engranger six victoires entre le et le . Cette fois, comme le précise une nouvelle citation, il est un « pilote de chasse le tout premier ordre »[3]. Il est promu adjudant le puis adjudant-chef le .

Construction de moteurs

Après la guerre, il s’installe à Sèvres et fait le commerce du matériel aéronautique : il se lance dans l'adaptation civile de ces appareils militaires dont regorgent les surplus. À cette fin, il crée à Versailles en 1927, une entreprise de mécanique de précision[Note 2]. Il se spécialise surtout dans les moteurs, en particulier lorsqu'il acquiert en 1930 la licence des moteurs Gipsy de Havilland qui lui permet deux ans plus tard de produire le premier Gipsy Régnier 2. L'année suivante, il amorce la construction de ses propres moteurs, dont il va doter en particulier l'aviation de tourisme en plein essor, notamment les avions de la Société française de construction aéronautique (Lignel, Taupin) mais aussi Mauboussin, Guerchais-Roche ou Starck[3].

Il aborde également la compétition en 1934, le Caudron 366 Atalante équipé d'un moteur Régnier 6 Bo de 225 cv et six cylindres bat le record du monde sur 1 000 km à la vitesse de 358 km/h et se classe deuxième de la Coupe Deutsch avec 361 km/h. Toujours en 1934, la Société française de construction aéronautique absorbe les moteurs Régnier dont l'usine devra se replier à Bergerac en Dordogne au moment de l'offensive allemande de 1940. C'est dans cette ville, à la clinique Pozzi, que meurt Émile Régnier le [5]. Il repose au cimetière Montreuil à Versailles[3].

Distinctions

Pour approfondir

Notes et références

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