Plémy
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Plémy [plemi] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| Plémy | |||||
La chapelle Saint-Laurent. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Lamballe Terre et Mer | ||||
| Maire Mandat |
Michel Richard 2020-2026 |
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| Code postal | 22150 | ||||
| Code commune | 22184 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Plémytain, Plémytaine | ||||
| Population municipale |
1 578 hab. (2023 |
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| Densité | 39 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 20′ 14″ nord, 2° 40′ 56″ ouest | ||||
| Altitude | 237 m Min. 124 m Max. 256 m |
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| Superficie | 40,04 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Plaintel | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.plemy.fr | ||||
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Géographie
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Evron, le ruisseau de Bogard, le ruisseau du Drény[1] et l'Étang Prioux[2],[3],[Carte 1].
L'Évron, d'une longueur de 26 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Gouessant à Lamballe-Armor, après avoir traversé dix communes[4].
Le Bogard, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Évron en limite de Quessoy et de Lamballe-Armor, après avoir traversé quatre communes[5].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 872 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trémuson à 24 km à vol d'oiseau[12], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 757,3 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Plémy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63 %), prairies (22,9 %), zones agricoles hétérogènes (11,7 %), zones urbanisées (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %), forêts (0,5 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
La localité est attestée sous les formes Parrochia de Plemic en 1132[21], Plemic en 1225, 1233, 1274, 1306-1308 et vers 1330[21], Pleimyct et Pleimyt en 1420[21], Pleumic en 1423[22], Plemic en 1426[22], en 1478[21] et en 1516[22], Plemy en 1690[23],[21].
Le nom vient du vieux breton ploe qui signifie paroisse et de saint Maeoc[22],[21]. Erwan Vallerie classe Plémy dans la catégorie des toponymes en ple-, dérivant de l'élément breton ploue-. En Penthièvre, cette catégorie reflète un passage de la forme [plо́e'] à la forme réduite [ple] lors du passage des toponymes au français. Erwan Vallerie s'appuie notamment sur la forme Plemic attestée en 1225[24].
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[25], une prononciation du nom de la localité a été rapportée par Henri-François Buffet dans un ouvrage publié en 1954 sous la forme « Pyémy »[26],[27]. Bernard Tanguy cite également la forme Pièmi[21].
En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Plevig[22]. Celle-ci est attestée dans la production écrite de langue bretonne depuis 1995. La forme Plouevig est également attestée en 1974 et 1978[22].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 12,3 % des toponymes de la commune sont bretons[28].
Le gentilé est Plémytains et/ou Plémytens en français[29]. En breton, le nom des habitants est Plevigiz au masculin (singulier : Plevigad) et Plevigadezed au féminin (singulier : Plevigadez)[29].
Histoire
Plémy est une ancienne paroisse primitive bretonne. Son territoire est occupé depuis le Néolithique et présente des traces d'occupation gauloise et gallo-romaine. La paroisse est citée pour la première fois dans un acte daté de 1132 confirmant les possessions de Jean, évêque de Saint-Brieuc[21].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[36].
En 2023, la commune comptait 1 578 habitants[Note 3], en évolution de +0,38 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Menhirs du Drény : trois menhirs formant peut-être initialement un alignement mégalithique[39].
- Chapelle Saint-Laurent. Édifiée dès le XVe siècle, elle a entièrement été rénovée par des bénévoles du lieu-dit entre 2008 et 2010.
- Fontaine Saint-Laurent.
- Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
- Manoir de Vauclerc,
Inscrit MH (1926). - Croix de Plémy
- La chapelle Saint-Laurent.
- La fontaine Saint-Laurent.
- L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
- Manoir de Vauclerc.
- Le monument aux morts porte les noms de 139 soldats morts pour la patrie[40]: 119 durant la Première Guerre mondiale, 18 durant la Seconde Guerre mondiale, 2 durant la Guerre d'Algérie.
Personnalités liées à la commune
- Émile Régnier né le à Plémy, décédé en . D'abord mécanicien d'avion pendant la Première Guerre mondiale, il devient pilote et est crédité de six victoires aériennes. Après la guerre, il s'établit à Versailles comme constructeur de moteurs d'avions, ceux-ci remportèrent de nombreux records. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la société Régnier intégra la SNECMA.
- Jean Le Faucheur, né le à Plémy, fréquenta les Jeunesses ouvrières chrétiennes (JOC) avant de devenir militant syndical de la CFTC puis de la CFDT. Devenu permanent syndical pour ce syndicat, il joua un rôle de premier plan dans les conflits du Joint Français, de Big Dutchman (à Saint-Carreuc) et des Kaolins de Plémet. Adhérent du PSU puis du Parti socialiste, il fut adjoint au maire de Saint-Brieuc, chargé des affaires sociales entre 1977 et 1979. Il est décédé le .
- Idris Elba (1972-), acteur, scénariste, producteur et disc jockey britannico-sierra-léonais y possède une propriété[41].
Bibliographie
- Gouletquer Pierre-Louis, Le souterrain de l'âge du fer du Frèche en Plémy, Annales de Bretagne, n° 76, 1, 1969, p. 49-59
- Gillet Jean/Ruellan Jean "Plémy, Jadis et Aujourd'hui"
